‹ Anatomie comparéeChapitre 8 sur 49 · C. Axe parallèle a la colonne vertébrale · texte numérisé non relu

C. Axe parallèle a la colonne vertébrale

a. Scapulum. Oiseaux.»

b. Iléon.

« Fixé par l’extrémité antérieure : Amphibiens anoures, p Fixé par l’extrémité postérieure : Lézards, Iguanes, etc.

Episcapuhm. Épiiléon. — Sur le bord supérieur ou spinal de l’os correspondant -. restent cartilagineux, ou s’ossifient partiellement, ou s’ossifient entièrement; restent distincts, ou se confondent à l’état adulte avec l'os correspondant.

Chacune des deux ceintures possède deux éléments ventraux.

Coracoïde Ischion ( Élément postérieur ) .

Précoracoïde Pubis (Élément antérieur).

Le postérieur est ordinairement plus volumineux que l’antérieur. Mais le contraire peut avoir lieu dans les deux ceintures.

Précoracoïde. ^ Coracoïde Pubis. Ischion

( Dactylethra Capensis.

{ Systoma gibbosum.

( Chéloniens.

\ Plésiosaures.

Ces deux éléments sont ordinairement distincts et séparés ou par une échancrure ou par un trou. Mais ils peuvent être confondus à l’épaule comme au bassin.

Coracoïde et précoracoïde confondus en I Caméléon.

UNE PLAQUE CORACO-PRÉCORACOÏDIENNE. .. . j CrOCOdilienS1

iSalamandra.

Siredon.

Rana.

Bufo.

Dans ces cas, les deux éléments n’ont qu’un centre d’ossification commun.

Les deux éléments peuvent avoir des points d’ossification distincts.

(Rana.

Bufo.

Chéloniens.

IRana.

Bufo.

Dactyle thra.

i et. n i u in J11 1-uiiiB \ Chéloniens.

I Lézards.

| Caméléon.

\ Crocodiliens.

Les deux éléments, quoique séparés par une échancrure ou par un trou, peuvent n’avoir qu’un centre d’ossification commun.

Coracoïde et Précoracoïde. — Lézards, Iguanes.

Ischion et Pubis (partim). — Crocodiliens.

Cette disposition est extrêmement rare dans le bassin, et on ne peut y rapporter que le bassin des Crocodiliens, où le pubis, comme nous le verrons, a deux centres d’ossification : l’un commun avec l’ischion, et l’autre indépendant. 11 en résulte que le bassin des Crocodiliens représente un type intermédiaire, ayant le pubis partagé en deux éléments osseux, dont l’un est

1 II est possible qu’il faille placer ici l'épaule des Plésiosaures, où le précoracoïde paraît être confondu avec le coracoïde.

toujours confondu avec i ischion, et dont l’autre est entièrement distinct.

Je fais remarquer en passant que, tandis que chez les Lézards le précoraco'ide a un centre d’ossification commun avec le coracoïde, chez les Chéloniens le coracoïde a un centre d’ossification propre, tandis que le précoraco'ide et le scapnlum s'ossifient par un seul et même centre. Cet exemple peut prouver, avec bien d’autres, que dans l'étude des homologies il ne faut donner aux centres d’ossification qu’une importance secondaire.

C.hez les Amphibiens et les Reptiles, les trois éléments des ceintures subsistent presque toujours avec un développement notable. L’épaule seule des Crocodiliens présente une atrophie de l’élément précoracoïdien, dont il reste pourtant des rudiments. Au bassin, les trois éléments ne font jamais défaut et atteignent toujours des dimensions notables.

La cavité articulaire est placée sur le cartilage primitif au point de convergence des trois branches cartilagineuses, comme on le voit sur le Proteus anguinus. Aussi arrive t-il le plus souvent que les trois centres d’ossification des branches, quand il y en a trois, viennent converger dans la cavité articulaire elle-même, et contribuent à sa formation.

