A MA FRMME TANT AIMÉE
C'est à loi, cher ange, que je dédie ce livre dans lequel j'ai conservé les pensées de ma jeunesse. Si, ne l'ayant plus à mon côté, j'ai trouvé la force d'écrire, c'est que le souvenir de ton encouragement suprême guidait ma plume. « C'est une belle lâche, me disais-tu, de chercher à rendre les hommes meilleurs. »
Puisse-t-il m'inspirer, celui que tu priais avec une foi si ardente, tandis qu'étendue sur ton lit de douleurs, tes beaux yeux semblaient entrevoir les splendeurs célestes. L'impitoyable morl^ prêle à le cueillir, brisait ta tige élancée, essayant de justifier le dire
^ du poèl^ : « Les plus belles fleurs ont le pire des- tin. » — Non, le poêle a menti ! — Les plus belles fleurs n'ont pas le pire destin, car elles rapp^rochent \/ ^u Beau^ Tessence même de Dieu.
^ ^n% doute, du ciel où ta félicité nia plus de limites, tu.veflles*sur ceux qui te sont chers. S'il en esl '