‹ Analyse grammaticale raisonée de différens textes anciens égyptiensChapitre 11 sur 18 · HA · texte numérisé non relu

HA

'*' Le signe n^ i m'a paru remplacer quelquefois notrd caractère : ce signe représente Véprouvettef imbiiment dont te serraient les égyptiens pour connaître la dnrettf des pierres et d'^autret corps. Cette citcoostance pcot •errir à dctcnnUer la TéritaUe nature de Foljet que représente le caractère en question.

écriture hiératique remplacent aussi , dans certains cas , le vautour parla forme hiératique du signe précité n*" 120» ^^ V^^ parait représenter une seconde espëee de vautour. Cet oiseau recevait en égyptien le nom de nreou (le copte s^onrpE) ; cf. ma campagne de Sésostris, pagk go : d'un autre côté le vautour était, en Egypte (et les textes en offrent de nombreux exemples), l'emblème de la maternité (%^i>hrr» ^. çts Horapollon), aussi bien que de la déesse Mouthj la mère dans la première triade du Panthéon égyptien; de là la double valeur de if et de X. (i) Var. calligraphique surtout dans les cas oii notre signe exprime la consonne k. Le vautour, en union avec le fouet , est aussi un eml^lème ordinaire de la déesse Mouth.

(244) Hy "a, s. Caractère représentant un entourage quelconque : employé isolément, il sert souvent, dans les textes hiéroglyphiques, à n^^l^r tropiquement Vidée (T entourer x^O'rp. Autrefois* cette idée a été représentée par une transcription exacte de ce mot JUOYp^ dont il exprime alors l'initiale (i) (uiscript. du sarcophage du nommé Obaï^ à Turin , et alibi passim ) : les inscriptions dédicatoires des grands édifices d'Egypte offrent souvent, pour Texpression du mot en question AJtOYp , la variante n"" :s, dans laquelle notre signe est remplacé par un des homophones habituels de la consonne m. Cf. suprà au n^ 354> la var. 3 du mot honkh , creare. Les variantes 3 et 4 > qu'offrent lespap. R. G. et R. T-. au chap. lo (II* part., secl. r*), démontrent qu'on l'employait aussi pour représenter la consonne r : les variantes 5 et 6 des mêmes pap. au chap. 3 (i^., sect. x.) en sont une nouvelle preuve. Le pap. R. G. fait usage plusieurs fois du groupe n"* 7, qui m'a paru remplacer l'orthographe n"* 8 du mot tes, dont font mage d'autres exemplaires du Rituel, et qu'il emploie lui-même dans d'autres endroits. Cette dernière variante fait croire que notre signe pouvait avoir une troisième valeur phonétique s, en rapport avec le copte CiUtOYp qui signifie entourer^ de même que JuiOYp.

(245) M, R, s. Garactère employé comme homophone du précédent dans les exemples suivans. (i et 2.) Var. des pap. R. G. et T. L chap. 27 (ir part., sect. i.) : cf. aussi les variantes 5 et 4 des pap. R. G. et T. I. au chap. i5 (IPpart., sect. i.). M. Sait, dans son alphabet, à la

(64) planche I de son Essai etc., donne ce caractère comme homophone de la consonne r.

(246) A. Caractère représentant une léte, vue de pro61 : il^ertdan» les textes à exprimer Tinitiale du mot ape (i) (en copte idem) téie, idée dont il est en même tems le signe figuratif. Ghampollioii a iildi* que ce groupe (extrait du Msst, hiéroglyphique puhlié par Denon), comme étant Texpression hiéroglyphique du nombre ordinal y le pre^ mier, la première; il regardait le p qui accompagne limage de la iéte comme étant Tarticle masculin ix qui précède aussi dans quelques cas le mot z>T\Z , tête, lorsque dans la langue copte il prend la signification àe premier^ chef^ dux^ etc. Le caractère, une téte^ était pour lui, dans ce cas, une expression tout^à^fait tropique ovl figurative. Mais il est facile de reconnaître Tinexactitude de l'assertion du hiérogrammate français , lorsqu'on observe que les difi'érens exemplaires du Rituel funéraire ( IIP part. , sect. ii , descript, des demeures d'Osiris) emploient souvent soit Torthographe n"" 2 (hiératique 3 ) ^ soit l'orthographe n"" 4^ a la place du n^ i précité. Or, dans ces variantes, nous trouvons d'abord l'expression évidente de l'article féminin t (t, ape), qui dans la langue copte accompagne généralement le mot hJiï,^ ensuite la var. 4 nous ofi're l'expression de la voyelle i ou a (api), ' circonstance qui ne peut avoir lieu qu'en admettant que le groupe en question soit tout-à-fait phonétique. Au reste je dois ayouer quVr-dinairement on n'a employé dans les textes l'image de la tête comme signe phonétique, que dans les cas oii Ton avait besoin d'exprimei* ridée sois de tete^ soit de chéff principal^ duxy etc.

