‹ Anatomie comparée de certains Muscles Sus-HyoïdiensChapitre 15 sur 40 · LATE · texte numérisé non relu

LATE

Echassiers.

Œdicnème criard. — (ŒEdicnemus crepitans, TEemm.

Transverse jugulaire. — Le feuillet superficiel comme celui des Gallinacés, des Pigeons, del'Epervier, s’insère par desfibrescharnues sur la face interne de l’apophyse postérieure de la mandibule ; cette apophyse qui chez cet Oiseau est fort peu développée, est creusée d'une goultière destinée à recevoir le transverse jugulaire ; cette gouttière se dirige obliquement de haut en bas et d’arrière en avant. Ce muscle, comme chez la Corneille, affecte la forme d'un triangle dont les fibres se dirigent, avec une obliquité différente, vers la ligne médiane.

De la face interne (aorsale) de ce feuillet et près du maxillaire inférieur, se détache un faisceau musculaire assez étroit qui s'engage entre la mandibule et la corne de l'hyoïde pour venir s’insérer sur le crâne ; il représente le faisceau d'insertion de la couche profonde. Les deux feuillets du transverse jugulaire sont donc confondus sur toute leur étendue, sauf au niveau de leurs inserlions.

Le feuillet superficiel du transverse jugulaire présente avec le peaucier les mêmes rapports que chez les Pigeons ; c'est-à-dire que le peaucier ne recouvre plus cette couche musculaire, mais que vers la région médiane, le bord antérieur du premier de ces muscles se confond avec le bord postérieur du deuxième, de sorte qu'à ce niveau seulement, les deux muscles se continuent exactement. En avant, ce même feuillet se poursuit par une mince aponévrose.

Génio-hyoïdien. — Comme chez l’Epervier, le génio-hyoïdien ne comprend, ici, en avant, qu’un seul faisceau. Ce faisceau, par suite de ses rapports avec les muscles mylo-hyoïdien et transverse jugulaire (il passe sur la face ventrale du mylo-hyoïdien et sur la face dorsale du transverse), et par la manière dont il s’enroule surla corne de l'hyoïde, correspond au faisceau interne des autres Oiseaux ; il s’insère sur la face interne de la mandibule assez loin en arrière de la symphyse. L'extrémité de la corne ne dépasse pas, sur la nuque, le niveau du trou auditif.

Myÿlo-hyoïdien. — Ce muscle, constitué sur le même plan que chez les autres Oiseaux, recouvre, en arrière, sur la ligne médiane, le transverse jugulaire ; à ce niveau, il se termine par un angle, à sommet postérieur, assez aigu. Il esi musculaire sur toute son étendue, mais les fibres qui le constituent ont des directions assez variables : en arrière, elles sont parallèles au bord postérieur, vers le milieu, elles sont transversales, en avant, elles sont obliques d’arrière en avant et de dehors en dedans. Ce muscle s’insère toujours sur la face interne de la mandibule. Le raphé médian est plus large en avant qu’en arrière. -

Grénio-glosse. — [Le génio-glosse est constitué par une bande nusculaire qui s'étend d’arrière en avant presque parallèlement à l'axe de la région, depuis la symphyse où elle s’insère, jusqu'au point où la muqueuse buccale se recourbe sur elle-même pour tapisser la face inférieure de la langue. Le génio-glosse se recourbe en même temps que la muqueuse buccale et se dirige dès lors d’arrière en avant; les deux muscles divergent de plus en plus et viennent enfin se terminer sur l'os entoglosse où ils s'insèrent. En avant, près de la symphyse, les deux bandes sont accolées et Jorqu’elles se recourbent, elles sont distantes d'environ 1 m/m.

Foulque noire. — Fulica atra, L.

Tous les muscles de la région que nous étudions sont, ici, plus épais que chez l'Œdienème.

Le transverse jugulaire est semblable à celui de l'Œdicnème ; il présente également un faisceau profond qui s’insère sur le crâne, mais qui est ici beaucoup plus grêle qu'il ne l’est chez l'Œdicnème ; l’apophyse postérieure de la mandibule, présente toujours une gouttière pour recevoir le transverse jugulaire. Ce muscle et le peaucier ont chez la Foulque les mêmes connexions que chez l’Oiseau précédent. Ce muscle est, en avant, très largement recouvert par le mylo-hyoïdien.

Les cornes de l’hyoïde sont, chez la Foulque, un peu plus longues qu’elles ne le sont chez l'Œdicnème. Ce muscle ne comprend toujours qu'un seul faisceau antérieur, l’interne, qui s’insère sur la face

interne, le bord inférieur et même un peu la face externe de la mandibule.

Le mylo-hyoïdien devient aponévrolique dans sa moitié antérieure ; en arrière, sa limite est presque transversale.

I n’y a pas de génio-glosse.

Vanneau huppé. — Vanellus cristatus, Meyer.

Par leur épaisseur, les muscles de cette région se rapprochent davantage deceux del'Œdicnèêmeque de ceux dela Foulquemacroule.

Le transverse jugulaire est semblable à celui des espèces précédentes, mais il n’a aucune connexion avec le peaucier. Le géniohyoïdien est toujours conforme au même type, mais le faisceau antérieur semble se diviser en un certain nombre de petites lames musculaires fortement appliquées les unes contre les autres. Le mylohyoïdien est en partie aponévrotique. Il n’y a pas de génio-glosse.

Pélidne variable. — Pelhidna variabilis, SrePx.

Cet Echassier diffère un peu des types précédents ; le transverse jugulaire ne présente plus le faisceau qui s’insère sur le crâne et n’a aucune connexion avec le peaucier ; il descend assez bas sur la face ventrale du cou. Quant au génio-hyoïdien, il est constitué par une bande musculaire qui se comporte chez cet Oiseau comme à l'ordinaire.

Le Pélidne se rapproche donc beaucoup plus, au point de vue de sa musculature, des Passereaux que des Echassiers.

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