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CHAPITRE I

RÉSISTANCES DUES AU CANAL VAGINO-PÉRITONÉAL

L'analyse d'un grand nombre d'observations puisées dans différents auteurs nous permet d'émettre cette opinion que la non-réussite dans le traitement de l’ectopie testiculaire mguinale, n’est pas toujours causée par le canal déférent et le pédicuüle vasculaire. Lucas-Championnière, Jalaguier, Berger, Broca, qui ont fait le plus d'interventions pour ectopie meriminent rarement ces éléments. Dans la majorité des cas, le canal déférent est flexueux et exubérant ; les vaisseaux auraient une élasticité suffisante pour gagner deux ou trois centimètres nécessaires à la fixation de la glande, et cependant il est impossible de faire descendre le testicule. Cherchant la raison de ces insuccës et éclairé dans nos recherches par les observations de notre maître M. le professeur Forgue, il nous semble qu'elle réside le plus souvent dans le canal vagino-péritonéal. Comment se présente ce canal ou plutôt comment se comporte la tunique vaginale vis-à-vis du péritome. Plusieurs cas doivent être envisagés :

1° Elle peut rester en communication avec le péritoine, comme cela s'observe à l’état normal dans toutes les espèces animales, et alors on voit s'étendre de l’orifice interne de l’annear imguinal jusqu'au-dessous du testicule, jusqu’au scrotum quelquefois, un long canal vagino-péritonéal ouvert.

2° Elle peut subir une oblitération partielle, une sorte de ré.

trécissement annulaire qui ne laisse persister qu'un orifice entre la vaginale et le péritoine.

3° Elle peut subir une oblitération complète juste au-dessus du testicule, ou bien une oblitération complète au-delà du pôle Supérieur du testicule jusqu'à l'anneau inguinal profond. En un mot, le conduit est ouvert ou fermé.

Ainsi que nous le mettons en relief dans les observations suivantes, le conduit vagino-péritonéal perméable, s’accolant aux bords du canal déférent et des éléments vasculaires du cordon, les plisse et forme un véritable volant plissé, qui empêche le testicule de s'abaisser.

Lorsque le testicule ectopique est entouré d'une séreuse vaginale parfaitement close et séparée du péritoine par un cloisonnement, il existe en même temps une non-oblitération des parties les plus élevées du conduit vagino-péritonéal, sous la forme d'un injundibulum péritonéal, pénétrant par l'anneau inguinal profond et se rattachant à la vaginale du testicule par une adhérence fibreuse très étroite constituée par la partie oblitérée du canal vagino-péritonéal. On s’en convainc aisément en exerçant une traction sur la séreuse qui entoure le testicule, après avoir ouvert largement le canal inguinal : le péritoine cédant à cette traction s'engage de plus en plus bas dans le trajet et se continué directement avec les parois de Ta vaginale par le sommet de la pointe qu'il forme en pénétrant dans le trajet. Le conduit vagino-péritonéal forme ainsi une corde inextensible qui fixe la vaginale testiculaire au péritoine, corde qui contracte des adhérences avec les éléments du cordon et que l’on doit couper pour descendre le testicule.

Service de M. le professeur Forgue

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