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Le Caire

2. Canal ; celui qui traverse le Caire et entretient ses difPeVenis réservoirs ou lacs, est ouvert chaque année en grande pompe lorsque le Nil est arrive à la hauteur requise.

3. Terrains creusés dans le Caire et ses environs, ci transfornu-s après l'élévation du cours du Nil en étangs sur lesquels les Inbitnnls vont eu b.ileau.

21» MÉxMOIRES D'UN GREC.

dais 5 voir tin paradis, sinon terrestre, du moins aquatique. Kn y arrivant cej cndant, je n'aperçus au dehors que ruines et ordures, et au dedans qu'ordures et misère. « Croyez donc, m'ccriai-je en songeant à Àly le tchaouche, croyez aux contes des voyageurs! »

« C'est précisément ce que je pensai en entrant à Stamboul,» me dit mon compagnon de voyage, l'habitant du Caire, un peu piqué de mon observation.

« Quoi I » lui disje, « oseriez-vous comparer le Caire à Coostantinople T En quoi trouvez-vous la moindre ressemblance entre ces deux cités ? Sera-ce entre les misérables marais qui s'étendent ici le long des rives du fleuve et les collines verdoyantes qui s'élèvent là sur le rivage même de la mer, entre voire eau jaune et bourbeuse qu'on garde précieusement dans des cruches de terre à demi cuite et le cristal limpide qui jaillit à Stamboul de fontaines dorées, enfin entre vos hommes couleur de fumée , vos femmes tatouées , vos enfants chassieux, et nos patriarches , nos houris et nos chérubins? Un cimetière même semble, à Constantinople , être un élysée ; ici, on serait tenté de prendre Thabitalion des vivants pour un charnier. »

« Chez nous, » me dit mon ami d'un ton un peu S6c, « les pierres précieuses s'enchâssent sur leur feuille d'étain , et nous admirons d'autant plus nos beautés que ce relief nous semble ajouter encore à leurs charmes. Suspendez votre jugement jusqu'à ce que vous ayez vu les palais du nos beys. »

Je n'avais pas envie de les voir sur-le-champ. J'avais remarqué les regards hautains et le costume somptueux des derniers des manielucks qui daignaient se mêler parmi le peuple , et je désirais éviter la caste privilégiée, jusqu'à ce que mon extérieur pût au moins soutenir une comparaison avec celui de ses membres les plus humbles. Je résolus donc de passer )a première nuit dans un khan ; et , le lendemain matin , je me préparai à pré^ senler ma lettre de recommandation. Prenant pour modèle mon ami Aly, je mis mes plus beaux vêtements; et, lorsque j'eus fini ma toilette , je me regardai dans un vomir avec taiit de complaisance que je commençai à craindre d'avoir le sort de Narcisse; et , dans l'appréhensiou de m'éue exposé iDoi-wêmc

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