La part relative qu’elles y prennent varie suivant l’importance des éléments contribuants, et suivant que les époques relatives d’apparition des points osseux ont permis fi tel de ces points d’envahir la cavité articulaire avant que tel autre ait pu y marquer sa place. Les points osseux apparaissent toujours dans le même ordre dans les deux ceintures : le scapulum et l’iléon d’abord, le coracoïde et l’ischion ensuite, le précoracoïde et le pubis en dernier lieu. Cet ordre s’observe aussi bien dans le développement onlogénique que dans le développement phylogénique. Chez le Proteus anguinus , il n’y a de point osseux que dans le scapulum ; chez la Siren lacertina, il y en a deux : l’un dans le scapulum , qui paraît le premier, et l’autre dans le coracoïde’, qui vient ensuite. Dans les Siredon, Salamandra , les trois points apparaissent, le scapulum d’abord, le coracoïde ensuite, et enfin le précoracoïde.

Dans le bassin, mêmes phénomènes. L’iléon osseux apparaît le premier, puis l’ischion et enfin le pubis. C’est ce qu’on peut observer dans tous les cas.

Il résulte de cet ordre dans l’apparition des points osseux que le scapulum et l’iléon osseux, qui ont le temps de s’étendre et d’envahir le cartilage

avant que les antres points aient apparu, prennent ordinairement la plus large part dans la formation des cavités articulaires. Les coracoïde et ischion viennent après eux.

De plus, si l’on considère que le précoracoïde et le pubis ont ordinairement des dimensions bien moindres que le coracoïde et l’ischion, il sera facile de comprendre que la part du précoracoïde et celle du pubis puissent être extrêmement faibles dans la constitution des cavités articulaires, et que même elle puissent devenir milles. C’est là ce qui arrive assez souvent dans la ceinture pectorale, mais très-rarement dans la ceinture pelvienne, parce que l’ossification du pubis est relativement moins tardive que celle du précoracoïde, et parce que cet élément conserve des dimensions moins réduites par rapport aux autres éléments.

Ainsi, dans les Ampbibiens, soit Urodèles, soit Anoures, on trouve souvent dans le même genre, et même dans la même espèce, des cas où le précoracoïde entre ou n’entre pas dans la constitution de la cavité glénoïdienne. C’est ce qu’on voit chez la Salamandra maculosa , par exemple. Dans le genre Rana, le précoracoïde peut être absent de la cavité articulaire (Voir Parker, Rana temporaria), ou en faire faiblement partie, ou entrer largement dans sa constitution, ( Rana mugiens) (PL I, fig. 8.)

Chez le Bufo niger (PL I, fig. 6), la part du précoracoïde est presque égale à celle de chacun des autres éléments, parce qu’il est presque aussi fort que chacun d’eux.

On peut juger du reste de la part relative que le volume des éléments attribue à chacun d’eux dans la formation de la cavité, en comparant la ceinture pelvienne du Sgstoma gibbosum et du Sgstoma granosum.

Enfin, dans les cas où le précoracoïde n’a pas de point d’ossification indépendant, il est difficile de juger exactement de la part qu’il prend à la formation de la cavité gïénoïde; mais on peut pourtant la considérer comme proportionnelle à ses dimensions relatives. 11 en est ainsi chez les Lacertiliens, dont le coracoïde et le précoracoïde dépendent d’un même centre d’ossification, et chez les Chéloniens, où le précoracoïde est continu avec le scapulum.

Dans la ceinture pelvienne, le pubis fait très-généralement partie de la cavité articulaire, mais il peut y entrer pour une part très-faible, comme chez

le Dactylethra Capensis (PI. IV, fig. 5), ou même y être tout à fait étranger, comme dans le bassin du Caméléon (PI. IV, fig. 7). Enfin les trois éléments qui constituent la cavité articulaire peuvent se disposer, ou en étoile, d’où la forme hémisphérique delà cavité; ou en série , d’où sa formesemi-lunaire, en croissant.

Ces deux dispositions peuvent se rencontrer à la ceinture scapulaire, où la première est pourtant plus rare. Dans le bassin, la disposition en étoile se rencontre presque exclusivement.

.4 . Cavité glénoïde en étoile,

li. Cavité glénoïde en série

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