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PNEUMOGASTRIQUE ET GRAND SYMPATHIQUE

Pour le vague moteur, le neurone inférieur est à la partie moyenne du noyau ambigu (entre celui du glossopharyngien moteur au-dessus et celui du spinal au-dessous).

B. Le grand sympathique forme un appareil sensitivomoteur, auquel on peut (comme pour les autres appareils mixtes) reconnaître plusieurs assises de neurones.

Le premier groupe de neurones (1) est constitué : i° par les 20 à 23 ganglions du sympathique, qui sont échelonnés des deux côtés de la colonne vertébral e, de lapremière vertèbre cervicale à la dernière sacrée; 2° par les quatre ganglions des branches du trijumeau (2) : le ganglion ophtalmique ou ciliaire (3) (nerf ophtalmique), le ganglion sphénopalatin ou de Meckel (4) (nerf maxillaire supérieur), le ganglion otique ou d'Arnold (5) (nerf maxillaire inférieur) et le ganglion sousmaxillaire (6) (nerf lingual du maxillaire inférieur).

Par leur double système de prolongements (cellulifuges et cellulipètes), ces ganglions communiquent dans trois directions : entre eux (par les cordons intermédiaires), avec la périphérie (nerfs, plexus et ganglions périphériques) et avec la moelle (7) (par les rameaux communiquants).

Le deuxième étage de neurones est dans la moelle (8) et le bulbe. On discute encore le siège de ces neurones de relais et ce qu'on en sait est surtout dû à la clinique (9).

(1) N'étudiant que les centres nerveux, nous ne parlons pas des ganglions périphériques du sympatlrique.

(2) Le ganglion de Casser est l'analogue des ganglions rachidicns.

(3) « Sur le eùLé externe du nerf optique, à la réunion de son tiers postérieur avec ses deux tiers antérieurs ».

(4) « Dans la fosse ptérygomaxillaire, immédiatement en dehors du trou sphénopalatin ».

(5) « Couché transversalement sur le côté interne du nerf maxillaire inférieur, immédiatement au-dessous du trou ovale ».

(6) « Situé entre le nerf lingual, qui est au-dessus, et la glande sous-maxillaire qui est au-dessous » (Testut).

(7) On discute leur communication avec les ganglions spinaux : Cajal et Retzius l'admettent; mais van Cehuchten n'a pas pu la vérifier jvAN Cehucuten, Traité cité, p. 903).

(8) VÔy. ce que nous avons déjà dit plus haut du centre médullaire cilio.spinal.

(9) Voy. mes leçons sur le Syndrome bulboraédull. constitué par

Chez un malade que j'ai étudié en 1889, il y avait des sueurs exagérées et de l'hyperthermie du même côté que la thermancsthésie et l'analgésie. Je réunis alors 29 faits, empruntés à divers auteurs, dans lesquels la même coexistence était notée. De cette association fréquente des deux ordres de phénomènes, on pouvait déjà induire que probablement les lésions correspondamt à l'un et à l'autre symptôme ont le même siège ou deux sièges bien voisins.

A ce moment, les physiologistes étaient divisés, les uns (Crown-Séquard, SchifT) mettant dans les cordons antérieurs, les autres (Jacubowitz, Gaskell) dans la colonne de Clarke le centre ou les voies médullaires du grand sympathique; et Pierret (1882) avait accepté et développé cette dernière manière devoir, en appliquant la méthode anatomoclinique à l'étude des troubles vasomoteurs du tabès.

Peu après, Charcot montrait la dissociation syringomyélique chez les hystériques et, chez le même malade, Gilles de la ïourette décrivait des troubles trophiques, vasomoteurs et œdémateux. C'est chez les hystériques à dissociation syringomyélique que Marinesco étudie la « main succulente ».

Marinesco reprend alors (1897) la question, ajoute aux faits que j'avais cités d'autres observations plus récentes et conclut, pour le centre médullaire du grand sympathique, que l'opinion de Pierret est inadmissible (1) et que plus vraisemblable est l'avis de Remak (1889) d'après lequel ce centre serait dans les cornes grises postérieures.

En fait, d'après plusieurs anatomistes (2), l'influence motrice irait de la moelle aux rameaux communiquants par les racines postérieures. Cependant Lenhossek et Cajal placeraient plutôt ce centre à la base des cornes antérieures, aussi bien en dedans et près du canal qu'en dehors.

De tout cela on peut conclure que, pour le chnicien, le

la thermanesth., ranalgésic et les ti'oublcs sudoraux ou vasomoteurs (substance grise latéropostér.) in Leç. de clin, méd., t. I, 1891, p. 186 et Diagn. des mal. de la moelle (siège des lésions) in Les Aclualilés médicales, 2*= édit. 1901, p. 50.

(1) Dans un travail important, Seeligmuller cite cependant (p. 172) des faits qui semblent confirmer la localisation de Pierret.

(2) Voy. VAN Gehuchten, Traité cité, 2° édit. 1897, p. 89S et PoiniEn, Traité d'anat. hum., t. III, p. 215<

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