‹ Anaphylaxie par voie sous-cutanée: Le phénomène d'ArthusChapitre 24 sur 40 · LAON · texte numérisé non relu

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de sérum, ces deux antigènes n’ont pas paru s’ajouter (Voir observations, page 123). Ces animaux ont eu ure eschare à la troisième injection de sérum comme d'habitude, alors que les 4 ou 5 injections précédentes d'ovalbumine n'avaient donné encore aucun accident local persistant. Cet albumine nous à paru en effet moins toxique pour le lapin que le sérum de cheval. Et ici ignalons que les expériences d’ARTHUS où l’auteur pratique sur un même animal des injections doubles, sérum à un flanc, ovalbumine à l’autre flanc, ne nous paraissent pas bien démonstratives car, un onganisme animal n’est pas divisé en dèux compartiments, et l'injection locale imprègne, en réalité, rapidement tout l’organisme, par la voie vasculaire en particulier. En opérant ainsi, c’est donc un mélange que l’on injecte et les réactions locales observées sont celles du complexe sérum ovalbumine. Nous avons, du reste, traité un animal dans ces conditions et les troubles observés ont été particulièrement graves. (Voir observation, page 161.) - Mais si chez un animal très sensibilisé par le sérum, et qui, à chaque nouvelle injection répond par un accident grave, on injecte de l’ovalbumine, on ne conslate aucune réaction locale. C’est le cas du lapin N° 35 qui ayant présenté de gros accidents escharifiants après les 3° et 4° injections de sérum, reçoit sous la peau abdominale Jec. d’ovalbumine au 1/3 qui se résourbent en quelques heures, ne laissant persister ni la plus petite induration, ni la plus légère rougeur. La scule réaction observée fut une légère ibaisse de poids, ainsi que cela a lieu toutes les fois que l’on introduit

de ne

dans l’organisme d’un animal une albumine étrangère telle que : sérurn de cheval ou ovalbumine pour le läpin, telle que sérum de lapin, sérum de cheval ou ovalbumine pour le cobaye. Ce fait n’est-il pas général ?

De plus, le sérum de ce mème lapin, très précipitant pour lantigène cheval, ne révèle aucune trace de floculation avec l’ovalbumine. Bien entendu, l’examen avait été fait avant l'injection detblanc d'œuf de poule,

Certains auteurs prétendent que la spécificité n’existe plus si on multiplie les injections. C’est ainsi que Paul FaBry, traitant des lapins par des injections d’une albumine chaque fois différente : sérum de cheval, sérum de porc, sérum humain, sérum de mouton, obtient un choc mortel en pratiquant une nouvelle injection intravasculaire avec l’ovalbumine. Chez d'autres animaux il obtient également, dans ces conditions, le phénomene local d’Arthus. À

Ceci ne paraît pas impossible. Chacune de ces albumines a formé avec le sérum un complexe chimique spécial qui peut être, à la fin, permet une réaction analogue avec une albumine quelconque. La complexité d’une telle expérience autorise difficilement des déductions précises.

Quoiqu'il en soit, la spécificité a été prouvé par un certain nombre d’auteurs. LESNE et DREYFUS (Soc. biol. 1909) trouvent par exemple que les lapins sensibilisés à l’œuf de poule ne réagissent pas à l’œuf de pigeon. Mais dans d’autres travaux, ces mêmes auteurs faisant à un lapin une injection de blanc d'œuf de cane le 6 mai, une de sérum de cheval le 19 maï, une de lait

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