‹ Anaphylaxie par voie sous-cutanée: Le phénomène d'ArthusChapitre 25 sur 40 · SD · texte numérisé non relu

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le 25 mai, et une demi-heure après celle-ci, une de blanc d’œuf de poule, ont un choc mortel. Faisant à un autre lapin une injection de sérum de cheval le 94 avril, une de lait le 8 mai, une de sérum de cheval le 10 mai, et une d’œuf de poule le 18 mai, ont encore un choc mortel. Ils concluent donc : la spécificité anaphylactique n’est pas absolue, puisqu'on obtient une réaction mortelle avec une liqueur albumineuse inoculée pour la première fois. L’anaphylaxie n’est donc une reaction spécifique que si on limite le nombre des inoculations. (? ?) |

Cependant, cette spécificité nous est apparue bien nette dans certaines conditions : quand un animal est imprégné par une protéine, il ne réagit pas à l’inoculation d’une autre protéine différente.

Et mieux que cela, nous croyons que pour une même albumine, il y a spécificité jusque dans la forme «: cette albumine : c’est ainsi qu'ayant pu sensibiliser un läpin avec du sérum de cheval chauffé à 100° et l’animal ayant fait avec cette albumine ainsi modifiée, un accident de nécrose légère (voir N° 37, page 161). nous lui faisons une injection de ce même sérum, mais rormal, non chauffé. Nous attendions une eschare locale ou un accident général grave, Or, ce lapin fit simplement un œdème fugace avec rougeur de la peau au mveau de l'inoculation. D’autre part, le sérum de l'animal, prélevé. montre que la précipitation est plus intense pour l’antigène constitué par le sérum chauffé. Donc, l’albumine sérum chauffé à 100° doit être modifiée dans sa structure et le lapin est d’abord sensibilis pour celle-ci. | LLANUT (LE ONE

FDANE Here

Pourquoi ARTHUS a-til nié En spécifité ?

Parce qu’il s’est basé sur les variations de la pression sanguine, qui se produisent quand on injecte une protéine étrangère chez un sujet ayant un état humoral instable, Or si on relit les expériences de l’auteur, on voit que la réaction de la protéine est toujours très faible quand ce n’est pas elle qui a servi à préparer

1 animal.

9° —— Pouvoir précipitant du Sérum des animaux sensibilisés

On sait que lorsqu'on injecte à un animal par voie sous-cutanée, intra-musculaire, sous-péritonale ou intra-veineuse une albumine étrangère, on communique au sérum de l’animal la propriété de précipiter in vitro par l’albumine hétérogène correspondante.

Rappelons qu’en 1897, Kraus trouva qu’en mettant en présence un bouillon de cultures filtrées de bacilies cholériques et du sérum d’un animal immunisé contre ce même microbe, il se produisait un précipité.

Le pouvoir précipitant du sérum par un sérum étranger, a été découvert presque simultanément par: Temisrowrrcn et Bonper, en 1899.

Au cours de ce travail, nous avons examiné le sérum de nos animaux en traitement.

Il estibien certain que les expériences faites in vitro, sont loin de réaliser les conditions existantes in vivo. Les réactions colloïdales plasmatiques peuvent différer des réactions sériques, In vitro, c’est le sérum qui

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intervient tandis qu'in vivo, c’est le plasma qui réagit. La fibrine, et les éléments enlevés par la coagulation jouent peut-être un rôle extrêmement important dans les réactions intercolloïdales.

D'autre part, dans le cas particulier de nos expériences d’anaphylaxie à manifestations locales, ce qui se passe dans les liquides intersticiels peut être différent de ce qui se produit dans le sérum.

I1 n’en reste pas moins que le sérum des animaux anaphylactisés, est profondément modifié, qu’il a acquis des propriétés nouvelles, et ce pouvoir précipitant vis-à-vis de l’antigène nous paraît troublant et riche en résultats fructueux.

Et nous ne pensons pas du tout « qu’il est démon- « tré que ces propriétés n’interviennent nullement

dans la production des phénomènes anaphylactiques » (VON PIRQUET et SCHICK, ARTHUS, NICOLLEJ.

Voici la technique que nous avons employée pour examen des sérums :

Comme nous lavons dit précédemment, le sang a été prélevé suivant les besoins, soit par ponction de la veine marginale de l'oreille, soit par ponction car- ‘diaque, soit quelquefois par ponction carotidienne.

Recueilli dans des tulbes à essais stériles, le sang est abandonné à la coagulation spontanée à la température du laboratoire qui, au moment où nous avons effectué la plupart de nos essais variait de 10 à 17°.

Après 24 heures, on décante le sérum, qui naturellement doit être très clair, sinon il faut centrifuger,

Quelquefois, il y a hémolyse, mais cela ne gêne en rien la visibilité de la réaction de précipitation,

L’imprégnation par le sérum de cheval, donnant chez le lapin une réaction de précipitation intense, d'autre part cet animal pouvant subir de nombreuses saignées sans aucun inconvénient, nous n'avons pas eu ‘besoin de nous adresser à une méthode microscopique. Il y eut peut-être eu avantage à le faire de façon à déceler le très faible pouvoir précipitogène qui doit exister dans certains cas. En effet de nombreuses précipitations sont invisibles à l'œil nu et révélées par le néphéloscope.

MM. Ascozti, Vox PiRQuETr et ScuiCcK, mettent en présence le sérum de cheval et le sérum de l'animal non dilués, à parties égales. Mais si on a un sérum peu précipitant, en opérant de cette manière, il est possible qu’on ne voit rien, da réaction étant dans ces conditions très peu sensible.

HAMBURGER ajoute un excès de sérum précipitant et cbhtient ainsi un précipité abondant.

LEMAIRE, dans sa thèse de Paris, 1906, prend un volume de sérum de cheval pour cinq volume de sérum anti-cheval.

C'est cette dernière technique que nous avons employée en l’exagérant encore : dans 1 cc. de sérum de cheval, nous laissions tomber une goutte de sérum de cheval mesurée à la pipette, ce qui représentait environ 30 volumes d’anti-sérum pour 1 volume d'antigène.

Nous avons souvent remarqué qu’il suffit dans certains cas d’une trace de sérum antigénique sur les parois du tube, pour voir la précipitation se faire.

Et, au contraire, si on a un sérum peu précipitant, ajoutant des volume égaux de chacun des sérums, on

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