L'HISTOIRE DES SCIENCES NATURELLES
Je ne dirai que quelques mots sur ces Leçons^ partie peut-être la plus brillante de renseignement de TillUstre auteur.
Ces Leçons ont offert la plus belle étude qui ait jamais été faite de la marche de Tesprit humain dans les sciences. On ne sait que trop que Fauteur est mort sans avoir eu le temps de les réunir en un corps d'ouvrage (I) .
(4) Une partie de ces Leçons, faites au Collège de Frni:cr, a élc recueillie par M. Magdt'Ieinc de SaitiuAQyt et|»ub ico par Bcchct aînc, libraire. Paris 185^.
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Jusqu'à M. Guvier, les bonnes méthodes, en histoire naturelle, n'avaient été employées, si je puis ainsi dire, qu'instinctivement ; il en a, le premier, fait connaître le mécanisme.
La phibsophie des sciences se réduisait, pour lui, à ces deux points : d'un c6té, l'expérience pure et simple, et, de l'autre, la généralisation des résultats.
Dans ses Leçons, il suivait la marche progressive des faits et des grandes et solides généralisation s y depuis Aristote jusqu'à Bacon , depuis Bacon jusqu'à nous. Aussi peut-on lui appliquer ces belles paroles qu'il appliquait lui-même à Bacon : il instruisait le monde en théorie.
11 l'a aussi instruit en pratique, comme Galilée ; car il a consacré sa vie entière à recueillir desfaits> et à faire sortir du rapprochement de ces faits les méthodes et les théories les plus élevées.
Guidé par la justesse incomparable de son esprit, c'est toujours aux faits qu'il demandait la raison des théories, et à l'observation, la raison des faits.
11 disait que : « chaque fait a une place déter- « minée, et qui ne peut être remplie que par lui • seul. »