SUITE DE L'ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE
(Signes hîërogljphiqaes à dmAk valeur ^ signes vagues, etc.)
(221) ô| o, H. Ce caractère représente la cr9£r on^^ ^ symbole de hi vie^ et plus particulièrement de la vie dwine (cf. Inscription de Rosette )• Les manuscrits funéraires emploient souvent ce signe isolé dans une acception éyidemment identique à celle dans laquelle on le rencontre dans le texte hiéroglyphique de Rosette : mais les variantes de ces mêmes manuscrits comparés offrent aussi souvent à sa place le groupe n® i , dont il est alors l'initiale. Si l'on fait observer que ridée de vie s'exprimait en copte par le mot xsiv^ , et que la seconde et troisième lettre de notre» groupe représentent les con*
sonnes 1\ et Id, on est naturellement conduit à croire que nous avons dans la variante n^ i l'expression hiéroglyphique phonétique de ce même mot, ônkh , vie. C'est ce qui est mis hors de doute par une va** riante entre autres que portent les inscriptions d'une superbe caisse de momie du musée de Leyde : parmi ces inscriptions on remarque plu*sieurs fois le groupe précité n"* i remplacé par le groupe n° 2 y ÔifKH, dans lequel la croùv ansée est remplacée par un des homophones habituels de la voyelle o ou ô^ et rejetée après le mot, pour lui servir de déterminatif sjrmbolique.
Quant à la consonne h dont j*ai remarqué que notre caractère est devenu quelquefois le signe, voici entre autres un exemple sur lequel elle se fonde. Ex. : (3) djotshtô, chap. 7 (II* part., sect. ix) pap. R. T. (4) var. du pap. R. G. On peut comparer, à propos de ce fait important d'une aspiration employée dans certains cas à la place d'une voyelle, l'exemple du mot mobb (5) employé dans les différens exem* plaires du Rituel au chap. 5 (IP part. , sect. 11) , et que le pap. T. L exprime par l'orthographe n"" 6 mhbb. Je dois aussi faire remarquei* que le Rituel gnostique du musée de Leyde donne plusieurs fois (col. XYIII et X) la voyelle T ou if comme transcription de la forme hiératique de notre signe précité n"" 208 qui exprime le h.
(S22) A, E, o, H. Ce signe est employé comme homophone du n"^ 4 (supra) , dans les inscriptions du tombeau de Rhamsès Y, où l'on trouve l'expression suivante OT^puI fi, (i) (en copte id.), les deux ureus , autrefois orthographiée de la manière n"" 2 , oii le signe grammatical de dualité & est remplacé par l'image répétée du déterminatif figuratif le serpent ureus même. Cependant plus habituellement le caractère en question sert dans les textes à représenter Taspiration H : ainsi parmi une foule d'autres exemples, on trouvera au chap. 9 (ir partie, sect. XI), dans plusieurs exemplaires du Rituel, l'orthographe n* 3 du mot hbm , pécher , faire la pêche , que le pap. R. C. et d'autres remplrcent par l'orthographe n** 4 ^^ (détetm. tropique un pélican, ^ u K ^ qui mange un poisson).
Notre caractère représente trois tiges de papyrus , montées sur une même bafte, et sa valeur phonétique comme signe des voyelles a, B, o, etc., parait être en rapport avec le nom égyptien du papyrus
qae Kiroher écrit Ep&stt ^ mot de genre féminin , qui n'est autre chose que la transcription littérale de lorthographe hiéroglyphique Avl nom de cette plante , tel qu'on le lit au-dessus de l'image du papyrus même * parmi une liste d'offrandes au palais de Karnak (partie d'Amenophis 111) : il est écrit rnpi (pitirs) (5), lisez ernpi, ou plutôt erpin. La valeur de h , dont il est affecté le plus souvent , peut avoir l'origine suivante. D'après la lecture que j'ai offerte du nom égyptien du papyrus^ il est permis de regarder comme initiale de ce nom soit la voyelle t ^ soit la consonne p ; or on possède dans le copte même des exemples nombreux de ces deux initiales que les scribes font précéder ou non de la lettre ^ , h : à la manière de Y esprit des Grecs.
