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ne verra rien. Le précipité qui se dissout toujours dans un excès de sérum antigénique, s’il est léger ne ne se formera qu’à la condition qu’il y ait un grand cxcès d’anti-sérum.
Généralement, quand le sérum est très précipitant la précipitation se fait en quelques secondes, ou en quelques minutes. Mais la rapidité d’apparition du précipité est variable suivant l'intensité du pouvoir précipitant de l’anti-sérum.
Quand celui-ci était assez faible pour ne se produire qu’au bout de plusieurs heures, nous laissions toujours la réaction se faire à la température du laboratoire.
Avec un sérum de pouvoir précipitant assez marqué, voici ce qu’on observe :
Si on laisse tomber la goutte de sérum antigénique dans la masse de l’anti-sérum, on la voit gagner le fond du tube sous forme d’une traînée opalescente qui, peu à peu s’épaissit et donne un trouble plus ou moins intense dans toute la masse.
Si le sérum est très précipitant, on n’a pas le temps d'observer ce qui est dit ci-dessus, aussitôt la goutte d'antigène est-elle en contact avec l’anti-sérum que celui-ci, se transforme en une gelée, toute la masse est prise formant un véritable coagulum.
Si au contraire, le sérum est moins précipitant, la trainée opalescente ne s’épaissit que lentement, donne un nuage qui formera finalement, un précipité léger, de densité telle, qu’il restera sous forme d’un anneau epais en suspension à la partie moyenne de la masse de l’anti-sérum et ne gagnera le fond du tube sous forme d’un dépôt blanchâtre que plusieurs heures après, quelquefois 24 heures.
Si le sérum est moins précipitant encore, on ne voit rien dans les premières minutes qui suivent la chute de la goute d’antigène. Ce n’est que 5, 10, 20 minutes ou même un heure après, que la masse de l’anti-sérum paraît se troubler un peu. Puis le trouble augmente très lentement de façon peu sensible à l’œil nu. Mais après 24 heures, on retrouve un léger dépôt blanchätre au fond du tube.
Quand, au lieu de laisser tomber la goutte de sérum antigénique, on la fait glisser sur les parois du tube, on a les mêmes phénomènes, un peu modifiés, c’est-àdire que le précipité se fait d’abord au point de contact sous forme d’un anneau à la surface du liquide
Pour la clarté de lexposition nous distinguerons :
Les sérums très fortement précipitants, avec lesquels la précipitation paraît instantanée et toute la masse se prend en un coagulum épais. |;
Les sérums précipitants forts, dont la précipitation se fait en quelques secondes et dont le précipité, très dense, n’a cependant pas l'aspect d’un coagr'lum comme précédemment.
Les sérums précipitants moyens : chez lesquels on voit le précipité $e faire en quelques minutes, précipité plus ou moins léger qui n’occupe jamais toute la masse de l’anti-sérum et ne gagne pas le fond du tube avant plusieurs heures.
Les sérums précipitants faibles ceux chez lesquels la réaction n’apparaît que plus ou moins lentement sous forme d’un trouble léger ou d’un louche.