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CONCLUSIONS GÉNÉRALES — RÉSUMÉ

Un grand nombre de minéraux métallifères, dont une partie seulement ont fait l'objet de ce travail, peuvent donner, avec l’étincelle de la bobine de Rhumkorff et du condensateur, de bons spectres de lignes brillantes.

Non seulement les métaux, mais aussi les métalloïdes donnent leurs raies dans l’étincelle condensée.

Les éléments contenus en faibles quantités sont facilement discernables par ce procédé.

Plusieurs corps et notamment le fer, donnent dans ces conditions, des raies qui n'avaient jusqu'ici été observées que dans l'arc électrique.

En supprimant le condensateur, les spectres des métalloïdes disparaissent, et ceux des métaux se réduisent aux raies les plus brillantes.

Les minéraux non conducteurs, mais volatilisables dans l'étincelle, fournissent également de bons résultats par cette méthode.

Les sels fondus que j'ai eu l’occasion d'étudier donnent avec l’'étincelle condensée des spectres élémentaires, où les raies des métalloïdes sont brillantes et facilement discernables, comme celles des métaux.

Dans l'étude des spectres de comparaison, destinés à préciser les raies des éléments visibles dans les conditions où j'opérais, j'ai repris avec une plus grande approxi-

mation, notamment pour le soufre et le sélénium, les mesures qui avaient été faites antérieurement. Pour les autres métalloïdes et pour les métaux j'ai mesuré directement des raies qui n'avaient pas été signalées par les différents expérimentateurs, depuis MM. Plücker et Hittorf, ou Huggins. Ceux-ci les avaient, ou figurées seulement dans leurs planches, ou calculées dans une unité arbitraire.

Pour le soufre, enfin. j'ai montré qu’on pouvait obtenir facilement son spectre de lignes à l’air libre et dans les conditions ordinaires de température et de pression, sans recourir aux tubes de Plücker ou aux tubes à gaînes.

Vu et approuvé:

Paris, le 4 mai 1895.

LE Doyen DE LA FACULTÉ DES SCIENCES, G. DARBOUX.

Vu et permis d'imprimer :

Paris, le 4 mai 1895.

Le Vice-RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE PARIS, GRÉARD.

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