Bien visible
Pb 424.6 Très forte.
Pb & 406.2 Assez forte.
Fawarmire. 3 Cu?S Sb1S5, Famatina, République Argentine.
(Collection du Muséum, n° 87-93.)
Échantillon compact, noir à reflets rougeâtres. Il donne facilement un bon spectre, l'étincelle est verte et produit un abondant dépôt blanc d'oxyde d’antimoine. Par suite de la présence de l’arsenic, substitué dans la formule ci-dessus à une partie de l’antimoine, et constaté d’une manière notable dans toutes les analyses (de 4 à 9 0/0), j'ai cru devoir faire figurer ce métalloïde à côté de l’antimoine dans le tableau quisuit,bienquesesraiesnesoientpastrès brillantes, quoique bien visibles. On a aussi les raies du fer mais faibles, et, la plupart du temps, les principales lignes du zinc, très nettes :
Ces deux métaux sont en effet signalés dans les dosages : fer 0,82 à 6,43 0/0, zinc 0,59 0/0.
Comme dans tous les minerais de cuivre, les raies vertes de ce corps affaiblissent de leur éclat celles des autres métaux, aussi les principales lignes de l’antimoine sont ici les lignes rouges Sb a, à, y.
Le spectre du soufre est aussi bien visible que dans la Chalcosine, c'est-à-dire très net.
Famatinite.
K9G0 Go
For
Très faible, à peine visible.
Faible.
Faible, confondues, large.
Assez bien visible.
Bien visible.
Bicn marquée.
Forte.
Bien marquée.
Forte.
Faible.
Assez bien visible.
Forte.
Assez bien visible.
Faible.
Forte.
Assez forte.
Bien marquée.
A peu près confondues.
Difficile à distinguer de la suivante.
ien marquée.
Bien marquée.
Assez forte.
Assez bien marquée.
Assez forte.
Bien marquée
Plutôt faible.
Bien marquée.
Assez forte.
Plutôt faible.
Intense.
Assez bien visible.
Bien marquée.
Intense.
Bien marquée.
Bien marquées, confondues.
Bien visible.
Assez bien visible.
Faible. (Fer ?) Assez bien visible
Faible. (Zinc ?) Assez bien marquée.
Bien marquée.
Diffuse.
Bien visible.
Guérarire. Cu?S. 2Sb?S?. (Collection de l’École des Mines.)
Ce minéral donne facilement un spectre voisin de celui de la Famatinite (3 Cu?S. Sb?$) avec cette différence que les raies de l’arsenic sont absentes, et que celles de l’antimoine sont beaucoup mieux visibles. Elles sont très fortes dans le rouge, et les raies bleues ou violettes de ce métalloïde sont bien nettes ; voici celles qui n'avaient pas été vues dans la Famatinile :
L'étincelle est verdâtre, produisant des fumées et un dépôt blanc comme dansle cas dela Famatinite. On n’a pas vu de raies de l’arsenic.
L'échantillon provenait du Muley-Nacen, près de Guéjàr. dans la Sierra Nevada, seul gisement connu.
En voici l'analyse par Cumenge.
Soufre 25.0 Antimoine 58.5 Cuivre 15.5 Fer 0.5 Plomb ?
BRONGNIARDITE. 2(Ag?Ph.)S.Sh?53,
Chili. (Collection du Muséum, n° 53-163.)
Ce minéral peut être envisagé comme une Jamesonile dans läquelle deux atomes d'argent seraient substitués à un atome de plomb. Plus conductrice que les sulfoantimoniures de plomb simples, la Brongniardite donne facilement un très bon spectre, en produisant une étincelle verte, des fumées blanches et un dépôt d'oxyde d’antimoine sur les pinces. Les raies rouges de l’antimoine et du soufre sont plus visibles que dans les autres sulfoantimoniures ; le reste du spectre est le même, abstraction faite des raies de l'argent, c'est pourquoi nous ne donnons pas de tableau de toutes les raies.
Voici celles de l’argent, toutes facilement visibles :
Ag Ag
| 555.2 | Bien marquée. 540.2 | Assez forte, large. | | 547.0 | Forte. 929.9 | Bien marquée.
a | 546.4 | Très forte. B | 521.0 | Très forte.
PozÿBasiTe. 9(AgCu?)S. (SbAs}S3.
Échantillon de Saxe (Feiberg?). (Collection du Muséum (n° 52-491).
Ce minéral peutêtre considérécommeunsulfoantimoniure d'argent 9AgS Sb'$3, dans lequel une partie de l'argent serait remplacée par du cuivre et une partie de l’antimoine par de l’arsenic. Mais comme cette substitution existe effectivement dans tous les échantillons, et dans une proportion assez forte, j'ai fait figurer le cuivre et l’arsenic dans le tableau des raies de la Polybasite. Ce minéral se montre assez conducteur pour donner facilement, avecuneétincelle verte, un beau spectre. Après l'opération on constate le dépôt, sur les pinces, d’un sublimé rouge brun, d’oxysulfure d’antimoine, qui se forme en même temps que les vapeurs blanches d'oxyde antimonieux, mais le dépôt rouge est prédominant. En examinant à la loupe les morceaux soumis à l’essai on voit des filaments d'argent brillants et tordus, qui semblent s'échapper des parties de Polybasite non transformées, avec l'aspect de l'argent natif rencontré souvent sur l'Argyrose.
Le spectre de Ja Polybasite est surtout caractérisé par la grande intensité des principales raies de l'argent, et par la présence des raies secondaires, souvent assez vives, de ce métal. Les raies de l’arsenic et de l’antimoine, assez fortes dans le rouge, sont peu visibles dans le vert et à peu près invisibles dans le bleu; au contraire celles du cuivre sont assez vives dans ces parties du spectre. Les groupes du soufre Sy et Sy sont faciles à voir dans le rouge. Dans le vert, Sa disparaît, confondu au milieu des raies secondaires de l'argent, de celles de l’antimoine et de l'arsenic, mais
SBet Sy sont faciles à reconnaître et bien marquées; Se l’est aussi, mais dans une moindre mesure.
Je n'ai pas fait figurer les raies du fer qui sont peu intenses dans le vert, et sont surtout visibles dans le violet.
Sans condensateur on voit seulement les principales raies de l'argent et du cuivre, et difficilement quelquesunes du fer.