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OBSERVATIONS RELATIVES AUX PLANCHES

Les spectres représentés dans les trois planches sont réduits aux lignes les plus visibles et d'intensité au moins «bien marquée ». Les fonds lumineux, ne présentant aucun caractère constant, n’ont pas été figurés; il n’en a d’ailleurs pas été question dans ce mémoire. La division micrométrique est celle d’un spectroscope ordinaire de laboratoire à un prisme, en flint lourd, la raie du sodium correspondant à 400. Ces conditions d’expérience se rapprochent beaucoup de celles des spectres décrits et figurés dans l’ouvrage de M. Lecoq de Boisbaudran, et en rendront la comparaison plus facile. La partie supérieure de chaque planche porte une échelle de correspondance entre les longueurs d'onde (1), exprimées en millionnièmes de millimètre et les divisions micrométriques (Div.). Comme dans tous les spectres prismatiques, l'échelle des longueurs d'onde va en se resserrant du côté du rouge, et en se dilatant vers le violet.

Les spectres donnés, tels qu'ils ont été étudiés avec le spectroscope à deux prismes dans le cours du mémoire, auraient exigé des planches dun développement trop considérable et leur échelle micrométrique spéciale n’aurait pas correspondu à celles des instruments d'usage courant dans les laboratoires.

PLancHe [. — Donne le spectre du soufre, à l’air libre, dans l'étincelle condensée. On voit la correspondance de ses lignes avec celles du même corps dans la Galène, la Chalcosine et le Cinabre.

Dans le spectre de la Galène antimonifère, les principales raies de l’antimoine figurées sont un peu trop fortes; leur

présence est d’ailleurs très irrégulière; les raies Pbo et Ph n'avaient pas encore reçu cette désignation lorsque la planche a été faite, elles correspondent aux divisions micrométriques 176 et 179; cette omission a été réparée dans la planche III. Dans le spectre de la Chalcosine, la raie S9 du soufre, qui correspond à la division 151, est beaucoup trop marquée. Dans le spectre du Cinabre, les raies du mercure y, z, 8 et à sont notablement plus intenses que la figure ne l'indique.

PLancue II. — Le spectre de l’arsenic est figuré d’une manière schématique, l'intensité relative des raies et le caractère nébuleux et diffus de celles du bleu et de l’indigo ne sont pas indiqués. On a marqué par des traits courts les principales raies de l'air. On voit, sur les lignes ponctuées, au-dessous de la figure, les traits correspondants aux raies signalées par les différents expérimentateurs. Les raies de Thalén sont les seules mentionnées dans les ouvrages français.

PLance III. — Bien qu'à une plus grande échelle que les précédentes, cette figure correspond à une même dispersion et aux mêmes divisions micrométriques. Pour rester fidèle à la convention de n'y représenter que les raies d’intensités notables, certaines raies ou groupes, Sy par exemple, n'y figurent pas, bien qu'assez facilement visibles.

Je le répète, ces trois planches n'ont nullement pour but de représenter fidèlèment les spectres des minéraux, mais d'en donner approximativement idée, pour ainsi dire schématiquement.

Dans la pratique, il faudra s’en rapporter uniquement aux mesures et caractérisations de raies exposées dans le texte.

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