LE POINT DE VUE DU SOCIALISME UTOPIQUE
Les matérialistes français du dix-huitième siècle, tout en menant une guerre sans trêve ni merci contre tous les « infâmes » dont le joug. pesait sur la France: de ce temps-là, ne dédaignaient point Îles recherches. sur ce qu'ils appelaient la /égislation parfaile, c'est-àdire la meilleure de toutes les législations possibles, une législation telle qu’elle pût donner aux «humains » la plus grande somme de félicité, et s'appliquer à toutes les sociélés existantes, — Justement par cela mênre qu'elle élait une législation parfaile et partant la plus: « naturelle ». Les incursions dans le domaine de la «législation parfaite » occupent une place assez. considérable dans les œuvres d’un Holbach cu d'un Helvétius. D'un autre côlé, les socialistes de Ia première: moilié de nolre siècle s'adonnentavec un zèle énorme, avec une persévérance sans égale, à des recherches sur la meilleure des organisations sotiales possibles, sur une organisation sociale parfaite. C'est là un trait saillant, caractéristique, qui leur est commun avecles matérialistes français du siècle dernier. C’est ce trait-là qui doit attirer, avant tout, notre attention dans cette: étude.
Pour résoudre lé problème d’une organisation sociale parfaite ou, ce qui revient au même, de la- meilleure de toutes les législations possibles, il faut évidemiment posséder un critérium, à l’aide duquel nous: