AS) RL
RSS énotiéé à de sh
VAILLANT ; — Mylo-hyoïdeus par RYMER, JONES, OWEN, STANNIUS, GODDARD, SCHMIDT, ALTENA, MAYER ; — M ylo-hyoid par HüMPHRY ; — Partie postérieure du mylo-hyoidien par Rusconi; — Mylohyoïdeus posterior par Mivarr, HŒVEN, Fiscer ; — Mylo-hyoïdeus eælernus par VOLKMANN ; — Sous-maxillaire par DUGES ; — Submavillaris par ECKkER, KLEIN. — Mylo-sternoïdeus par LEDERŒR, COLLANT, ZENKER.
4 Le transverse est un tout petit muscle situé à l'angle antérieur de la mâchoire entre le mylo-hyoïdien et le géniohyoïdien.
SYNONYMIE. — Ce muscle a été appelé : Transverse par CUVIER ; — Transversalis menti par CoLLAN ; — Parvus transversus par ALTENA; — Sous-mentonnier par DuGks; — Submentalis par ECKkER, KLEIN, FISCHER, MivarT ; — Submaæillaris par HoFFMANx. — Intermandibular par HumpnryY ; — Lingualis par ZENKER ; — Mylo-hyoideus internus par STANNIUS, VOLKMANN.
9° Génio-hyoïdien. — Ce muscle est toujours situé le long de la ligne médiane ets’étend de l'appareil hyoïdien à la mandibule; il est en rapport par sa face ventrale avec le transverse (quand il existe), le mylo-hyoïdien et quelquefois le transverso-hyoïdien ; par sa face dorsale avec le génio-glosse (quand il existe, sinon avec la muqueuse buccale) et l'appareil hyoïdien. L’aponévrose qui prolonge latéralement le génio-hyoïdien est comprise entre la muqueuse buccale et le mylo-hyoïdien.
SYNONYMIE, — Ce muscle a été appelé : Génio-hyoïdien par DUGES, LEON VAILLANT, RUSCONI ; — Genio-hyoïdeus par ECKER, STANNIUS, KLEIN, ALTENA, LEDEBŒR, COLLAN, ZENKER, VOLKMANN, MARTIN- SAINT-ANGE, FISCHER, MIVART, HŒVEN, OWEN, GODDARD, SCHMIDT ; — (Génio-hyoïdei and mandibularis (LE) par STANNIUS ; — Géniosous-hyoïdien (1) par DUGES; — Genio-branchial par HUMPHRY ; — Maæxillo-hyoïdeus (genio-hyoïdeus) par HorrMaxx; — Rectus lingualis par Funcx ; — Levator maæillæ inferioris par SIEBOLD, GoppARD, SCHMIDT, HŒVEN ; — Constrictor faucium externus par GODDARD, SCHMIDT, HŒVEN.
(1) Chez les Urodèles,
6° Génio-glosse. — Ce muscle est compris entre la muqueuse buccale et le génio-hyoïdien.
SyNONYMIE. — Le génio-glosse a été dénommé : (rénio-glosse par Ducs ; — Genio-glossus par EGkER, MECKEL, FISCHER, STANNIUS, HorrMANN ; — Protracteur de la langue par CuviER.
DESCRIPTION DES ESPÈCES
Anoures.
Grenouille verte. — ARana esculenta, L.
Mylo-hyoïdien. — Les deux mylo-hyoïdiens en se réunissant sur la ligne médiane constituent une lame musculaire mince qui tapisse toute la région que nous étudions, s'étendant de larticulation intermaxillaire jusqu’au niveau des angles postérieurs de la mandibule. Ce muscle s’insère par des fibres charnues sur la face interne de tout l'arc formé par la mandibule ; il est uniquement constitué de fibres transversales (1) qui se terminent en dedans sur un raphé médian assez peu marqué. C’est le long de ce raphé que les deux mylo-hyoïdiens arrivent en contact. En arrière, il n’atteint pas l'angle postérieur des mâchoires ; en avant, près de l’articulation intermaxillaire, il s’amincit et devient aponévrotique sur toute la partie qui est en rapport avec le transverse.
Le bord postérieur du mylo-hyoïdien est, sur presque toute sa longueur, intimement uni à une autre formation musculaire dont les fibres présentent la même direction que celles du mylo-hyoïdien; celte formation musculaire s'étend sous la forme d’un mince ruban de l’angle postérieur d’une branche mandibulaire à l’autre. Mais à ce niveau, elle s'engage entre la mandibule et la corne de l’hyoïde pour venir s’insérer sur l'extrémité de celle-ci, près du crâne. Les auteurs considèrent ce dernier muscle comme un démembrement du mylo-hyoïdien ; HoFFManN, dans les Bronn’s Klassen, bien que décrivant cette formation comme la portion postérieure (inter-
(1) Ces fibres forment en général une très légère courbe à concavité postérieure: elles sont ainsi parallèles au bord postérieur du musele.
