‹ Anatomie Chirurgicale de la VessieChapitre 74 sur 92 · CCC CE · texte numérisé non relu

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On remarquera que dans ce tableau, le relèvement du péritoine est en somme très faible, si on retranche le cas où des quantités énormes de liquides ont, été injectées (550 grammes dans le ballon, 490 dans la vessie).

Dans une troisième série on pratiquait une cystotomie sus-pubienne, mais on s’arrêtait quand on arrivait à la vessie, et on avait soin de ne pas déranger les organes. Les mensurations n’ayant porté que sur la situation du sommet, je me dispenserai de les rapporter ici.

Fehleisen (1) revient sur cette question et emploie, comme Braune, la méthode de congélation; méthode quelque peu défectueuse car elle ne permet qu’une seule mensuration sur un même sujet. Dans une expérience, la vessie contient 200 grammes d’eau, le ballon rectal 480. Le cul-de-sac péritonéal antérieur est à quatre centimètres du bord supérieur de la symphyse. Dans une deuxième expérience, il remplit la vessie avec 680 grammes de liquide (autant que dans la véssie et le rectum du cas précédent) et laisse le rectum vide. Le péritoine n’est qu'à deux centimètres de la symphyse. Dans une troisième, le rectum contient 500 centimètres cubes, la vessie 420 centimètres cubes, le cul-de-sac péritonéal remonte à 8 cent. 1/2 au-dessus de la sym-

physe.

1. Fehleisen. Ueber die Verschieblung der Harnblase bei der tamponnade

des Rectum. Archi. für kliniscke chirurgie, 188$, T. 32 p. 563.

En variant leurs expériences, Fehleisen et Strong arrivent en outre à cette conclusion que la quantité de liquide qu’il convient d’injecter dans le ballon rectal doit varier de 400 grammes à 500 grammes et qu'il faut remplir le rectum avant la vessie.

Moi-même, j'ai entrepris des expériences de contrôle et les chiffres que ces expériences m'ont donnés sont peu différents de ceux de Petersen et de Symigton. Ils s'éloignent, au contraire, de ceux de Bouley. | - J'ai suivi la même technique que Petersen. J'ai pratiqué une petite boutonnière sous-ombilicale et introduit un instrument rigide jusqu’au cul-de-sac.

J'ai évalué ensuite après chaque injection le point

où se trouvait l’extrémité correspondant au cul-desac.

‘ Bouley trouve cette technique défectueuse et en emploie une analogue. Duchastelet (1) estime qu’on déprime le cul-de-sac avec l'extrémité de l’instrument; c’est simplement affaire d’attention d'éviter cette cause d’erreur.

L’incision de la paroi et l'examen direct donnent des résultats complètement faux, ainsi que je m'en suis assuré, et j'en donnerai plus loin la raison.

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