Cette circonstance rendait à elle seule notre caractère susceptible de la double valeur de a ^ b ou h.
(225) A, o, H. Ex.: ÀNPÔ (i) var. orthographique du nom égyptien du dieu Anuhisj autrefois écrit par le groupe de signes n"" s (Inscript« du tombeau de Rhamsès Y ^ passim) : ces mêmes inscriptions offrent plusieurs autres exemples de notre signe employé à la place des homophones habituels de la voyelle a ou o. Quant à sa valeur de h , les exemples n'en sont pas moins fréquens : Ex. ; (3) nouh , chap. 5 (IP part., sect. viii), pap. R. T.; (4) var. du pap. R. C. Ce caractère paraît représenter trois tiges àe fleurs réunies, en copte ^ pHp^.
(324) H^ K. C'est la valeur du caractère précédent (222) qui m'a conduit à reconnaître l'emploi phonétique de celui-ci : cependant , je n'ai pas encore trouvé d'exemple, oU notre signe ait été employé avec la valeur de voyelle. Ex. : hi (2) supràj cui-dessus, (détermin. une iéte humaine)^ chap. 5 ^I*^ part., sect. n), pap. R. T. ; (3) var. du pap. T. L; ce dernier manuscrit l'emploie toujours à la place du signe n"" 222) dont fait usage soit le pap. R. T., soit le pap. R. C. Je lui ai attribué aussi la valeur de x, puisque je le trouve toujours employé dans les textes pour exprimer l'initiale soit du mot kbh (4) 9 frapper, (copte id.), soit du mot ko (5), durée j dans l'expression de
* Cette image conntte justement dau troU tiges rnootëes tar une même baie , tellet qae dans notre caractère, maû reprodaitet pins en grand.
la durée de la vie des défunts : ce dernier mot est le copte Rcu^ RK, quelquefois écrit par ^H. (i) var. calligraphique : il ne faut pas
confondre ce caractère avec Timage du sceptre/^o/, cf. suprà n^ 129»
(225) G, K^ s, Ex.: gne(ra.t) {i) j flexion de la jambe ^ genou ^ (en
copte (Sk^y flectercy chap. 22 (IPpart., sect, v), du Rituel funéraire , dans la série des noms des diflërens membres du corps humain: quelques exemplaires portent la variante n^ 2, gel ou kel(rat), dont le copte K>.p5.^, genou j est une transcription exacte. (3) kel ou KLO, mot qu'on lit à la section 1'* (II* partie) du Rituel funéraire 9 pap. R. T. et T'. P.; (4) sel sle, variante du pap. T. I., et de quelques autres mss. (cf. It;s articles suivans 226 et 227)- Notre caractère représente un lien ou un nœud^ en un mot quelque chose de plié : sa
valeur phonétique parait être en rapport avec le mot S^\, ou keX courber y plier ^ etc. Sa forme est comparable au signe précité (n^ 138)f un lien ou paquet qui a aussi la valeur de s.
(226) G» Ky s* ^^ signe est Thomophone habituel du précédent, soit dans Texpression du mot précité (22S^ 3.) gle, ou klb, soit dans l'expression d'autres mots : je l'ai vu employé surtout par le pap. R. T. Sa valeur de s est mise hors de doute par des faits non moins incontestables : il me suffira de citer l'orthographe hiéroglyphique du mot copte COK, yrèr^, qui fait partie de l'expression égyptienne du titre de ^Jdc&Acpoç , aimant son frère [u5^S-C0K (2)], donné au fils de Ptolémée Soter sur une foule de.monumens : nous aurons occasion d'à* nalyser l'or thographe démotique dé ce même mot employé dans Tins* cription de Rosette. Plusieurs listes d'offrapdes m'ont aussi offert l'orthographe n* 5 du mot sti ou stoi ( en copte c^os) , aromay autrefois écrit par les signes n"" 4 9 T^^ ^^ l^^u d'un seul déterminatif , trois molécules , en portent un second , une cassolette pour brûler l'encens.