à RL de Ledhce di D
ANATOMIE COMPARÉE DE CERTAINS MUSCLES SUS-HYOIDIENS. Di
maxillaris posterior) du mylo-hyoïdien (intermaæillaris anterior), l’homologue au stylo-hyoïdien de l'Homme, tandis qu'il considère l'intermaxillaire antérieur comme un mylo-hyoïdien. Nous donnerons seulement le nom de #7ylo-hyoïdien à la couche musculaire qui s’insère sur la face interne des mâchoires et nous appellerons #ansverso-hyoïdien la bandelette qui postérieurement s’unit au mylohyoïdien et qui s’insère sur le sommet de la grande corne de l'os hyoïde, près du crâne ; notre manière de voir s'appuie, comme nous le démontrerons dans le résumé général des Batraciens, à la fois sur des faits embryologiques et sur des renseignements qui nous sont fournis par l'étude comparée du transverso-hyoïdien dans la série des Vertébrés.
En arrière, cette double formation musculaire se continue par une
très mince aponévrose qui s'étend très loin sur la région pectorale
de la Grenouille, jusqu’au niveau des points où le muscle peaucier cutané abdominal, S'insère sur la face interne de la peau; latéralement, elle s'étend sur la partie antérieure des bras. Cette aponéxrose est sur toute son étendue intimement unie à la face interne de la peau.
Transverse. — Le transverse est un tout petit muscle situé dans l’angle antérieur des mâchoires ; il est impair et constitué par des fibres à direction transversale qui s’insérent sur la face mterne de l'os dentaire. Son bord postérieur forme une coube très prononcée à concavité antérieure ; ses deux faces sont très bombées, comme celles d’une lentile biconvexe. |
Génio-hyoïdien. — Ce muscle s'étend depuis l'angle antérieur de la mandibule jusqu’à la partie postérieure de l'appareil hyoïdien. En arrière, il est compris entre cet appareil et l’épisternum sur lequel s’insère le muscle sterno-radial. L’épisternum, en effet, s’avance très loin en avant, dépassant même le niveau des articulations postérieures de la mandibule. Les deux génio-hyoïdiens sont en contact par leurs bords internes en avant et en arriére, tandis qu’ils s’écartent légèrement l’un de l’autre vers leur partie médiane. UE
En avant, il se bifurque en deux petits faisceaux d'insertion qui se fixent sur la mandibule de chaque côté de l'articulation inter-
maxillaire par des fibres charnues ; le faisceau interne entre seul en rapport avec le transverse ; le faisceau externe s’insère un peu en dehors de ce muscle. En arrière, il se bifurque également en deux faisceaux d'insertion, mais qui, à cette extrémité, s'écartent beaucoup l'un de l’autre. Entre ces faisceaux, dont l’externe est le moins large, s'engage le muscle sterno-hyoïdien qui vient se fixer sur la face ventrale de l'appareil hyoïdien. Le chef d'insertion interne, s'attache sur le bord interne de la corne postérieure près de la naissance de celle-ci. Le chef externe s'engage sous l’omo-hyoïdien et vient se fixer au sommet de l’apophyse postérieure de l'appareil hyoïdien.
Nous avons pu constater que sur toute sa longueur, suivant son bord externe, le génio-hyoïdien se poursuit latéralement par une très mince aponévrose qui s'étend jusqu'à la mandibule sur la face interne de laquelle elle se fixe. Cette aponévrose double ainsi la muqueuse buccale à laquelle elle est très intimement unie, de sorte que jusqu'ici, elle était passée complètement imaperçue. Les deux génio-hyoïdiens sont également réunis entre eux par une très mince aponévrose qui s'étend aussi sur toute leur longueur. )
Grénio-glosse. — Les rapports du génio-glosse et de l’hyoglosse avec la muqueuse buccale sont ici complètement différents de ceux que présentent ces mêmes muscles chez les Mammifères, par suite de la disposition particulière de la langue qui s’insère sur la partie antérieure des mâchoires et reste libre en arrière. Le génio-glosse de la Grenouille n'entre pas en contact avec cette muqueuse, 1l n’est en rapport qu'avec la face ventrale de la langue dans laquelle se dispersent ses fibres ; mais, par contre, l'hyo-glosse est sur presque toute sa longueur directement en rapport avec cette muqueuse.
Le génio-glosse s’insère en avant sur presque toute la longueur de la face interne de l’intermaxillaire correspondant. À ce niveau, les deux génio-glosses sont très écartés l’un de l’autre. Ils se dirigent d'avant en arrière, se rapprochent et se fusionnent sur la ligne médiane, très près de l'articulation intermaxillaire. IS constituent ainsi un gros muscle, très épais, qui s'engage entre les deux groupes de petits faisceaux latéraux du muscle
hyo-glosse (1); ce musele se réduit ensuite très rapidement en une pointe assez étroite, et pénétrant dans la langue, il se dirige vers la partie libre de cet organe.