(247) s, et A, o??. Caractère représentant lefi^rmoir if un carquois ; il exprime la consonne s soit dans les mots égyptiens (cf. le nom d'Osorçhon à la pi. XV du Précis, etc., de Ghampollion) , soit dan$> les mots grecs^ tel que le titre de sebastos (i) donné à Auguste>ur rédifice d'Est à Fhilé , soit dans les noms propres {cL Lettre à M. Dacier). Une variante que m'a offerte le pap. R. T., en même tems que d'autres manuscrits^ pourrait faire croire qujB notre caractère a été quelquefois employé aussi comme signe de voyelle; c'est la suivante (n"* a) SAAT (chap. 9, II* part., seet. x. ), mot que je compare au copie C2&T/ et qui m'a paiu exprimer en effet, comme celui-ci, Tidéede

passer, miHere, omiiiere, pretergredi ( déterminatif symbolique, le moineau cf. suprà) : le pap. R. C, porte la variante n"" 5 dans laquelle \e fermoir c^ un carquois est remplacé par Toie chenalopex, s, ou o (cf. 24(0) • Cependant il est possible que, dans Tancienne langue égyptienne , on ait écrit le mot en question par CC52^n: au lieu de CBhrt ; je connais d'autres exemples de Ts redoublée au commencement d'un mot«

(348) s* Caractère employé comme bomophone du précédent dans les exemples suivans : (i) msà (en copte tXCh) derrière), cbap. %2 (ir part., sect. i.), pap. R. C. ; {2) var. du pap. T. I. : (3) oosf (le copte OYUlCq) fautes, péchés, crimes (déter. le moineau), chap. 27 (IP part., sect. I.), pap. T. I. -, (4) var. du pap. R. G.

(349) x, G. Ex. : KE ou Kl, taureau (cf. le copte KIZ), inscription d'un mur du palais de Kamak au Louvre , et alibi passim : {2) var, parmi les inscript, de Medinet-Abou , et alibi. Le déterminatif géné*rique pfudluSf qui accompagne ordinairement les noms du taureau et de râne (cf. suprâ 355)? & été, dans cette variante, déplacé, ainsi qu'il arrive souvent dans les textes hiéroglyphiques pour cette espèce de signes.

(350) ^i' J^ nlndiqne la valeur phonétique de ce signe que d'après des données à la vérité un peu vagues : les exemplaires du Rituel ne m'ont pas encore offert des variantes qui la mettent hors de doute. Cependant le petit nombre de cas où notre signe se ren* contre m*a toujours paru confirmer la valeur que je lui donne : on trouve, par exemple, bien souvent dans les inscriptions historiques le groupe n? i pour exprimer l'idée de ordres, discours , c'est* à-dire le copte ttB yLtSX, dans des phrases exprimant les idées sui* vantes ce selon F ordre du roi » ou « selon tordre des dieux, etc. »

(351) X, H. Ce caractère, si le texte du pap. R. C. et celui d'une stèle calcaire du musée de Leyde est exact, représente ime oreille de veau. Le pap. R. G. l'emploie dans l'orthographe du mot XAiiâ (i), noir (déterm. une mèche de cheveux) que le pap. R. T. écrit par la queue de crocodile {suprà 83) > chap. 33 (H* part», sect. T""). La stèle de Leyde porte les variantes !i , 3 et 4 d'un même mot, kbn où kbnif ou , dans lesquelles le caractère un angle (65) ^ Voreille de veau et

la queue de crocodile sont employés comme synonymes. Nous aurons occasion de faire voir dans la suite de ce volume que V oreille de veau sert souvent de déterminatif tropique au mot égyptien hbai pu kkbI , panégyrie; de là peut-être sa valeur phonétique.

