‹ Anatomie Chirurgicale de la VessieChapitre 34 sur 92 · NES · texte numérisé non relu

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sa face inférieure, en raison de l'obliquité des branches de l’arcade, elles sont plus rapprochées du plan osseux, que la veine, mais leur position latérale, fait qu’on n’a pas à craindre leur blessure dans la section de la symphyse. — Anormalement, Blandin (1) a montré que si la dorsale de la verge, ne vient pas de la honteuse, une branche artérielle volumineuse arrive dans le périnée en passant sous la symphyse et va fournir suivant le cas, la dorsale du pénis, la caverneuse et la transverse, ou bien une ou deux seulement de ces artères. Le tronc anormai est parfois unebranchede l’obturatrice de l’épigastrique ou des artères vésicales.

Après cette digression sur les vaisseaux de la région, digression qui était indispensable à l’étude qui va suivre, revenons aux aponévroses.

Je rappelle que la conceptionlongtemps classique en France, etadmise encore par la plupart des anatomistes, est celle de Dénonvilliers. L’aponévrose moyenne se compose de deux lames aponévrotiques (Voir schémar, page 91), l’unesupérieure, l’autre inférieure et d'une couche musculaire intermédiaire. En avant et latéralement les deux lames aponévrotiques viennent se fixer dans l’angle de l'ogive pubienne et sur ses parties latérales; en arrière, le feuillet supérieur monte se jeter sur le péritoine en longeant la face postérieure dela prostate, aponévrose prostato-péritonéale : le feuillet inférieur se replie pour se porter en avant en se confondant avec l’aponé-

1, Blandin, Ana, topographique. Chap. premier.

vrose superficielle du périnée. Dans cette conception ;, la loge inférieure est nettement séparée de la supérieure, le bulbe est tout entier dans la loge inférieure ou superficielle. Quant aux vaisseaux et à l’urèthre ils ne peuvent évidemment passer de l'étage supérieur dans l’inférieur qu’en perforant le diaphragme uro-génital. La description de Denonvilliers a été battue en brèche de différents côtés : M. le professeur Farabeuf a fait remarquer depuis longtemps dans ses cours qu’il y a bien au niveau du bord postérieur de l'aponévrose moyenne union des différents feuilletsaponévrotiques par des trousseaux fibreux, mais non pas une disposition d’une régularité quasi géométrique comme celle qui résulte de la description de Denonvilliers. La constitution en loges nettement distinctes n'existe pas. Des fibres musculaires s’échappent souvent d’un plan pour gagner le plan voisin, c'est un fait que Holl (1), après d’autres a bien mis en évidence : notamment pour le tranverse superficiel souvent uni au transverse profond. Mais c'est surtout en ce qui concerne les rapports de l’urèthre, du bulbe et des vaisseaux que la conception de Denonvilliers est erronée. Si cette conception était exacte l’urèthre traversant le plancher pelvien devrait être fixé d'une manière absolument ferme par ses connexions aponévrotiques. Or, si àl'exemple de Zuckerkandl (2) 1. Holl, Loco cita'o.

2. Zuckerkandl. Ueber die fascia perinei fropria ; Medicinisches Jahrbuch. Vienne, 187$, page 77.

de Patruban (1), on introduit un cathéter dans l’urèthre et qu’on essaye de le mobiliser, on constate qu'on peut lui imprimer des mouvements étendus, en arrière et latéralement; ces mouvements ne sont limités qu’en avant.

En réalité donc les choses ne sont pas absolument disposées comme l'a dit Denonvilliers. Si je m'’enrapporte à mesdissections, voicicommentil faut considérer les aponévroses qui forment le plancher uro-génital. On retrouvera dans la description qui va suivre beaucoup des idées de Zuckerkandl, de Holl, de Henle. Je les citerai chemin faisant. Je ne reproduis point leurs publications pour éviter des longueurs et surtout parce que certaines d’entre-elles, en particulier celle de Zuckerkandl, singulièrement complexes, sont fort difficiles à suivre.

Le plancher urogénital comprend deux feuillets aponévrotiques séparés par le muscle transverse profond : prenons les feuillets successivement (fig. 8).

Le feuillet inférieur ou superficiel (le plus rapproché de la peau, fascia perinei propria de Zuckerkandl est un feuillet assez mince, caril laisse, comme le dit Zuckerkandl, apercevoir la plupart du temps par transparence les fibres du transverse profond. Il naît en arrière sur la ligne biischiatique, fréquemment renforcé à ce niveau par des expansions del’ischio caverneux; puis il se porte en avant. Dans ce trajet, il est souvent perforé près de la branche ischio-pubienne par de petits vaisseaux sans impor-

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