Crapaud commun. — Dufo vulgaris, LAUR.
Mylo-hyoïdien. — Le mylo-hyoïdien du Crapaud commun ne différe de celui de la Grenouille verte que par la direction de quelques unes de ses fibres. Chez la Grenouille verte, en effet, toutes les fibres qui composent ce muscle sont parallèles et transversales ; ici, au contraire, elles se groupent en faisceaux différents dans lesquels les fibres sont bien parallèles, mais ont une direction différente de celle des faisceaux voisins ; nous ne décrirons pas ces faisceaux, la fig. 21, PI. V donnant suffisamment l'aspect du mylo-hyoïdien. Le raphé médian est, cependant, beaucoup plus large qu'il ne l’est chez la Grenouille, surtout dans la partie médiane du muscle où il acquiert l’aspect d’une petite aponévrose de forme losangique.
Comme chez la Grenouille, le mylo-hyoïdien s’unit par son bord postérieur à une formation musculaire qui s’insère également sur l'extrémité des grandes cornes de l'appareil hyoïdien et à laquelle nous donnons aussi le nom de éransverso-hyoïidien. Ce dernier musele est ici beaucoup plus développé que chez la Grenouille, sur la ligne médiane même, il atteint une largeur qui est à peu prés égale à celle du mylo-hyoïdien.
En avant comme en arrière, ces muscles se continuent par des aponévroses ; l’antérieure recouvre exactement le muscle transverse et semble, en s’élargissant, continuer, en avant, le raphé médian; l’apo-névrose postérieure tapisse la poitrine et la partie proximale des bras, elle est semblable à l'apouévrose que nous avons décrite chez la Grenouille, bien que moins développée cependant que celle-ci.
Transverse., — Ce muscle est semblable au transverse de la Grenouille. Il est relativement trés développé et fort épais.
(1) Comme le montre la figure 14, PI. V, l'hyo-glosse, en effet, se divise en de très nombreux petits faisceaux séparés les uns des autres et qui se dirigent, en rayonnant, vers toutes les régions de la langue.
Génio-hyoïdien. — Ce muscle rappelle beaucoup le géniohyoïdien de la Grenouille ; il présente, en effet, les mêmes rapports etles mêmes insertions ; maisil est divisé longitudinalement sur tonte sa longueur en deux faisceaux, l’un interne, l'autre externe qui divergent l'un de l’autre en avant et en arrière; vers leur partie médiane, ils sont intimement accolés par du tissu conjonctif. [ci encore, le faisceau interne passe sur la face dorsale du transverse, tandis que l'externe est situé un peu en dehors de ‘ce muscle. En arrière, le sierno-hyoïdien s'engage entre les deux faisceaux postérieurs du génio-hyoïdien.
Les deux génio-hyoïdiens sont réunis entre eux par une très mince aponévrose et, comme chez la Grenouille, ils se poursuivent latéralement par une aponévrose qui double la muqueuse buccale et vient se fixer sur la face interne de la mandibule.
Crénio-glosse. — Ce muscle s'insère par des fibres charnues sur la face interne de la mandibule à une très petite distance de l'articulation intermaxillaire. Il est arrondi et très gros et se dirige très obliquement (il est presque transversal) en dedans ; il arrive en contact avec celui de Pautre côté après un parcours d'environ un demi-centimètre. Les deux génio-glosses se recourbent dès lors vers la partie postérieure et cheminent parallèlement à la ligne médiane; ils se réunissent de manière à constituer un muscle unique, court et très large (sept millimètres de long et cinq de large), qui comme indice de la coalescence des deux génio-glosses, ne présente qu'un sillon, assez profond ilest vrai, sur sa face ventrale. Asa partie postérieure, ce muscle unique se divise en deux portions qui sedissocient en une foule de petits faisceaux de plus en plus divergeants ; ces faisceaux pénètrent dans la langue, par la face inférieure de cet organe. Comme chez la Grenouille, ces faisceaux ne s’entrecroisent pas avec ceux de l’hyo-glosse et leur sont au contraire parallèles, parce que chez ces deux Anoures, l’hyo-glosse qui se dirige d'arrière en avant, par suite de la constitution spéciale de la langue, se recourbe sur lui-même, de façon à se diriger dés lors d'avant en arrière, comme le génio-glosse lui-même.
Pélobate cultripède. — Pelobates cultripes, Guv.
Mylo-hyoïdien. — Ce muscle est semblable à celui de la Grenouille, il est uniquement formé par des fibres parallèles el lransversales. Le raphé médian est très net sur toute la longueur du muscle, mais il est beaucoup plus large en arrière qu'en avant.
