OBSERVATION II
Le Dentu. — Tirée de la thèse de Bezançon
(Résumée)
Le nommé C. G..., âgé de 18 ans, atteint d’ectopie inguinale et hydrocèle droites.
Opération le 11 mars 1891. Longue incision allant jusqu'à la partie inférieure de la bourse droite. Dissection de la tunique vaginale jusqu'à l'anneau interne et au-delà. La vaginale étant ouverte, on voit que le testicule est maintenu à l'anneau par des brides solides, larges de 2 centimètres environ, formées par des plicatures de la séreuse et présentant l'aspect de stigmates d’une hernie ancienne. Une fois ces brides, cause évidente de l'ectopie, sectionnées du côté du sac, ainsi que quelques brides extra-vaginales insérées sur l'épididyme, non sur le testicule, celui-ci est un peu abaissé, mais bientôt la brièveté du canal déférent le retient et.on ne peut le fixer qu'audessous de l’anneau externe.
OBsERVATION III
D: Lucas-Championnière. — Tirée du traité : Cure radicale des hernies, 1892 (Résumée)
Homme de 23 ans, entre à l'hôpital Saint-Louis en mars 1891. Double ectopie inguinale avec entéro-épiplocèles adhérentes. Cure radicale et abaissement des testicules.
Opération du côté gauche le 24 avril. Rien de particulier.
2 juin, côté droit. La peau est incisée. Le sac ouvert, on trouve la cavité herniaire occupée par une masse épiploïque adhérente. Le testicule est très haut dans le canal inguinal,
LEE ere fixé avec une solidité qui devait défier tout déplacement. L'épiploon est réséqué et pédiculisé, le testicule est abaissé avec la vaginale ; celte partie de l'opération est extrêmement labo rieuse ; les attaches du testicule sont en quelque sorte réduites à un canal déférent court ; l’abaissement absolu est impossible. Le testicule reste à la hauteur de la racine de la verge.