(227) 6y K, s, homophone des deux précédens dans les exemples suivans: (2) pap. R. T., chap. i (III<^ part. , sect. m); (3) var. du pap. T. T. : (4 et 5) variantes des pap. R. T. et R. G. au chap. 8 (II" part.^ sect. x) : (6 et 7) variantes des pap. R. T. et R. G. au chap. 18 (II* part», sect. 1'*) f etc.^ etc. : (1] variante calligraphique.
(2S8) ^f ^9 9* Homophone des précédens. Ëx. : (2 et S) variantes des pap. R. T. et R G. au chap. 216 (IP part», sect. 1'*) : dans les exem* plaires en écriture hiératique , ce signe est constamment remplacé par le caractère n'' 4> forme hiératique du précédent 226- Ce caractère représente la partie inférieure du signe 227; il figure un sceau y qui , en union avec deux fouets (5) , sert à exprimer tropiquement dans les textes Tidée ^êire soumis j être courbé sous le JO¥gf en copte âttK ; de là probablement sa valeur phonétique ^ ainsi que celle du signe n"* 227.
(229) T^ SCH. Caractère représentant deux bras humains qm tiennent un gouvernail de vaisseau. Il a été employé pour expiimer rarticulation SGH^ puisqu'on effet je trouve le groupe n"" i^ qu emploie le pap. T. T. au chap. g (II* part. » sect.x), remplacé par Forthographe scHifN (ai) dans le pap. R. T. L'exemplaire hiératique du Rituel con* serve au musée du Louvre remplace aussi (foL i5) notre caractère par la forme hiératique du signe précédent n® 187- Afais il n*est pas. douteux qu'il exprime en même tems la consonne t : parmi les nombreux exemples que je pourrais citer, qu'il me suffise de rappeler celui du pap. R. T. (n^ 3) qui sert à remplacer l'orthographe pré<^ cédente du mot schnii (2) au chap. 6. (Il* part. , ;sect. x) , où le pap. R. G. fait en effet usage de l'orthographe ordinaire (4).
(250) Tf ^H. Caractère représentant un qucuîrupède sans tête : les différens exemplaires du Rituel l'emploient souvent comme homophone du précédent dans l'orthographe du mot scHOif ou ton, co/iduire? porter? Ex. : (i) chap, 10, (IP part, sect, y m) , pap. R. C. ^ {^%) yar. du pap. R. T.
(251) M, KH, scH, KH. Ex. : MB (2), c'cst le copte JUiE^, couronne avec détermiuatif figuratif; on le lit parmi les inscriptions d'Edfou, et ailleurs. Je lis au chap. i (IPpart., sect. m) du pap. R. C. un mot semblable (3) déterminé par le caractère trois tiges de fleurs; le pap. R. T. en offre la variante n*49 ^^^^ laquelle Taspiration h se trouve représentée d'une manière indépendante : cette variante me parait d^nontrer la double valeur de m et mq du caractère en question. On s'en persuadera bien plus facilement si je fais observer que notre signe est toujours employé isolément j et de préférence à tout autre
pour exprimer dans les textes égyptiens le monosyllabe copte j^£.^ dans la formation des noms de nombre ordinaux.
Ce même caractëre remplace quelquefois les homophones habituels des consonnes sch et kh, comme dans l'exemple suivant : (5) oscHT ou OKHT (arbre) , nom du Perséa , chap. a4 (U* part., sect. I) , pap. R. C. ; (6) var. du pap. T. T. Le n^ i est une variante calligra'phique.
(252) DJ, T. Caractère représentant un reptile, îiSTqS, et exprimant la consonne dj dans les mots égyptiens , et quelquefois le T aussi, surtout dans les noms grecs ou romains. Le Rituel gnostique du musée de Leyde transcrit toujours la forme démotique (2) du reptile par la consonne grecque t : cf. aussi sa forme hiéroglyphique dans la Lettre à M. Dacier. Les diflPérens exemplaires, du Rituel funéraire m'ont offert très-souvent les variantes 3 et 4 de Torthographe hiéroglyphique du mot copte !5S5.TC\^ ou ffi^nrqî ^ reptile : nous avons vu {suprà 72 , 75) que l'image du serpent ou ver, qui sert ici de déterminatif figuratif, exprime elle-même les articulations analo-» gués K ou G : (i) var. calligraph. dans les inscriptions du tambeau de Newotph à Beni-Hassan.