Par son bord postérieur, le mylo-hyoïdien s’unit à un muscle {ransverso-hyoïdien qui rappelle en tous points celui de la Grenouille, quoique présentant, cependant, un plus grand développement. En avant, le muscle devient aponévrotique au niveau du transverse. En arrière, il se continue également par une vaste aponévrose.
Transverse. — Semblable à celui du Crapaud.
Génio-hyoïdien. — Ce muscle est identique au génio-hyoïdien du Crapaud ; les faisceaux interne et externe sont très nettement séparés sur toute la longeur du muscle.
Grénio-glosse.— Les deux génio-glosses, muscles larges et épais, sont séparés l’un de l’autre sur toute leur longueur ; ils prennent naissance en avant, par des fibres charnues, sur la face interne de l’intermaxillaire correspondant. En arrière, chaque génio-glosse se dissocie en de nombreux faisceaux qui pénètrent à l’intérieur de cet organe ; les faisceaux provenant de la face ventrale de ce muscle s'entrecroisent avec les faisceaux provenant de la division des hyoglosses qui, ici, ne se recourbent pas sur eux-mêmes comme chez la Grenouille etle Crapaud.
Rainette verte. — Æyla arborea, L.
Mylo-hyoïdien. — Ce muscle est identique à celui de la Grenouille ; les aponévroses antérieure et postérieure sont seulement beaucoup plus minces. Il est uni, sur toute la longueur de son bord postérieur, au muscle transverso-hyoïdien, tandis que chez les Batraciens que nous venons de décrire, cetle union n’a lieu qu’au niveau de la région médiane.
Transverse. — Comme celui de la Grenouille ; cependant, il est beaucoup plus large el moins étendu en arrière.
Génio-hyoïdien. — Ce muscle présente le même aspect, les mêmes rapports et les mêmes insertions que le génio-hyoïdien du Crapaud commun ; mais ici, les deux faisceaux interne et externe ne sont séparés qu’en avant et en arrière, vers la région médiane, ils sont intimement unis en un muscle unique qui ne présente qu'un léger sillon.
Génio-glosse. :— La description de ce muscle est la même que celle du génio-glosse du Pélobate culiripède. Chez la Rainette, les deux génio-glosses sont séparés l’un de l’autre par deux petits faisceaux musculaires provenant chacun d’un hyo-glosse et qui s’avancent, avant de pénétrer dans la langue, jusqu'à deux millimètres environ du sommet antérieur de la mandibule.
Pipa d'Amérique.— Pipa americana, SEBA.
Les muscles que nous étudions présentent, chez cet être, de grandes différences avec ceux des autres Batraciens que nous venons de décrire. Cela tient à plusieurs causes. L'appareil hyoïdien est réduit à une simple plaque osseuse sans apophyses, ni cornes, qui est située, assez loin en arrière, sous les pièces antérieures de la ceinture scapulaire. Par contre, l'épisternum et par suite tous les muscles qui s’y insèrent s’'avancent très loin en avant, de sorte que la partie antérieure de l’épisternum se termine à un demi-centimêtre environ de l'articulation intermaxillaire. La langue fait défaut dans l’intérieur de la bouche, mais, comme nous le verrons plus loin, elle existe à l’état rudimentaire, sous la forme d'une mince languette située entre la muqueuse buccale et l’épisternum.
Mÿlo-hyoïdien. — Ce muscle est très mince, très peu développé et ne s'étend pas jusqu’à la ligne médiane ; à ce niveau, en effet, il se termine sur une très large aponévrose qui recouvre toute la portion antérieure de l’épisternum et du muscle sterno-radial. Le mylo-hyoïdien ne constitue ainsi qu'une couche musculaire assez étroite qui suit exactement le bord interne de la mandibule. Cet aspect rappelle beaucoup ce que nous avons observé chez les tétards de Grenouille pour le développement du mylo-
is Le.
1 ON d. Dé L né.
hs.) \erix dé
A TPE NAT
L Sn
Tia bur: à | donne ” dl ‘ii fi de.
hyoïdien, ce qui nous fait penser que, chez le Pipa, le mylo-hyoïdien représente un état embryonnaire de ce muscle.
Le mylo-hyoïdien ne constitue pas une couche musculaire conünue ; il est formé d’un certain nombre de petits faisceaux (généralement six) qui s’insèrent séparément sur la face interne de la mandibule; ces faisceaux sont réunis les uns aux autres par des feuillets aponévrotiques assez épais. En avant, ce muscle n'atteint pas l'articulation intermaxillaire ; il s'arrête à deux ou trois millimètres de ce point. Il n'existe pas ici de muscle transverso-hyoïdien. Cependant Horrmanx dit que, chez le Pipa, ce muscle présente un grand développement; il est probable que cet auteur a confondu le muscle que nous désignons sous le nom de transverso-hyoïdien et qu’il appelle intermaæillaris posterior avec le sterno-radial.
