‹ Analyse Spectrale Directe des MinérauxChapitre 83 sur 88 · C5} SONT · texte numérisé non relu

C5} SONT

J'ai cherché les raies de l’Iode, et n’ai trouvé que les suivantes, faibles : à

dont les nombres sont très voisins de ceux déterminés par M. Salet dans la vapeur d’iode, mais je le répète, ces raies étaient peu visibles.

Les raies du calcium ont apparu plusieurs fois, et en supprimant le condensateur on a eu un spectre très brillant du chlorure de calcium tel qu’il est figuré dans l'Atlas des « Spectres lumineux » de M. Lecoq de Boishaudran.

J'ajouterai que les iodures alcalins fondus donnent avec l’étincelle condensée un très beau spectre de l’iode.

Naporire. PhSb:0'.PhCP. (Collection du Muséum.)

Comme le fait supposer sa composition et son aspect résineux et jaune, la Nadorile est mauvaise conductrice.

Elle se volatilise imparfaitement dans l’étincelle, en laissant distinguer au milieu des raies de l'air et du platine, celles du plomb, faciles à voir. Dans le rouge on entrevoit les raies de l’antimoine. On n’a pu s'assurer d’une façon certaine de celles du chlore. Le minéral rougit rapidement en donnant un spectre continu; après l'opération, de jaune il est devenu rouge orangé, et a donné un dépôt blanc sur les pinces.

Minéraux divers.

Cryourte. Arsuk (Groënland). AUFIS 6NaFl.

Soumise à l’action d’une forte étincelle entre les pinces à bout de platine la Cryolite ne donne guère que la double raie jaune du sodium et la raie 624.5 de l'aluminium. Mais si on fond la Cryolite sur deux fils de platine entre lesquels jaillit l'étincelle condensée on a un beau spectre du sodium complet, montrant les doublets de ce métal.

Forte. : Forte.

Moins forte. ; Moins forte.

Renverséessi : Bien visible.

Inteuse.) on chauffe 515.3 | Moins bien visible. — avec de l’al- È Diffuse.

cool salé. 98. Diffuse, plus faible.

On à en outre les deux raies de l’aluminium 624.4 et 623.4, mais faibles, et les deux raies rouges du lithium assez bien visibles 670.5 et 609.9.

On remarquera l’absence des raies du fluor malgré l'emploi d’un fort condensateur (3 jarres. S — 4001), il n’y à pas lieu de s’en étonner, la Cryolite se décomposant assez facilement par la chaleur. En effet, après l'expérience, la masse fondue avait une réaction nettement alcaline.

Crocoïse. PhCrO*. Échantillon de Bérésowsk (Sibérie).

Se volatilise dans l’étincelle et surtout lorsqu'elle est humectée d'acide chlorhydrique, même étendu. On a alors, avec les raies du plomb. les raies suivantes du chrôme dont la belle raie verte Cr« est très caractéristique.

Cr Cr Cra| 520.7 | Intense. 529.7 | Fine, nette.

534.1 | Fine, nette. 427.5 | Assez bien visible. 531.9 — 424.5 — De

J’ajouterai que ce ne sont que les résultats d’un examen sommaire fait avec le spectroscope ordinaire de laboratoire à un seul prisme.

Les morceaux se dissolvent rapidement dans l’acide qui les humecte, et-noircissent au passage de l’étincelle.

Pécaurane. 3(U0?) 2 (UO03) avec PbO, Az. etc. de Bohème.

Ce minéral assez mauvais conducteur, rougit au passage de l'étincelle et ne donne guère que les raies violettes du plomb dont il contient toujours une notable quantité.

CLévérre. Composition analogue, de Moos.

Cette espèce désormais célèbre par la présence de l'hélium qui y a été découvert, ne donne malheureusement aucun résultat par la méthode d'examen direct. Comme le péchurane, dont elle est très voisine, elle conduit mal, et devient incandescente, en donnant un spectre continu.

FER MÉTÉORITIQUE, de cañon diablo.

M. Friedel ayant bien voulu me confier l'examen spectroscopique d'un phosphure insoluble dans l'acide chlorhy-

drique et extrait de la météorite de Cañon Diablo, celui-ci placé dans l’étincelle condensée, et examiné avec le spectroscope à deux prismes, m'a donné un spectre de lignes du fer très nombreuses, comme celui qu’on obtient avec la Pyrite, et où figurent les raies de l’arc électrique. J'ai trouvé en outre d'une manière fort nette les lignes du nickel et celles du phosphore.

Voici les principales raies du phosphore reconnues :

| 604.5 528 . À Pha! 609.5 Ph5| 524.3 Ph8| 550.5 { 460.0

' 546.2 ti 458.9

Toutes ces lignes sont peu intenses mais bien nettes.

Voici celles du nickel :

Nix! 547.6 | Niy| 501.7 (497.4) Niy| 471.4 NiBl 508.1 | Nis| (498.4) 486.6 NC] 440.2

Elles sont difficiles à distinguer au milieu de celles du fer.

Les mesures précédentes sont données simplement à titre d'indication et ont été faites avec un spectroscope à deux prismes,appartenant à la Faculté des Sciences, et dont la courbe construite par moi, à une trop faible échelle, ne pouvait donner avec certitude que lestrois premiers chiffres, la décimale étant approchée à trois ou quatre unités près.

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