‹ Anatomie Chirurgicale Du Testicule En Ectopie InguinaleChapitre 22 sur 24 · OBSERVATION XIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIV

D' Richelot (Société de chirurgie, 7 avril 1890)

(Résumée)

X..., forgeron, 20 ans, entre dans le service de M. Richelot, à l'hôpital Teñon, le 13 février 1890. Il est atteint d'ectopie inguinale double. |

Le malade avait, depuis plusieurs années de temps à autre, des douleurs vives dans les aines qui le forçaient à s'arrêter et qui, une fois assis, l'empêchaient même de remuer les jambes. Le malade est plutôt d'aspect un peu chétif, la voix est enrouée ; 1l a de la barbe et des poils au pubis ; il a depuis plusieurs années des rapports sexuels et des éjaculations qui semblent normales. Le testicule droit est au pli de laine et immobilisé dans le trajet inguinal : il paraît de volume ordinaire. Le gauche, d'une taille au-dessous de la moyenne, est libre et flottant, se laisse attirer sans résistance au-dessous de l'anneau et remonte aussitôt vers la partie supérieure du trajet. À gauche, le scrotum est peu développé ; à droite, il est rudimentaire.

Opération le 25 février 1890. Commençant par le côté gauche, écrit Richelot, Je découvre le testicule en incisant le conduit vagino-péritonéal ; puis, une incision transversale au-devant des éléments du cordon me permet d'isoler par décollement le bout supérieur du canal séreux. Je remarque alors que le canal est oblitéré à la partie supérieure du trajet inguimal, vers l'abdomen. Je supprime ce bout supérieur par une dissection complète et poursuis l'isolement de la vaginale sur toute la longueur du cordon. Celui-ci, isolé du conduit vaginopéritonéal et dégagé de toutes les adhérences qui l'unissaient aux parois, permet au testicule de descendre jusqu'au fond es

bourses.

Du côté gauche, la dissociation du canal séreux et iles élé- “ients du cordon a été pénible, mais complète, et le testicule a pu être abaissé dans un scrotum rudimentaire.

De ces observations, nous déduisons aisément que, pour obtenir un résultat satisfaisant, l'isolement du cordon d'avec la séreuse péritonéo-vaginale doit remplir ces deux conditions : 1° être complet, absolu ; 2° s'étendre de l’orifice profond du canal Inguimal jusque près du bord supérieur du testicule, porter par conséquent sur toute l'étendue du conduit.

Nous serons brel sur les connexions de la séreuse avec les parois du trajet inguinal : ces adhérences sont en général très faciles à rompre et cèdent à la simple pression du doigt. Il v a des sujets cependant chez qui l’ectopie inguiale tient à ce que la séreuse est adhérente à la face antérieure de l’aponévrose du grand oblique : elle est en ce lieu relevée fond en l'air, et pour la remettre en place, on doit effondrer la cloison qui ferme le scrotum. Jalaguier a signalé maintes fois celte cloison élastique, qui est une dépendance probable du hgament suspenseur des bourses, mais il lui a suffi de la sectionner pour abaisser aisément le testicule.

Nous terminons en disant que nous ne considérons pas avec Watson Cheyne, l’atrophie du scrotum comme la principale résistance dans l’abaissement du testicule ectopique. Ce développement incomplet des bourses, fréquent chez l'adulte, est rare chez l'enfant, et nous paraît être une conséquence de l’ectopie. .

Le scrotum s’atrophie et se rétracte parce qu'il n’est pas habité. Du reste, il est exceptionnel de ne pouvoir y creuser une loge suffisante pour contenir la glande séminale.

Een et

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