PNEUMOGASTRIQUE ET GRAND SYMPATHIQUE
centre médullaire du grand sympathique est dans la substance grise centropostérieure ( 1 ) .
Au-dessus de ces neurones bulbomédullaires, le grand ^ sympathique dépend d'un troisième groupe de neurones | placés à la base du cerveau et spécialement dans les corps . striés (VoY. Morat). \
Aronssohn et Sachs, Girard « affirment pouvoir obtenir rhyperthermie à volonté, à la condition de produire une , lésion irritati ve du corps strié et des parties sous-jacentes de la base du cerveau... Girard, en particulier, note une augmentation concomitante de l'oxygène absorbé, de l'acide carbonique exhalé et de l'azote éliminé ». White, Ott, Ueichert concluent dans le môme sens. Richet veut une localisation moins précise. Corin et van Beneden ont vu la ; régulation thermique persister chez les pigeons, après , ablation des hémisphères cérébraux. liorsley « a noté des ' élévations de température localisées à un seul côté du corps, ; dans le cas de lésions encéphaliques portant sur le corps strié et les parties qui existent entre lui et la circonvolution • frontale ascendante, et seulement dans ces cas ».
Dans la capsule interne, von Leube, se basant sur les recherches de Charcot et de Nothnagel, place les fibres du ' sympathique dans le bras postérieur, « vraisemblablement : entre les territoires moteurs et sensitifs. » Divers auteurs, , spécialement Nothnagel, ont étudié les troubles du sympa- ' thique dans l'hémiplégie d'origine cérébrale. '
Brown-Séquard, Lépine ont produit des troubles vaso- \ moteurs, en agissant sur l'écorce cérébrale et François i Franck a montré que ces troubles circulatoires se déve- ; loppent, même sans production simultanée de convulsions. j Eulenburg et Landois ont fait des expériences analogues. ; Pandi admet aussi un centre cérébral du syringomyélique. ! Divers auteurs (Dumontpallier, Arloing) ont constaté des \ actions vasomotrices développées par suggestion, et tout le \ monde connaît l'influence des émotions et des pensées sur \
(1) De là^nia conclusion (loc. c'û. Actualités médicales, p. 53) : « cli- j niquomcnt la dissociaLion dite syringomyélique de la sensibilité est le syndrome des cornes postérieures de la moelle, et les troubles vasomoteurs et sudoraux (quand ils sont d'origine médullaire) sont le syndrome de la substance grise postérieure et centrale (base des cornes antérieures) ». I
la fréquence des baltemenls cardiaques eL la rougeur de la peau.
il semble donc que, quoique le grand sympathique ne transmcUe ni sensations conscientes, ni mouvements volontaires, son action n'est pas entièrement soustraite à l'influence de l'écorcc cérébrale (1). Cette écorce ne serait du reste pas, à proprement parler, un centre du grand sympathique, mais pourrait exercer une action, dynamogène ou inhibitrice, sur les centres vrais (striés et bulbomédullaires) de cet appareil nerveux.
On ne sait pas comment se localisent et se distribuent, à la surface du cerveau, les divers centres des divers territoires du sympathique; il est probable cependant que chaque centre sympathique se superpose, dans l'écorce, aux centres sensitifs et moteurs du même segment du corps.