‹ Anatomie Chirurgicale de la VessieChapitre 36 sur 92 · MO · texte numérisé non relu

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dissection. On aperçoit alors, mais seulement alors, contrairement à ce que dit Henle, en regardant le périnée de face une disposition qui a été bien décrite par cet auteur. Sur la ligne médiane on aperçoit cinq orifices en avant, c’est à-dire près de la symphyse, et un seul en arrière (fig. 0).

Les cinq orifices placés côte à côte sont destinés, le médian à la veine dorsale, les deux latéraux aux nerfs, les intermédiaires aux artères honteuses internes. L’orifice postérieur plus considérable résulte de la section de l’urèthre : il est placé à 3 centimètres 1/2 de la symphyse, distance considérable si l’on songe que le diaphragme n'a guère plus de 5 centimètres sur la ligne médiane. Les orifices divisent le plancher uro-génital en trois régions secondaires. Une antérieure placée devant l’orifice de la veine dorsale, une mcyenne entre l’orifice de la veine dorsale et celui de l’urèthre, une postérieure placée en arrière de l’urèthre. ;

La région antérieure est désignée sous le nom de ligament sous-pubien, c’est le ligamentum arcuatum bubis inferius des auteurs allemands; c’est un ligament très développé qui peut atteindre 8 à 9 millimètres de hauteur. Il est formé de fibres qui partent de la partie antérieure de la face interne dela branche ischio-pubienne, s'entrecroissent avec des fibres de l’autre côté et vont s’insérer à la face infé- 1ieure de la branche descendante du pubis opposé. Ce ligament est généralement décrit par les auteurs avec l'articulation. Il représente pour

elle un solide moyen d'union et lui appartient en propre.

Les deux autres régions au contraire sont formées de tissus musculaire etaponévrotique qui appartiennent exclusivement au plancher uro-génital. Mais tandis que Henle considère que le plancher pelvien ne s'étend pas en avant au delà de l’orifice de la veine dorsale, Zuckerkandl ajoute aux deux portions qui nous restent à décrire un prolongementantérieur qui passant sous la veine dorsale unirait les deux corps caverneux en constituant pour eux un solide ligament d'union. Il donne à cette portion le nom de Gliedstück, portion pénienne, du fascia perinei profunda où aponévrose supérieure du plancher uro-génital. 11 reconnaît d’ailleurs qu'elle est mince et ne présente pas,au moins en avant, l'aspect nacré des aponévroses. Ce feuillet en hautetle feuilletinférieur du plancher en bas limitent une fente dans laquelle passent les artères honteuses et l’urèthre. Laissons de côté ce feuillet antérieur, cette portion pénienne et étudions les deux dernières portions du feuillet supérieur du plaïcher uro-génital.

De ces deux portions celle qui est en avant, ou portion moyenne, est comprise entre la veine dorsale en avant, l’urèthre en arrière. C’est une mince bandelette : Zigamentum transversum pelvis de Henle, Symphysenstück du fascia perinei profunda de Zuckerkandl, l’analogue de la partie antérieure du ligament pubo prostaticum medium de Krause. Cette bandelette est remarquable surtout pâr sa

structure presque entièrement fibreuse : c’est son bord postérieur que le cathéter accroche au moment où l’on abaisse le pavillon de la sonde, et cela d'autant mieux que l’urèthre n'étant pas maintenu se laisse entraînersur lui. Cette portion ne contient de fibres musculaires que tout près de lurèthre.

Arrivé au niveau de l’uréthre, ce feuillet se comporterait d'après Zuckerkandl de la manière suivante: Tandis que les fibres musculaires se rendraient en arrière en côtoyant l’urèthre, Le feuillet aponévrotique, parvenu contre l’urèthre, s’inclinerait en haut pour tapisser à distance sa face antérieure formant avec la portion principale du ligament un angle de 70° ouvert en haut. Le feuillet aponévrotique viendrait passer devant la prostate en se confondant là avec les ligaments pubo-prostatique et ischio-prostatiques, dépendancesde l’aponévrose pelvienne qui forment autour de la glande la capsule de Retzius.

La région postérieure ou troisième portion s'étend de l’urèthre à la partie postérieure du périnée, elle est pour Zuckerkandi entièrement musculaire; de sorte que dans sa conception l'urèthre n’a pas de plan aponévrotique à traverser, mais se glisse entre. le feuillet supérieur du plancher étendu du corps caverneux à la prostate et le feuillet inférieur qui né de la ligne interischiatique s'arrête entre Les corps caverneux au-dessous de l’urèthre. En réalité, cette région postérieure est formée de fibres musculaires le transverse profond sur lesquelles nous allons reve-

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nir et d’un mince feuillet aponévrotique qui le recouvre du côté du bassin. Mais tandis que la première portion était entièrement fibreuse, la deuxième musculaire et fibreuse avec prédominance de tissu

fibreux, celle-ci également musculaire et fibreuse contient surtout des fibres musculaires. À mon

avis du moins, contrairement à l'opinion de Zucker- KandlI ; il existe réellement au-dessus du transverse profond, recouvrant sa face pelvienne, une lamelle aponévrotique étendue de l'urèthe à la ligne bisischiatique.

Nous venons de décrire longuement les aponévroses : c'est entre les deux plans aponévrotiques que rampent les artères et nerfs honteux internes. Signalons encore dans cette loge la glande de Mery et de Cooper, et nous n’aurons plus à étudier que les fibres musculaires.

Ces fibres musculaires forment un plan connu sous le nom de muscle de Guthrie.

La disposition du muscle de Guthrie a donné lieu à un grand nombre de controverses : d’abord étudiée scalpel à la main, cetterégiona étéensuite fouillée avec l'œil armé du microscope. Maïs ce procédé même n’a pas donné tous les résultats qu’on en attendait et les derniers travaux parus sur cette question, celui ddr Oréau (ice sde M>Gros (2) et..de

M. Holl (3) aboutissent à des résultats différents.

1. Quénu. Dichonnaire encyclopédique des sciences médieales de Dechambre ar . u èthre, page 211, 880.

2. Gros. Gaz'tte hebdomadaire des Sciences médicales de Montpellier, 1889 p. 169 et suivantes,

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