Le sterno-radial présente, en effet, chez cette espèce des rapports et des insertions tout à fait particuliers qui tiennent certainement à ce que l'épisternum s’avance très loin en avant. Ce muscle, en effet, s'attache, non seulement sur l’épisternum ce qui est normal, mais ses fibres antérieures sont longitudinales et viennent se fixer sur la face interne de la mandibule dans sa moitié antérieure à partir de l’articulation intermaxillaire. Latéralement, ce muscle se prolonge par une aponévrose qui s'attache sur la moitié postérieure de la mandibule. De sorte qu’en résumé, nous trouvons ici deux plans musculaires, un superficiel formé par le mylo-hyoïdien et son aponévrose et un profond constitué par le sterno-radial et son prolongement aponévrotique.
Transverse. — Chez le Pipa, le transverse est très petit ; iles! réduit à quelques fibres musculaires qui recouvrent l'articulation intermaxillaire.
Génio-hyoïdien. — Le génio-hyoïdien, très grêle, est formé par une très mince bandelette musculaire, à peu près parallèle à la ligne médiane, qui s'étend de l’os maxillaire à la plaque hyoïdienne ; ce muscle diminue progressivement de largeur dans sa portion postérieure ; les deux génio-hyoïdiens sont contigus en avant el séparés en arrière.
En dehors du génio-hyoïdien, se trouve un muscle très plal qui
s’insère, en avant, par un faisceau musculaire arrondi et très étroit à côté du génio-hyoïdien. De cette insertion, ce muscle s'étend en éventail sur les muqueuses buccale et pharyngée, sur lesquelles il se fixe postérieurement. Nous croyons que nous devons homologuer ce muscle au faisceau externe du génio-hyoïdien des autres Batraciens, tandis que le génio-hyoïdien proprement dit du Pipa ne représenterait qne le faisceau interne de ce même muscle.
Génio-glosse (1).— Le génio-glosse est un tout petit muscle qui n’atteint pas la mandibule et qui s’insère, en avant, sur la muqueuse buccale entre la ligne médiane et le faisceau externe du génio-hyoïdien correspondant, sur la face dorsale, par conséquent, du faisceau interne de ce mêmemuscle. En arrière, les fibres du génioglosse constituent un petit faisceau musculaire arrondi qui se recourbe vers le bas, pour pénétrer dans la face dorsale de la langue.
RÉSUMÉ DES ANOURES.
Tous les muscles des Anoures, sauf ceux du Pipa, sont constiluës sur un même plan.
Mylo-hyoïdien. — La plupart des auteurs qui ont étudié la myologie des Batraciens décrivent le mylo-hyoïdien comme formé de deux portions, l’une antérieure, l’autre postérieure. Nous considérons la partie antérieure seule comme représentant un mylohyoïdien, tandis que nous homologuons la partie postérieure au muscle transverso-hyoïdien que nous retrouvons chez les Oiseaux et chez quelques Poissons. Déjà HorrManN, bien que décrivant le mylo-
(1) Entre l’épisternum et la muqueuse buccale, existe une petite lame aplatie, libre en avant où elle est terminée en pointe. Nous considérons cet organe comme une langue ne faisant pas encore saillie à l’intérieur de la bouche et située tout entière au-dessous de la muqueuse buccale. Cet organe est en rapport, en arrière, avec la plaque hyoïdienne à laquelle il est relié, de chaque côté, par un muscle divisé en deux faisceaux qui représente évidemment l’hyo-glosse. Par sa face dorsale, cet organe recoit de chaque côté un petit faisceau arrondi qui s'étend bientôt en éventail sur les muqueuses buccale et pharyngienne en entremélant ses fibres avec celles du faisceau externe du génio-hyoïdien. Ce muscle est, pour nous, l’homologue du stylo-glosse. Enfin, par sa force dorsale, il recoit encore deux petits muscles que nous décrivons ci-dessus et qui sont des génio-glosses,
bi
hyoïdien de ces êtres comme étant formé de deux portions, considère la partie postérieure comme l’homologue du stylo-hyoïdien de l'Homme.
Nous nous croyons autorisé à comparer cette portion postérieure au transverso-hyoïdien parce que l'anatomie comparée nous montre ce même muscle fort bien développé chez la plupart des Oiseaux et chez quelques Poissons (Callyonyme, Anguille, etc); de plus, dans l’'embryologie du tétard de la Grenouille, ce muscle existe déjà sous la forme d’une mince bandelette musculaire unissant les extrémités des cornes de l’hyoïde que le mylo-hyoïdien n’est pas encore développé. Enfin, il est difficile de considérer cette formation musculaire comme un mylo hyoïdien parce que, s’insérant sur l'extrémité des cornes de l’hyoïde, elle ne présente pas les insertions normales de ce muscle.
