JU
6° — rojugeur de la peau.
10 — nodude résorbé en troïs jours, mais il y a
eu un amaigrissemenit considérable et le poids, à cette date, n’est plus que de 2050 grammes.
8° — eschare, le poids remonte.
A — petite eschare.
10° — eschare.
12° — abcès caséeux,
190 vaste eschare, Le poids qui n’a pas cessé
de remonter depuis la 8° injection est maintenant revenu à Pétat initial : poids à cette date : 3.085 grammes.
Début d’une gestation.
16° injection : rougeur de la peau qui disparaîtra.
Toutes les ulcérations et les reliquiats des autres llésions ont brusquement disparu ou presque, 17° injection : rougeur de la peau qui disparaîtra rapidement.
18° — aucune réaction locale.
48 heures après : mort brusque par malaidie interourrente des voies respiratoires, très probablement, car l’au topsie révèle des lésions très étendues ‘des deux poumions et l'animal présentait de la dyspniée depuis quielque temps.
L'’autopsie révèle également une gestation très anormale (présence d'œufs villeux coïnicidant avec celle de fœtus très évolués, presque à terme),
LAPINE N° 25. — poids 2000 gramimies, race commune. Age : 8 mois.
Etant en gestation :
Reçoit 5 injections de sérum sans accident.
Mise bas.
Une injedtion de sérum qui met 5 jours à se résorber.
Nouvelle gestation
Recoit 4 injections de sérum sans accident.
N'’étant plus en gestation, nouvelle série d’injections qui donnent une vaste eschare après la 4° et, continuant, on a un accident à chaque injection jusqu’à ce qu’une nouvelle gestation existant, on assiste de nouveau à la disparition de toutes les réactions locales.
La gestation paraît donc bien être un état qui modifie les réactions locales des lapins à lanaphylaxie, Eile paraît bien empêcher les accidents cutanés et les accidents de cachexie du phénomène d’ARTHUS, ainsi que la mort brusque. L’immunité des femelles en gestation est à rapprocher de leur résistance au choc anaphylactique signalé antérieurement chez le cobaye par DurAND et Raynazs (Revue espagnole d'Obstétrique et de Gynécologie, Octobre 1920, p. 458), par LUMIÈRE et COUTURIER (Société de Biologie, 1922, p. 495) et par MaxoeLz V. pa S. MorENA (Compte rendu de la Société Biologie, 1925, page 1543) qui, eux, trouvent que cette résistance au choc anaphylactique existe encore, bien qu’à un moindre degré, pendant la puerpéralité. Par contre, Pierre SImonix et Louis FERNIER (Soc, Biologie, 1925) essayant le choc anarhylactique chez la lapine gestante, arrivent à des conclusions contraires.
Quoiqu’il en soit, dans les conditions de nos expé-
riences, nous avons constaté l'influence nette de la gestation sur les manifestations locales de lanaphylaxie et nous croyons intéressant de rapprocher ces faits de celui signalé par un grand nombre d'auteurs; de la résistance remarquable des femelles pleines aux greffes cancéreuses.
Mais cette imprégnation par une albumine étrangère n’influence-t-elle pas, à son tour, la gestation ? À cette intéressante question, nous ne pouvons répondre que par les petits faits qui nous ont paru dignes d'attention (des expériences nouvelles sont à entreprendre dans ce sens). Cependant, nous avons cru remarquer que la profonde imprégnation par le sérum de cheval entraînait chez le lapin un certain degré de stérilité.
Une de nos lapines qui avait eu auparavant de nombreuses gestations normales, présenta, dès le début de son traitement, une interruption de la gestation en cours. Il faut dire qu’elle était atteinte d’une affection pulmonaire à laquelle elle succomba peu après. Mais nous sommes autorisés à nous demander si le sérum, au moins dans une certaine mesure, n’était pas lui-même responsable de cette affection car ce cas s’est reproduit chez 2 ou 3 autres animaux fortement imprégnés par ce même sérum et jamais chez d’autres sujets neufs. D’autre part, la forme des lésions trouvées à l’autopsie (petits nodules caséiformes dans les poumons) paraissant renfermer le même pus que celui trouvé dans les abcès cutanés dus directement aux inoculations sériques) et leur examen
histologique laissent planer un doute,
vis —
Chez une autre lapine, fortement imprégnée par l'albumine étrangère, nous fimes pendant longtemps de vains efforts pour provoquer une gestation. Celleci existant enfin se montra très anormale. Cette lapine, pendant le cours de cette gestation, alors qu’elle. avait fait antérieurement le phénomène l’ARTHUS, fut atteinte d’une affection pulmonaire analogue à celle de la lapine précédente.
Les lapines 30 et 25 mirent bas des petits tout à fait normaux, mais le second de ces animaux ayant eu deux portées normales de 8 petits chacune, puis ayant fait un phénomène d’ARTHUS, eut une troisième portée de deux petits seulement, qui ne vécurent que quelques minutes et depuis cette mise bas, c’est-àdire depuis environ 6 mois, la femelle n’est jamais plus entrée en gestation.
Chez la lapine 41, enfin, on n’a jamais pu provoquer de gestation.
De même chez les lapins mâles, nous avons cru constater une atrophie testiculaire : l’un d’eux toujours en observation, est porteur, actuellement, au niveau du scrotum, d’une tumeur kystique ayant le volume d’une petite orange.
Nous noterons encore que l’examen histologique a révélé chez une femelle une dégénérescence de l'ovaire avec, peut-être, processus tumoral. Voici l'exposé qui nous en a été fait par le Docteur No, au laboratoire d'histologie de la Faculté.
« Le parenchyme ovarien n'existe pratiquement « plus, sauf tout à fait en surface où il constitue une « enveloppe très mince au sein de laquelle On trouve