‹ Analyse raisonnée des travaux de Georges CuvierChapitre 9 sur 17 · L*H1ST0IRE DES SCIENCES NATURELLES · texte numérisé non relu

L*H1ST0IRE DES SCIENCES NATURELLES

Je ne dirai que quelques mots sur ces Lcçom^ partie peut-être la plus brillante de renseignement de Tillustre auteur.

Ces Leçons ont offert la plus belle étude qui ait jamais été faite de la marche de Fesprit humain dans les sciences. On ne sait que trop que Fauteur est mort sans avoir eu le temps de les réunir en un corps d'ouvrage (1) .

(4) Une partie de ces LeçoM, faitfs au Co'.lcge de Fraircc, a ciê recueillie par M. Magddeinc de Saint>Acy»etp*ibHcc par Béchct aîné, libraire. Pari-S f85<.

2C4 4. crviEB.

o». da imm ai ec le chardonneret STec la lÎDOtte, ai et le terdier. etc.. des faisans dorés, argeotésel coBBus, soit entre em, soit aTec la poule, etc.

Au milieo de toos les antres groupe$ de la néikûdt. Vefpèee et le gfnre se distinguent donc en œ qn'ik ne se fondent pas seolement sur la €omparai%€m tUt ressambioMces , mais sur des rapports directs et effectifs de génération et de féamdîté.

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268 G. CDVIER.

Jusqu'à M. Cuvier, les bonnes méthodes, en histoire naturelle, n'avaient été employées, si je puis ainsi dire, qu'instinctivement ;.il en a, le premier, fait connaître le mécanisme.

La philosophie des sciences se réduisait, pour lui, à ces deux points : d'un côté, l'expérience pure et simple, et, de l'autre, la généralisation des résultats.

Dans ses Leçons, il suivait la marche progressive des faits et des grandes et solides généralisation x, depuis Aristote jusqu'à Bacon , depuis Bacon jusqu'à nous. Aussi peut-on lui appliquer ces belles paroles qu'il appliquait lui-même à Bacon : il instruisait le monde en théorie.

11 l'a aussi instruit en pratique, comme Galilée ; car il a consacré sa vie entière à recueillir des faits^ et à faire sortir du rapprochement de ces faits les méthodes et les théories les plus élevées.

Guidé par la justesse incomparable de son esprit, c'est toujours aux faits qu'il demandait la raison des théories, et à l'observation, la raison des faits.

Il disait <|ue : « chaque fait a une place détera minée, et qui ne peut être remplie que par lui « seul. »

PHILOSOPHIE DES SCIENCES. 2r»9

11 disait encore : « On doit considérer Tédificc des • sciences comme celui de la nature ; tout y est i inflni, mais tout y est nécessaire. »

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