Nous ne croyons pas non plus que l’on puisse homologuer ce muscle à un transverse jugulaire, parce que chez les Urodèles, les Reptiles et les Oiseaux où ce muscle existe, il ne présente aucune ressemblance avec celui-ci. Ils’insère, en effet, sur l’angle postérieur des mandibules et recouvre souvent la partie antérieure du cou, ne prenant que très rarement des rapports avec l’hyoïde (et si cela a lieu, c’est toujours sur le corps et jamais sur les cornes). Enfin, cette bande musculaire n’a ni-la manière d’être, ni les insertions d’un stylo-hyoïdien.
Chez tous les Batraciens que nous avons étudiés, le mylo-hyoïdien est constitué par des fibres transversales qui s’insèrent sur la face interne de la mandibule et sur un raphé médian plus ou moins développé suivant les espèces (chez le Crapaud, les fibres musculaires présentent des directions différentes de façon à constituer des faisceaux distincts les uns des autres). En avant, le mylo-hyoïdien se continue toujours par une petite aponévrose qui recouvre le muscle transverse.
Chez le Pipa, le mylo-hyoïdien présente une disposition tout à fait particulière qui s'éloigne beaucoup de celle du type général et sur laquelle nous nous sommes suffisamment étendu précédemment pour ne pas y revenir ICI. |
Transverse. — Le transverse présente chez tous les Anoures la même disposition ; nous ne reviendrons pas sur sa description.
Génio-hyoïdien. — Le génio-hyoïdien constitue toujours une bande musculaire qui va de l’intermaxillaire à l'appareil hyoïdien. Chez tous, ce muscle a une tendance à se diviser en deux faisceaux, l’un interne, l’autre externe. En arrière, entre ces deux faisceaux (sauf chez le Pipa) s'engage le muscle sterno-hyoïdien. Chez la Grenouille, le génio-hyoïdien est à peine divisé; il l’est beaucoup plus chez la Rainette; chez lé Crapaud et le Pélobate, il est formé dé deux faisceaux complètement distincts l’un de l’autre. Le faisceau externe du génio-hyoïdien du Pipa offre un aspect tout particulier ; il ne s’insère plus sur l'os hyoïde, il s'étale en éventail pour se fixer sur les muqueuses buccale et pharyngée.
Sauf chez Le Pipa, les deux génio-hyoïdiens sont réunis entre eux par une très mince aponévrose ; de même, sur toute sa longueur, suivant son bord externe, ce muscle se poursuit par une très mince aponévrose qui vient se fixer sur la face interne dela mandibule. De sorte que les génio-hyoïdiens et leurs aponévroses constituent une lame qui double exactement le mylo-hyoïdien.
Génio-glosse. — Le génio-glosse est toujours très gros et très épais, sauf chez le Pipa où la langue est un organe fort réduit, comme nous l'avons dit.
Ce muscle est constitué sur deux plans différents.
Chez la Grenouille et le Crapaud, les deux génio-glosses naissent séparément sur l'os intermaxillaire et forment ensuite en se réunissant une masse musculaire médiane et unique qui se résout à sa partie postérieure en une foule de petits faisceaux qui pénètrent dans la langue.
Chez le Pélobate et la Rainette, les deux muscles sont séparés l’un de l’autre sur toute leur longueur. En arrière, chacun d'eux se dissocie également en de nombreux faisceaux qui vont dans la langue; chez la Raïnette, ces derniers s’entrecroisent avec des faisceaux similaires provenant de l’hyvo-glosse.
La
PIANNNR*
ets à LG ee asnut dl à hd né Sn
aus
À, M ali re rt rt de Ltd N D ÈX
rit
es mal et DS CRD LÉ LS RS dd:
Urodèles.
Triton marbré. — Triton marmoratus, LAUR.
Salamandre tachetée.— Salamandra maculosa, LAUR.
Myÿlo-hyoïdien. — Ce muscle est semblable au mylo-hyoïdien des Anoures et particulièrement à celui de la Grenouille. Il est uniquement constitué par des fibres à direction transversale. Ces fibres se fixent latéralement sur la face interne de la mandibule, près du bord inférieur, etse terminent le long de la ligne médiane dela région,
‘ en avant, sur une pelite aponévrose de forme ovalaire, et plus en
arrière, sur un très mince raphé médian. Chez la Salamandre, il n’y a pas d’aponévrose ovalaire, il n'existe sur toute la longueur du muscle qu’un mince raphé médian.
En arrière, le mylo-hyoïdien est en rapport avec une formation musculaire qui, pour les mêmes raisons que nous avons données, lors de la description des Batraciens anoures, mérite encore le nom de transverso-hyoïdien. Ce muscle, constitué par des fibres transversales, s’attache sur toute la longueur de la corne de l’hyoïde depuis son sommet jusqu’à la limite postérieure du mylo-hyoïdien et se termine au niveau de la ligne médiane sur un très mince raphé.
