Scarpa, loco citato, page
2. Senn. Recherches sur les différentes méthodes c'e taille sous-pubienne. Dis-
sertation inaugura'e. Paris, 1825.
3% Blandin, Anatomie topographique, page 383.
Tous les auteurs ont accepté,ces chiffres, c'est ainsi que Sappey donne, prenant l’orifice uréthral
comme centre :
Diamètre médian antérieur... . . . oc.
Diamètre médian postérieur. . . . 1 €. 7 Diamètre médian transversal. . , 4 c
ÿ Diamètre oblique en bas et en dehors. 2 c. 3
La face supérieure du reieveur est tapissée par une aponévrose : l'aponévrose du releveur. Cette aponévrose est située à quelques millimètres audessus du muscle dont elle partage les insertions. En dehors elle se détache de la ligne qui joint la partie inférieure de la face postérieure de la symphyse à l’épine sciatique. Cette ligne est renforcée par une série de fibres arciformes, auxquelles Heale donne le nom d'arcus tendineus fasciæ pelvis (1).
Latéralement et en arrière l’aponévrose du releveur se continue de même avec les plans aponévrotiques voisins, en arrière avec l’aponévrose qui recouvre l’ischio-coccygien, latéralement avec l’aponévrose qui recouvre la partie supérieure de l’obturateur interne, et avec l’aponévrose du pyramidal. Mais tandis que aponévrose du releveur et aponéviose de l’ischio coccygien se continuent sans ligne
1. C’est du moins l'interprétation à laquelle je me rallie après la lectur® du livre de Henle. On décrit souvent sous ce nom le lgament pubo-prostatique. Je crois que c’est une fausse interprétation du texte. C’est avec le sens que je lui donnè que le terme est employé par les anatomiste alle-
mands modernes (Voyez Pansh Gruniriss der Anat. des Menschen).
de démarcation l'aponévrose de l’obturateur est nettement séparée par l’arcus tendineus. Un épaississement analogue sépare l'aponévrose de l’ischio-coccygien de l’aponévrose pyramidale, ce dernier dépend du petit ligament sacro-sciatique dont il représente en somme la face profonde. Arcus tendineus, bandelette intermédiaire à l’ischio-coccygien et au pyramidal viennent en résumé converger vers la petite épine sciatique. Du même point part une bandelette aponévrotique verticale, résultant de la rencontre de l’aponévrose du pyramidal et de celle de l'obtu- rateur interne, c’est la bandelette ischiatique de Broca, Gery, plica ischiadica de Schwalbe et Hoffmann. L'ensemble des trois bandelettes arcus tendineus, plica-ischiadica, pli intermédiaire au pyramidal et et ischio-coccygien, forme ainsi que le faitremarquer Rogie (1), uneétoile à trois branches (fig. 10). L'ensemble de feuillets aponévrotiques qui recouvrent le releveur, l’ischio-coccygien, le pyramidal et l’obturateur interne constitue ce qu’on a appelé : l’aponévrose pelvienne supérieure. Suivant un trajet descendant des parties latérales vers le raphée, l’aponévrose pelvienne forme comme le releveur une véritable carène au fond de laquelle repose la deuxième portion du rectum. Le rectum sépare ainsi la partie postérieure de la vessie à l’état de moyenne dilatation du périnée. Aussi, quoique le rapport de la vessie avec la partie postérieure du plancher
1, Rogie. Journal des Sciences médicales de Lille, 19 septembre 1800.
périnéal fût assez éloigné, j’âi tenu à le décrire, la vessie distendue venant se mettre en rapport avec lui.
