DÉVELOPPEMENT DES CENTRES NERVEUX
paraissent: vésicules cérébrales anlérieure, moyenne et postérieure. Puis la vésicule antérieure et la vésicule postérieure se subdivisent en deux ; d;aù^cin^ : antérieur-, intermédiaire, moyen, postérieur et arrierecerveau. Il faut v joindre Tisthme du cerveau postérieur. Le canal central du tube médullaire persiste, formant: dans la moelle, le canal de Tépendyme, dans l'encéphale, les différents ventricules.
L'histoire ultérieure de ces diverses parties est résumée dans le tableau ci-après, dont il faut connaître les termes, ne fût-ce que pour pouvoir lire les traités récents comme celui de van Gehuchten (1) :
TABLEAU I. — Développement et Dénominations embryologiques
des Centres nerveux.
Vésicule cérébrale antérieure jirosenccphale.
Vésicule cérébrale moyenne 7né s encéphale.
Vésicule cérébrale postérieure rhombencéphale.
Cerveau antérieur télcncéphale, '
Cerveau | intermédiaire diencépkalc.
Cerveau moyen méscnc&phale.
Isthme du i-hombencéphale.
Cei-veau postérieur niclcnccphale.
Arrièrecerveau
my élencéphale.
Ventricule latéral
Hémisphères cé- \ rébraux (pallium ' ou manteau). Corps striés, bulbe oH'ac- ■tif.
Trou de Monro.
Troisième ventricule.
/ Couches optiques, ) corps pinéal. ré- 1 gion de l'habénula, \ corps genouiUés.
Corps mammillaires, tu hercule cendré, chiasma des nerfs optiques, recessus optique et lame terminale.
. , . Tubercules quadrijumeaux, pé- Aquecliic ;£iQ„j.yics cérébraux (ia plus grande do bylvuis.)p^,.ji^^
Quatrième ventricule.
Quatrième ventricule.
Quatrième ventricule.
Valvule de Vieussens, pédoncules 1 cérébelleux supérieurs, partie des pédoncules cérébraux.
Protubérance, cervelet.
Moelle allongée.
Canal neural.
( Canal de | Moelle épinière.
(1 épendyme. ) ^
(1) Voy. VAN Gehuchten. Analomic du Système nerveux de riiommc, 2° édit., p. 9.
La moelle, qui occupe d'abord toute la longueur du canal racliidicn, s'étire dansla région sacrée, puis se détache finalement de la base du coccyx, remonte (ou paraît remonter) dans le canal et atteint, dans la première 1 année de Ja vie extra-utérine, le bord inférieur de la jj] première vertèbre lombaire où elle se fixe : de là la dispo- / sition descendante des racines lombo-sacrées qui forment la queue de cheval et le tassement des divers centres médullaires primitifs dans un espace relativement restreint j par rapport à la longueur et à la surface du corps. H Le développement des éléments nerveux s'elfectue comme i'*' suit : au début, le tube médullaire est formé de cellules épithéliales entourant le canal central. Certaines de ces cellules (spongioblastes) émettent par leur côté externe des prolongements ramifiés et anastomosés qui forment une mince couche de substance spongieuse, première ébauche ' i de la névroglie, et dans les mailles de laquelle s'engageront V plus tard les prolongements des cellules nerveuses. Nombre de spongioblastes restent autour du canal central, formant les cellules épendymaires, d'autres émigrentdans l'épaisseur des parois de l'axe cérébrospinal pour donner les cellules névrogliques en araignée. Tout autour du canal central, d'autres cellules prennent une forme arrondie (cellules germinatives de His), puis deviennent piriformes (neuroblastes). La partie effilée (cône de croissance de Cajal) pousse un prolongement cylindraxile. La surface du neuroblaste devient épineuse : chacune de ces épines devient un prolongement protoplasmatique, qui s'allonge, se divise, se subdivise. Le neurone est constitué.
■ Les prolongements cylindraxiles se myélinisent ensuite et alors (vers le milieu du cinquième mois de la vie intra- ^V/7utérine) commence à apparaître la substance blanche des centres nerveux.
Cette myélinisation se fait d'une façon très régulière, commençant à la cellule d'origine, et, au même âge, les mêmes faisceaux sont myélinisés chez divers embryons, dans un ordre parfait, déterminé et toujours le même. Flechsig a aussi démontré que toutes les fibres nerveuses la même origine et la même terminaison, c'est-à-dire ayant ayant les mêmes connexions anatomiques, devant par suite remplir les mêmes fonctions, se myélinisent à la même
époque, tandis que les libres nerveuses, ayant des connexions anatomiques difTérentes, se myélinisent à des époques ditrérentes. Fiechsig a déduit de ces faits une importante méthode d'étude des divers systèmes de fibres dans les
centres nerveux. . i u '
Dans les cordons postérieurs, la myélinisation « est achevée au cinquième mois », en commençant par le faisceau de Golf. « Peu après s'opère le dépôt de myéline dans le cordon antérieur et plus tard dans le cordon latéral ; le faisceau cérébelleux direct se myélinise au septième mois et le , faisceau pyramidal croisé seulement après la naissance »
(ïourneux). ^ , , , l
Sur un enfant né à sept mois, van Cehuchten a trouve que les fibres pyramidales manquaient « totalement, même dans leur cylindraxe, et cela sur toute la longueur de la moelle épinière ».
En terminant ce chapitre, je ferai remarquer que la tormation de l'ensemble du système nerveux est commandée par la formation des centres. Les prolongements, dans leur évolution et leur trajet ultérieurs, se groupent en nerfs périphériques, surtout suivant les nécessités géographiques. Le vrai groupement initial, capital, est le groupement central.
Seulement il y a des centres partout où il y a des corps cellulaires de neurones. Ainsi les ganglions ont leur développement propre; ils restent, à l'origine, simplement accolés au tube neural, sans lui être unis par des fibres nerveuses. La communication s'établit ensuite entre les prolongements de ces divers neurones à développement indépendant.
n ANATOMIE CLINIQUE SPECIALE DES CENTRES NERVEUX
Nous décrirons successivement l'appareil nerveux central : 1° de la motilité et de la sensibilité générale avec l'appareil nerveux central de l'orientation et de l'équilibre et l'appareil nerveux central du tonus); 2° de la vision; 3° de l'ouïe; 4» du goût et de l'odorat; 5° du lan-
gage; G° de la circulaLion, de la respiration el de la digcslion.
Chacun de ces appareils est sensitivomoteur, a des voies centripètes et des voies centrifuges (1).
I — APPAREIL NERVEUX CENTRAL DE LA MOTILITÉ ET DE LA SENSIBILITÉ GÉNÉRALE
Nous étudierons séparément les voies motrices, les voies sensitives, les voies et neurones d'association et les centres particuliers.