Les rapports du mylo-hyoïdien et du transverso-hyoïdien sont ici différents des rapports de ces mêmes muscles chez les Anoures. Chez ces derniers Batraciens, ces deux muscles se continuent exactement; ici, au contraire, le transverso-hyoïdien s'engage sur la face dorsale du mylo-hyoïdien, mais au niveau de la région médiane seulement. Le bord antérieur du transverso-hyoïdien forme, à cet effet, une courbe à concavité postérieure, de sorte que les deux muscles sont séparés latéralement par un petit espace triangulaire comblé par une mince aponévrose. Cette aponévrose prolonge, en avant, le muscle transverso-hyoïdien.
Chez la Salamandre, le transverso-hyoïdien n’est musculaire que dans sa partie antérieure, il se continue en arrière par une mince aponévrose.
Transverse jugulaire. — Ce muscle prend naissance, par des fibres charnues, sur l’angle postérieurde la mâchoire et sur la face externe de l'os tympanique. De cette insertion, les fibres de ce
132 ; JPSEPH CHAINE.
muscle s'étendent en éventail sur la face ventrale du cou en prenant une direction générale oblique en arrière. Ces fibres se terminent sur une vaste et forte aponévrose qui s'étend sur tout le cou etsur la partie antérieure de la poitrine. Latéralement, cette aponévrose remonte sur les côtés du corps et vient se terminer sur la région dorsale, en se confondant plus ou moins avec les aponévroses des muscles de la région.
Le transverse jugulaire est assez épais et recouvre la partie postérieure du muscle transverso-hyoïdien.
Les auteurs font du transverso-hyoïdien et du transverse jugulaire un seul et même muscle qu’ils considèrent comme la partie postérieure du mylo-hyoïdien.
Génio-hyoïdien. — Le génio-hyoïdien se présente sous la forme d’une longue, mais étroite bande musculaire, régulièrement rectangulaire, qui va de l'appareil hyoïdien à l’angle antérieur de la mâchoire en s’écartant très peu de la ligne médiane.
Les deux génio-hyoïdiens sont entièrement séparés l’un de l’autre sur toute leur longueur; ils se prolongent latéralement, vers l'extérieur, par une très mince aponévrose qui, comme chez les Anoures, se fixe sur la face interne de la mandibule. Une autre mince aponévrose s'étend également entre ces deux muscles. Il se forme ainsi une couche continue, mi-musculaire, mi-aponévrotique, qui va d’une branche mandibulaire à l’autre.
En avant, par des fibres charnues, le génio-hyoïdien s’insère sur la face interne de la mandibule, immédiatement à côté de l'articulation intermaxillaire. En arrière, ce muscle présente une disposition tout à fait particulière que l’on retrouve chez un certain nombre de Batraciens urodèles. À ce niveau, en effet, le génio-hyoïdien se partage en deux chefs d'insertion. Le chef ventral vient se fixer sur la première intersection tendineuse du sterno-hyoïdien correspondant et paraît ainsi se continuer directement avec ce dernier muscle; le chef dorsal, au contraire, s’insère sur le segment ventral antérieur (qui est osseux) de l’arc branchial.
Le génio-hyoïdien se continue donc postérieurement, en partie, par le muscle sterno-hyoïdien ; mais par contre, il ne présente aucune connexion avec les muscles cératoïdiens, comme le dit Cuvier dans son traité d’Anatomie comparée.
ÉD De en de on dé | pue hab mnt le He es A5 a ES
LL'hetl =»!
Génio-glosse. — Chez ces deux animaux, le génio-glosse est excessivement réduit. Il ne se compose que de quelques fibres musculaires, plus ou moins isolées les unes des autres, qui prennent leur insertion en éventail sur la face interne des mandibules entre le génio-hyoïdien et la muqueuse buccale. Ces fibres cheminent ensuite d'avant en arrière, tout en convergeant vers la région médiane, et pénètrent enfin dans la région moyenne de la langue.
Transverse. — Nous n'avons rencontré de muscle transverse ni
| chez le Triton, ni chez la Salamandre.
Axolotl. — Siredon pisciformis, Saw.
Mylo-hyoïdien. — Ce muscle est semblable à celui de la Salamandre tachetée ; sur la ligne médiane, suivant toute sa longueur, il ne présente qu'un mince raphé, sans aponévrose. Les fibres de ce muscle se groupent en petits faisceaux tous parallèles entre eux, comme le montre la fig. 25, PI. v.
