‹ Anatomie Chirurgicale de la VessieChapitre 33 sur 92 · partie moyenne · texte numérisé non relu

partie moyenne

C'est dans l'épaisseur de l’aponévrose moyenne,

ro

mais seulement dans sa moitié ou ses deux tiers antérieurs le long de son bord latéral,et immédiatement accolées à la branche ischio-pubienne que passent l'artère honteuse interne, les veines qui l’accompagnent et le nerf dorsal de la verge. De l’artère honteuse se détache, au moment ou elle pénètre dans l'aponévrose moyenne, une branche volumineuse, la transverse profonde du périnée, terreur des anciens lithotomistes. Du volume d’une radiale au minimum, profondément située au milieu des plans fibreux de l’aponévrose moyenne, cette artère est difficile à het. mêméerayec nos -moyens actuels. De son point d’origine, elle se potte transversalement en dedans, passant à 3 centimètres en avant de la marge de l'anus pour atteindre la partie postérieure du bulbe. A ce niveau elle se recourbe en avant pour longer le bulbe. Il n’est pas rare de voir cette artère déplacée, soit en avant, soit en arrière.

Parvenue au voisinage de la symphyse la honteuse se divise en deux branches terminales, la caverneuse et la dorsale de la verge. La caverneuse plonge immédiatement dans le corps caverneux; elle ne présente rien de particulier. La dorsale de la verge continue la direction du tronc principal, elle passe sous la symphyse pour aller occuper sur la face supérieure de la verge le sillon qui résulte de l’adossement des deux corps caverneux. Le nerf dorsal de la verge, branche du nerf honteux, accompagne l'artère en se plaçant à son côté externe.

La veine qui correspond aux artères dorsales dela verge mérite de nous arrêter : placée sur la ligne médiane, sut le dos de la verge, la veine dorsale profonde, passe sous la symphyse et pénètre dans l’aponévrose moyenne. Là elle donne quelques ramuscules qui s’accolant aux artères honteuses, et reproduisent le trajet et la disposition de ce vaisseau: le tronc principal continuant la direction primitive passe sous le ligament sous-pubien, et vient se terminer dans un plexus veineux placé immédiatement audessus de l’aponévrose, et en arrière de la symphyse, le plexus veineux de Santorini. La veine dorsale de la verge volumineuse et impaire, occupe en passant sous la symphyse, sensiblement la ligne médiane. Cependant d’après MM. Albarran et Gallet Duplessis (1), elle seraitsouvent déviée lateralement ce qui permettrait, au cours de la symphyséotomie, d'inciser sans crainte la symphyse. Je l’ai trouvée souvent déviée en effet, mais pas au point que l’incision verticale ne püût l’atteindre. Sa meilleure protection est sa situation au niveau du bord inférieur d'une partie fibreuse que nous apprendrons plus loin, être le ligament sous-pubien, c’est-à-dire à près de 11 millimètres de la symphyse; elle n’adhère pas aux parties voisines, et ne leur est unie que par un tissu cellulaire lâche. Quant à l'artère et aux nerfs qu’on voit émerger à côté de la veine quand on regardel’aponévrose moyenne par

1. Gallet-Duplessis. Dz la symphséotomie ch: l'homme. Thèse de Raris,

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