(253) I9 lA, IV, À!f. Caractère représentant une espèce de poisson y différente, à ce qu'il parait, de celle à laquelle appartient le n"" 118* Il a cependant été employé quelquefois pour exprimer , comme ce dernier , la consonne n. Ex. : (5 et 4) j variante des pap. R. G. et T. L au chap. 22 (II* part., sect. i). Plusieurs exemplaires du Rituel, dans la liste des membres du corps humain au chap. n^ (IP part. sect. v], me Tout offert comme homophone du n^ précité 20^ an ou n nasale dans le mot eiamho ou einho , einoho (5) les sourcils, analogue au copte t^O^ , les paupières : le pap. R. G. porte plusieurs fois la vaj*iante n^ oT GhampoUion regardait ce signe comme expression phonétique seulement des voyelles i ou ia d'après Torthographe hiéroglyphique du mot copte t\l> ou 55-9 vallis, vallée, (7) (déterm. un puits) , que plusieurs inscriptions nous ont offert. Il n'est pas impossible en effet qu'il en soit de notre signe comme de celui n^ 20 ? son homophone, qui a aussi quelquefois la valeur de a (cf. suprâ) : les exemples précités des variantes 5 et 6 pourraient aussi le- faire croire (i et 2). Variantes calligraphiques.

(2S5) P9 ^* Caractère représentant une tête de veau : il est souvent placé comme déterminatif de Torthographe hiéroglyphique du mot FENT ou FENTE, Ic nez, nasus, les narines, en copte idem. Le gi'oupe n"* i remplace dans les manuscrits et stèles de toute époque le mot pnt (2) (déjà cité sous le n"* 128^ S) , celui qui est à ou dansy le copte ITI^T^ qui plus souvent s'écrit ii^ de même que notre exemple n^ i . ou son synonyme n^ 5.

(254) N. Ex. : (i) ONB (kah), le pays dOnb, nom égyptien de la ville d'Ombos inscrit plusieurs fois sur tous ses monumens. La lecture de ce nom parait indubitable : au reste la valeur de notre caractère se rattache à sa valeur ordinaire dans les textes , celle de or, en égyptien îto Y& ; il représente ime espèce de creuset. Voir pour la forme et la nature de cet instrument la planche LI des Monumenti deir Egitto, etc., {Mon. ciç.).

(67) (%8&) IV* Caractère représentant tm sphinx mâle, la tête ornée d'un ureus. Ce signe , dans les textes en écriture hiéroglyphique, est •ûuyent employé à la place du caractère n"" 131 ^ lorsqu'il exprime tropiqnement l'idée de maUre^ seigneur ^ tout, le copte nK& (ef. noMi Campagne de Sésosirisy etc. , p. io4) et les textes hiératiques le remplacent toujours par la forme hiératique de ce dernier caractère. Ce qui me fait croire qu'il a été aussi quelquefois employé , de même que le n^'lSli en qualité de signe phonétique, c'est la variante n"" I du nom du roi Nectanebus if schscht - neb , l^&cgojT-i^Hft^ que porte une figurine funéraire du musée des Studj à Naples , de même que d'autres monumens encore existans en £gypte. L'orthographe la plus habituelle de ce nom porte, au lieu du sphinx, le caractère précité n"" 121 , qui y est indubitablement employé en qualité de signe de la consonne n, initiale du mot iveb, puisqu^un des homophones de la labiale b le suit immédiatement.

(256) SCH. Caractère représentant un instrument inconnu ; je l'ai rencontré quelquefois dans les cartouches royaux employé à la place deVéproui^eite {cî. suprà 242)» instrument pour connaître la dureté des pierres. Il m'a paru exprimer la consonne sch dans une foule de mots , entre autres dans celui n*" i que je crois êti'e l'orthographe hiéroglyphique du mot copte a}&B-y éleué^ haut, etc. On le lit deux ou trois fois par exemple au chap. Sp (III* part., sect. m) du Rituel funéraire, dans la description d'une image figurée de la déesse iVi^i/A pontée , où il est parlé de trois têtes élevées sur sa tête de lionne, etc.

