CONCLUSIONS
1° L'élude de l'ectopie inguinale du testicule est intimément liée à l'histoire des hermies Depuis l'antisepsie, les nombreuses opérations de cure radicale amenant à faire des dissections complètes, de véritables autopsies sur le vivant, ont permis d'acquérir des notions assez précises sur la situation et les rapports anatomiques du testicule eciopique. En traitant la hernie, on s’est fait un devoir de conserver et de remettre dans sa position normale le testicule ectopique malgré les multiples difficultés opératoires qui pouvaient surgir.
2° Une de ces nombreuses résistances rencontrées au cours de l'intervention est due au canal délérent. Ainsi que nous l'avons montré dans notre travail, divers opérateurs ont échoué dans leurs tentatives d’abaissement du testicule Inguinal non pas tant parce que le canal déférent, frappé par un arrêt de développement, présentait une longueur insuffisante, mais parce qu'il était fixé seul ou avec les autres éléments du cordon par des brides solides à un point quelconque du trajet -imguinal. Ce canal déférent est donc congénitalement irop court ou accidentellement trop court : dans la première hypothèse, l'échec est certain ; dans la seconde, la rupture seule des adhérences peut lui rendre son étendue normale et permettre la fixation du testicule au scrotum.
3° Le pédicule vasculaire, lui aussi, peut former la corde d'arrêt du testicule dans le canal inguinal.. L'observation de
| enr Mignon, présentée à la Sociélé de chirurgie, en est une démonstralion indiscutable. Cette brièveté du pédicule vasculaire, rare, il est vrai, délie toute manœuvre d’abaissement absolu du testicule. Souvent, témoin les cas de Lucas-Championnière, Berger, Mignon, elle nécessite le sacrifice de tout le Cordon à l'exception du canal déférent.
4° Le troisième obstacle est constitué par la séreuse vaginopéritonéale. De l'avis de M. le professeur Forgue, c’est le principal. Ce conduit péritonéo-vaginal peut être perméable ou oblitéré : perméable, il contracte des adhérerices avec les éléments du cordon, et contribue à former un véritable volant plissé qui diminue considérablement la longueur de ce cordon ; oblitéré, le conduit vagino-péritonéal se réduit à un fractus fibreux adhérent au cordon, allant du péritoine à la vagimale testiculaire et forme une véritable corde de suspension du testicule. Le succès dans l’abaissement de la glande consistera dans l'isolement complet de la séreuse et du cordon.
VU Et PERMIS D'IMPRIMER * Vu ET APPROUVÉ:
Montpellier, le 18 février 1905 Montpellier, le 17 février 1905 Le'Recteur Le Doyen,
BENOIST. MATRET
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