(255) T, DJ. Caractère représentant une massue : il est Souvent employé conrme homophone du précédent. Ex; : (4) djot ou tot^ parole\, discours (en copte !î^aTnr), chap. 9 (IPpart. , sect. x), pap. R. C. ; (5) var. du pap. R. T. Les n** i, 2, 5, sont des variantes calligraphiques très-ordinàîres.
(254) H , K, KH, T, TH. Ex. : PALEHAKE (i), Orthographe hiéroglyphique d'un nom mystique donné au dieu Âmmon au chap. 19 (IIP part., sect. m) du Rituel funéraire, pap. R. T. ; (2) var. du même nom dans un exemplaire du musée de Berlin : (5) monkh, créateur (inscript, de l'ohélisque de Phîlé) ; (4) variante du même mot, manu<^ scrits et monumens sculptés, passim. Une. variante du nom du dieu Hake a Esné fait usage de notre signe pour exprimer la consonne H. La transcription hiéroglyphique du mot Auiocrcàor^ empereur (OTHKRTR, OTKRTK, 5) sur Tobélisque Pamphilc, nous a offert les deux jambes humaines en marche comme signe de la consonne tou TH. La valeur h, k, kh^ de ce caractère parait être en rapport avec
( 59 ) le mot égyptien ^CIT, aller, arriç^er, marcher, etc., ou tout autre
verbe exprimant les idées de moui^ement ou de status , dont il est dans les textes le déterminatif perpétuel. Cf. ce que j'ai dit à Tarticle 909 ; cf. aussi infrà 258*
(358) H y TH. Il paratt que ce caractère peut être pris dans la double aeeeptian de t ou h d*après Torthographe hiéroglyphique de la préposition «.n:Oj JUt-tJO (u-t:-^o) (i), devant, antè^ in conspectu,
que Champollion nous offre dans sa grammaire hiéroglyphique, et que Ton rencontre en effet dans les textes égyptiens de toute espëce. j'ai déjà fait voir au n^ 209 comment le changement de ^ en ^ pouvait avoir lieu. Toutefois, je crois que la véritable valeur alphabétique dn phallus est le h» puisque la véritable lecture de la prépdflition hiéroglyphique précitée n"" i me parait être u ho, à la lettre, in conspectu : le copte ajoute Tartiele féminin «r du mot ^O , con^
spectus , %x n:^0 au reste le nom du phallus^ tel qu'il se lit dans
tous les exemplaires du Rituel funéraire (II* partie) était han (s). Si ce caractère a été véritablement employé en qualité de t ou th , sa valeur peut alors être en rapport avec le mot tôtô (le copte tO^tOe), souiller j dont il est presque toujours dans les textes hiéroglyphiques le déterminatif tropique *,
(256) H, TH. Caractère représentant la partie du devant d'un lion : il sert souvent dans les textes à rappeler d'une manière tropique l'idée de initium, principium , partie du deçantj le copte ^\. Souvent il devient véritable signe phonétique; et alors en union avec un des homophones habituels de la voyelle a ou e (i) , il sert d'initiale à l'or-
* ChampoUion donn* ^ ce caractère la Talear d^nne Toyelle \ caose, tans donte, de la Tariante 23B, n* 3 da nom àtVdne^ et dea yariantet du nom da tavrtau que noua atods dtéea soiu le n* 249, i et ) (Ân/««} • Quant k moi , je fuis perraad^ que dans tona ces exemples Timage da phallus n^est qu^im déterminatif
générique soit da mot ^CU àne^ soit du mot IC\^^ KH^ taureau : je uVn Teox d^autre preuve que la
ciroonalance de le voir plac^ indifierement avant ou après rinitîale k dn mot fCH (cf* i et a, 249) que
noua venons de citer. Qoant k Porthograplie hiéroglyphique du nom de Vdne ou baudet (no 3, 235), fisi^ da phaUm cjt le déterminatif perpétuel des variantes de ce nom , et Pidée i^dne ou baudet est ipiéme aouvynt rappeWe dans les teztci par le groope n* (4^^) HP^ exprime d*nne manière tropico-phoncû<iQft Vidée grand'phalhu [dne).
ihographe hiéroglyphique du mot copte précité ^E; tel est le cm du titre général du grand Rituel funéraire dans Texemplairc de Turin : ce titre commence par la transcription exacte et littérale des mots ^E «. pcuOY, etc., c'est-à-dire, commencement des chapitres, etc.