(257) H? ou A, B? Ce caractère est employé comme homophone du précédent n"" 225 (a, b, h) au chap. 6 (IV part., sect. ix) , pap. R. T. (a) : (i) var. du pap. R. C. Je dois avouer cependant qu'il n'est pas bien sûr pour moi que dans ces deux manuscrits les deux caractères 225 ou 257 aient été employés dans une véritable acception phonétique. Le caractère en question n'est habituellement employé dans les textes que comme signe tropique de l'idée chemin, via , le ^^p copte.

(258) A, o. Je regarde ce caractère eomme exprimant une voyelle quelconque d'après les variantes suivantes i et a que portent les manuscrits R. T. et T. L au chap. 5 (I** part., sect. ii). Il est tout natu-

rel de croire que notre signe représente une voyelle , puisqu'il a pu être omis dans la variante n^ a que porte le pap. R. T.

(3$9) AR. Cf. n9 1 , var. du nom d^ Aa)siifOB dans une inscription hiéroglyphique du tems des Lagides au musée des antiquités du Louvre. Cf. aussi la planche XVII, a, c?. du vol. II {Mon. storici) des Monumenti delT Egàio, etc. La valeur phonétique, dont notre signe parait avoir été affecté dans ce cas, dérive sans doute du mot are (2), custos, le hpz^ des Coptes, auquel il sert ordinairement de dé terminatif.

(360) AN. Telle paraît avoir été la valeur phonétique dont ce signe a été affecté pendant la basse époque. Cf. le nom impérial romain cité sous le n*' la (PL xxviii) du vol. II (Mon. storici) des Monumenti deir EgittOy etc.

(261) M, MA. Variante (calligraphique?) du n^ 106 suprà (mre).

(262) N. Ce signe représente peùt*étre une forme particulière de vase : il ue faut pas le confondre avec le signe précédent If. Sa valeur est mise hors de doute par la var. n"" 1 du mot hn. t (a) la rectrice (le copte ^01^ ) , titre que reçoivent souvent les déesses Isis

et Nephtis j sœurs d'Osiris» rectrices de la région occidentale (Inscriptions des caisses de momies, passim).

(265) s* Ce signe me parait représenter la moitié du caractère précité 155 9 s. II n'est pas souvent employé.

(264) DJ, Ky G. Ce signe n'est peut-être qu'une vwiante calligraphique du caractère précédent 80* Sa valeur n'est pas douteuse pour moi d'après la variante n^ i qu'offre l'inscription hiéroglyphique de ïlosette ( lig. x ) pour l'expression du mot djô (le copte ;2$(xi) , faire connaître , parler^ mot qu'on rencontre à la ligne ix y 39 écrit par les homophones habituels de la consonne G ou bi (a).

(265) H , K. Ce caractère est souvent employé k la place du 908» une enceinte ou plan de maison ^ soit, lorsque ce dernier repré^ sente tropîquement l'idée générique de place ou Uea quelconque , soit aussi lorsqu'il est employé phonétiquement pour exprimer l'initiale H du mot égyptien hi, (1) maison ^ demeure cf. pap. T. T., (P* part., sect. i'*, 5) 5 (2) var. du pap. R. T. Notre signe représente le plan d'em emplacement rectangulaire avec ses divisions.

(266) Caractère représentant la prunelle de Tœtl : il est souvent employé dans les différens exemplaires du Rituel à la place de tœU (n'*48> i)t soit dans l'expression du mot XM.yfacere, soit dans l'orthographe du mot H» i (T. T. chap. ii, II' part., sect. vi), que le pap. R. C. écrit par les signes a** 3.

(267) A? B? Ex. r (i et a), variantes des pap. R. T. et T. I. au chap. 4 (I" part.^ sect. ii).

(268) K , G. Ce caractère représente la paume de la main koph ou goph, cf. siiprà 69, 1.

(271) S- \ Valeurs d'un emploi rare

(272) R. / ou à vériBer.

(276) scH.

(277) H (suivant Champollion ô).

(278) SCH. Caractère représentant une espèce de chèvre sauvage -, qui porte le nom de schasch , le UJ&W des livres coptes.

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