RÉSISTANCES DUES AU PÉDICULE VASCULAIRE
[ne faudrait pas cependant que le chirurgien fût pénétré de celle idée qu'il obtiendra toujours la descente du testicule dans les bourses par la libération des multiples connexions musculeuses qui relient le canal déférent et le cordon à leurs enveloppes et aux parois du trajet inguinal. Dans certaines ectopies, en effet, l'échec dans l’abaissement ne vient pas du canal délérent mais bien des vaisseaux qui forment la corde d'arrêt du testicule et constituent une tige rigide et imextensible, retenant la glande dans sa position vicieuse. Malgré l'isolement le plus complet du cordon, l'allongement obtenu est peu marqué tant que le pédicule vasculaire subsiste. Quelques opérateurs, pour parer à cette brièveté du pédicule nourricier, ont recommandé la section partielle des vaisseaux. Lucas-Championnière, en 1887, dut trancher tout ce qui n'était ni le canal déférent ni l'artère spermatique « pour arriver à attirer dans le scrotum un testicule ectopique ».
Bidwel déclare, en 1893, que l'on peut couper sans inconvénient l'artère spermatique, les nerfs et les veines sans dommage pour le testicule, à condition de respecter l'artère déférentielle.
Championnière présenta, le 4 juillet 1900, à la Société de chirurgie, un opéré auquel il avait sectionné les vaisseaux du cordon spermatique, sauf l'artère déférentielle, pour obtenir la
réduction totale d’un testicule droit arrêté à l’orifice supérieur du canal imguinal.