Les textes offrent souvent l'orthographe hiéroglyphique de Tadverbe copte p^E ( P""^"*-^^) > de{>ant , in conspectu , dans lequel notre caractère, aussi bien que le précédent, semble exprimer le ^^ ^^ , th.
(257) E, EN, N, EM. Caractère représentant un vase (cf. lli) en union ai^ec deux jambes humaines \ il correspond exactement au copte h (théb.) , ES^ (memph.) , qui se prononce jÙl devant les lettres
6, >, u , K, n, p. Ex. : (i). EN, chap. 4 (H* part. sect. vm) pap. R. T, ; (a) var. du pap. R. C. : (3) en-naf (K^^q-EK), duxit, chap. 22
(IV part., sect, i*^') pap. R. T. ; (4) n-naf (K5c\-K) , var. du pap. R. C. : (5) jÙl4>Ej iù^HE , Emphéf Empéf c'est-à-dire , le conducteur du ciel, orthographe hiéroglyphique du nom propre d'une des plus grandes divinités de TÉgypte , nommée lA^rnf par Jambilique. Cf. aussi les exemples suivans : (6) na, )m> , chap. 26 (IP part. sect. i'*) pap. T. I. ; (7) ENA, ou ANE , \\M>^ Eî^E 9 var. du pap. R. C. Ce caractère n'est au fond qu'un seul et même signe avec le précédent n*" m (n) pour les cas particuliers dans lesquels il s'agit d'exprimer le verbe copte En^ h, conduire; c'est pour cela qu'il est figuré eq union avec les deux jambes qui font les fonctions de déterminatif.
(258) E, I, H. Caractère représentant une feuille de roseau (e, i, cf. supra 4) ^^ union avec deux jambes humaines en marche. Isolé ou accompagné d*un des homophones habituels de la voyelle i, il correspond toujours dans les textes à la racine copte £^, i , venire, aller. On peut même dire que , semblable au signe précédent 257 , notre signe n'est au fond qu'un seul et même caractère avec le n^' 4 suprà^ pour les cas particuliers oU il s'agit d'exprimer l'idée d'aller, venir, etc. : les deux jambes ne font que déterminer l'idée. J'ai trouvé ce même signe employé comme homophone de la consonne h dans l'exemple suivant : (i) sha ou ska, chap. 54 (IP part., sect. i") pap. R. T. ; (a) var. du pap. R. C. je suis persuadé que cette double valeur n'a d'autre origine que l'analogie existant entre les racines égyptiennes zi, s et
^\j qui représentent également Tidée de mowement. Je connais
quelques exemples presque certains de Temploi aussi du signe analogue précédent , deux jambes en marche, v!" 254 j en qualité de voyelle E ou I.
(2S9) E, M, R. Ex. : (i) chap. 9 (II* part., sect. x) pap. R. G. ;
(3) var. du pap. R. T. : (3) pap. R. G. au chap. i (II' part., sect. 11) ;
(4) Tar. du pap. T. T. : (5 et 6) rar. du pap. T. T. et R. G,, chap. 17 (II* part., sect. i'*) : (7 et 8) var. des pap. T. T. et R. G. chap. aS (IP part., sect. i^). J*ai vu aussi notre signe exprimer la consonne M dans un des noms de la ville de Denderah. Ce même signe exprime la consonne a : Ex. : (g) rm, rami {poisson), chap. g (II* part., sect. x) pap. R. G. ; (10) var. du même papyrus R. G. et de beaucoup d autres exemplaires du Rituel , au même chapitre : c'est l'orthographe hiéroglyphique de cette espèce de poisson du Nil qu'Athénée (lib. VU) transcrit par ASpofuç. Le groupe n"" 3 est l'expression hiéroglyphique de la préposition copte jÙl , em , pour, dans, analogue à la préposition E, par, dans , vers, etc. , qu'exprime en effet sa var. n"" 4^ <^^ le pap. T. T. Or, j'ai déjà eu Toccasion de démontrer ailleurs (cf. ma Campagne de Sésostris, etc.) , l'identité de la préposition E avec la préposition p , versus , ad, etc.