En dedans les deux aponévroses du releveur descendent l’une vers l’autre. La manière dont elles se comportent mérite de nous arrêter. Arrivée près de la ligne médiane chaque aponévrose rencontre en avant les muscles pubo-vésicaux, plus loin la prostate, derrière celle-ci laponévrose dite prostato-péritonéale puis le rectum et enfin le raphée ano-coccygien. Au niveau des muscles pubo-vésicaux et de la prostate, l’aponévrose s'arrête comme le releveur lui-même, elle se divise alors en deux feuillets : l’un inférieur, l’autre supérieur. L'inférieur descend le long du bord interne du releveur et forme une cloison placée de champ qui s'étend de la face postérieure du pubis, aux parties latérales du rectum, c’est l'aponévrose pubiorectale ou latérale de la prostate de Denonvilliers. C'est dans son dédoublement que sont placés les plexus latéraux de la prostate. Placée de champ elle présente deux faces et deux bords. La face externe est concave en dehors et cette concavité embrasse le bord interne du releveur. La face interne répond à la prostate, puis à l'aponévrose prostatopéritonéale et au rectum. Le bord supérieur est formé par le ligament pubo-vésical, véritable arête supérieure qui vadupubis à la face antérieure de la prostate. En arrière le feuilletinférieur descend entre les sphincters interne et externe de l'anus, jusqu’à la
peau. Derrière le rectum, l’aponévrose se fixe simplement au faphée recto-coccygien puis au coccyx.
L'ensemble de l'aponévrose et de ce feuillet inférieur forme ce que Rogie appelle l’aponévrose pelvienne
anatomique. Le feuillet superieur, de dédoublement enavant se porteentre les deux ligaments pubo-vésicaux, c'est une mince toile souvent perforée, qui ferme en haut la loge du plexus de Santorini. Plus loin il monte sur les faces latérales de la vessie; et plus en arrière encore sur celles du rectum. Ce feuillet forme en quelque sorte deux manchons qui embrassent la vessie en avant, le rectum, en arrière, manchons résistant qui empêchent les suppurations de passer d’un côté à l’autre. Ce feuillet uni à l’aponévrose du releveur constituerait pour cette raison l’'aponévrose pelvienne chirurgicale. La logé du rectum est séparée de celle de la vessie par une lame transversale dite aponévrose prostato-péritonéale qui monte de la face postérieure de la prostate vers le péritoine. Quant à la face supérieure de l’aponévrose du releveur elle est recouverte par un tissu celluloadipeux abondant qui la sépare du péritoine.
Chez la femme, la paroi inférieure de la loge vésicale est constituée sensiblement comme chez l'homme, mais le vagin vient échancrer largement le plancher. | L'aponévrose moyenne existe, réduite à deux bandes latérales, longeant les branches ischiopubiennes: elle est recouverte superficiellement par
DELBET L?
fa” peau, te tissu cellulo-adipeux, une aponévrose : superficielle, les deux muscles ischio-clitoridiens iatéralement ; le transverse superficiel en arrière ; les deux moitiés de constricteur de la vulve, recouvrant le bulbe du vagin, représentent le bullo-caverneux de l’homme.
Le releveur existe comme chezl’homme,etcomme chez lui composé de deux couches. Quant à la dépression qui loge chez l’homme, la prostate et le muscle de Vilson, elle est occupée chez la femme par le vagin. Latéralement et en avant, des expansions aponévrotiques étendues du vagin au pubis, reproduisent les aponévroses latérales de la prostate. Les plexus veineux rampent le long du vagin, comme le long de la prostate. L'aponévrose pelvienne en arrivant sur les côtés du vagin se dédouble. Un feuillet remonte pour se porter vers la vessie, l’autre descend sur les côtés du vagin et s’y fixe.
Le cul-de-sac vésico-utérin est à une distance notable du plancher. Le cul-de-sac recto-utérin descend au contraire très bas ; nous savons que c’est lui qui représente le cul-de-sac recto-vésical de l’homme.
D'une manière générale, le périnée de la femme est plus étendu en surface que celui de l’homme, mais ses dimensions verticales sont moindres. Les diamètres tiansverses et antéro-postérieurs sont estimés à 4 pouces (10 centimètres) par Blandin, encore le diamètre antéro-postérieur peut-il être accrû par la rétropulsiondu coccyx chez les femmes
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1g. sous piihisn lrant pukee
Veine dorsale
L 1e Trans nalvii
ariere lonieuse 7 1 17
Périnée antérieur vu de face après ablation des couches superficielles et du feuillet inférieur de l’aponévrose moyenne.
Demi grandeur, on aperçut les trois formations : en avant le ligament sous-pubien, au milieu le ligament t ansver:um pelvis, en arrière le plan du muscle transverse profond. Les nerfs honteux qui cotoyent l'artère n'ont pas été figurés.
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Vrelère
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