(240) ^f à, o. Garaclère représentant le chenalopex ou oie d'Egypte : la Lettre à M. Dacier a démonti*é qu'il exprime l'articulation s , le 2 des Grecs et le S des Latins, dans les noms propres étrangers. Le plus souvent il sert à exprimer cette même articulation dans les textes purement égyptiens : Ex. : seb {dieu) nom du Saturne égyptien au chap. 17 (P* part., sect. r«) pap. T. P.; (3) var. du pap. R. T. Mais ces mêmes textes m'ont offert plusieurs exemples de notre image de l'oie chenalopex employée comme signe de la voyelle o ou ô, et quelquefois aussi a : Ex. : oeis, aeis (3), chap. 10 (II' part., sect. 1^) pap. T. T.; (4) var. du pap. R. G. Gf. aussi, sous le numéro précédent 157, la variante notée i de l'orthographe du nom égyptien du dieu anepo , Anubis, que nous ont offert les inscriptions du tombeau de Rhamsès Y; ces mêmes inscriptions emploient le caractère chenalopex comme signe de voyelle dans un très-grand nombre d'autre cas. Gf. , è propos de la double valeur de ce signe, ma Campagne de
Sésostris , pag. 33 seqq* L'oie chenalopex recevait ea Egypte le nom de ÔTP; le copte a\&^ (cf. Rossi, Etym.^ pag. 249) > et son image employée symboliquement exprimait l'idée àefils^ en égyptien si.
(241) &• Caractère représentant un hup, en copte CS&. Je lai rencontré deuxfoù parmi les inscriptions des tombes d'£lethy% employé pour exprimer le mot si {1)9 fils f à la place de Forthographe ordinaire n^a. J'ai rencontré une mêmeyariante de ce même groupe dans le papyrus du défont Chonsmés conservé au Cabinet des antiques f et sur une stèle du scribe Nofreôtp , am Louvre.
(242) o, ô et R? Ex. : brôf (tx) nom d'une région m^ythi^ne, cbap* 22 (IP part., sect. i ) , p«pé T. L j (3) var. du pap- R. T, et R. C. Les inscriptions d'une statuette en serpentine du muÀée>de Turin ave l'ont aussi offert comme exprimant la voyelle 6 du liom de bor , l'Horus des Égyptiens. Ce caractère ni'a paru dans quelques cas repré-^ senter aussi la consonne r, mais je n'en possède pas encore d'exemple qui puisse le mettre tout-à-fait hors de doute : il est k remarquer qu'il représente un instrument ineonnu qui remplacé souvent dans les textes hiéroglypbiques le veAe rôt (en copte ^p^jsrr) , produire ^
faire générer *.
(245) M, N, Ex. : (2) irsoRM, pap. T. P. sect. i (I'* partie); (3) var. dupap.T. L: (4) stm, [alihi (5)]; c'est le copte C^Rju, colfyrium^ sti-biunif rcuitimoine réduit en poudre^ le kohol dont les anciennes Égyptiennes se servaient, aussi bien que les femmes arabes moderne^ , pour peindre leurs yeux (liste d'offrandes dans un tombeau à Sakkarah). Cf. la var. 10 sous le n^ 259 du nom du poisson rami. Ce signe exprime aussi la consonne n : Ex. : (6) nhb.t, le K2.^& .«t. coptes qui
signifie collum^ nuque ^ cervix. Plusieurs exemplaires du Rituel funéi*aire^ un entre autres appartenant au musée du Louvre, au cbap. 22 (IP part., sect. v.) , emploient cette orthographe du mot i\2»^& à la
place de l'orthographe précitée ^ous le n^ 120- Les exemplaires en