En arrière du mylo-hyoïdien, existe aussi chez l’Axolotl un muscle transverso-hyoïdien qui, comme chez le Triton marbré, s'engage, au niveau de la région médiane, sur la face dorsale du mylo-hyoïdien, tandis que latéralement ces deux muscles sont séparés l’un de l’autre par un petit espace libre triangulaire.
Le transverso-hyoïdien n’est constitué que par des fibres transversales qui se terminent sur un raphé médian et qui latéralement présentent une insertion différente de celle que lui attribuent les auteurs. En avant, en effet, ce muscle s’insère par des fibres charnues sur le bord inférieur de la corne de l’hyoïde jusqu’au point où cette corne se recourbe vers la région dorsale. Les fibres postérieures, au contraire, se terminent sur une très mince aponévrose qui vient se fixer sur la portion dorsale du premier arc branchial. Les fibres musculaires de cette dernière portion se terminent latéralement suivant une ligne longitudinale qui passerait par l'articulation postérieure de la mandibule.
Transverse jugulaire. — Nous considérons comme transverse jugulaire une couche musculaire située en arrière du transverso-
hyoïdien, mais qui présente d’assez grandes différences avec le transverse jugulaire de la Salamandre ou du Triton.
Cette couche musculaire, en effet, ne s’insère pas sur l'angle postérieur de la mâchoire, comme cela a lieu chez le Triton, mais elle vient se fixer par des fibres charnues sur le premier arc branchial. Le transverse jugulaire peut envoyer des faisceaux anastomotiques aux muscles voisins (cératoïdien externe et dépresseur de la mâchoire inférieure). Les fibres de ce muscle sont transversales, au lieu d’être obliques en dedans et en arrière.
Dans cette région, il existe une large fente transversale qui, de chaque côté, donne entrée dansles cavités branchiales. Cette fente est comprise entre le corps et la face dorsale du transverse jugulaire et du transverso-hyoïdien.Elle suit, en arrière, exactement le bord postérieur du transverse jugulaire. [1 en découle évidemment que, par suite de la présence de cette fente, le transverse jugulaire ne s'étend pas aussi loin en arrière et sur les côtés, ici, que chez les autres Urodèles.
Transverse. — Ce muscle n’existe pas chez l'Axolotl.
Génio-hyoïdien. — Ce muscle s'étend sous la forme d’une bandelette rectangulaire de l’appareil hyoïdien à l’angle antérieur de la mâchoire. Il s’insère par des fibres charnues, en avant, près de l'articulation intermaxillaire et, en arrière, sur le prolongement latéral de l’épine postérieure de l'appareil hyoïdien. Les deux géniohyoïdiens sont complètement séparés l’un de l’autre sur toute leur étendue et ne se prolongent pas, latéralement, jusqu’à la mandibule, par une aponévrose, comme cela a lieu chez la plupart des Batraciens.
Génio-glosse. — Chez les sujets que nous avons étudiés, nous n'avons pas vu de muscle génio-glosse. Cependant, FIScHER décrit comme tel un groupe de fibres musculaires situé sur la face dorsale du génio-hyoïdien contre la muqueuse buccale et s'étendant depuis l’angle antérieur de la mandibule jusqu’au corps et aux cornes de l'appareil hyoïdien où il s’insère. Nous ne croyons pas que ce grêle faisceau de fibres puisse représenter le génio-glosse, puisque jamais ce muscle ne prend insertion sur l'appareil hyoïdien même ; nous pensons plutôt que ce faisceau est un démembrement du génio-hyoïdien qui, au contraire, s’insère, partout sur l'appareil hyoïdien.
Protée anguillard.— Proteus anguinus, LAUR.
Mylo-hyoïdien. — Ce muscle est semblable à celui de l'Axolotl ; mais les fibres ne se disposent pas en faisceaux parallèles.
En arrière du mylo-hyoïdien, se trouve une couche musculaire indivise qui représente à la fois le transverso-hyoïdien et le transverse Jugulaire ; cette couche correspond à ces deux muscles puisqu'elle présente réuniesles insertions du transverso-hyoïdien et du transverse jugulaire de PAxolotl. Elle s’insère, en effet, par des fibres charnues sur la corne de l’hyoïde et sur la partie postérieure du premier arc branchial. Cette formation offre avec le mylo-hyoïdien les mêmes rapports que possèdent le transverso-hyoïdien de l’Axolotl avec le mylo-hyoïdien.
Transverse. — Ce muscle n’existe pas chez le Protée.
Génio-hyoïdien. — Le génio-hyoïdien du Protée est semblable à celui de l’Axolotl.
Grénio-glosse. — Ce muscle n’existe pas chez le Protée; la muqueuse buccale tapisse, en effet, le génio-hyoïdien sur toute son étendue.
Ici encore, comme chez l’Axolotl, FISCHER décrit, comme génioglosse, une formation musculaire qui s’insère sur l'appareil hyoïdien; pour les mêmes raisons que nous avons données lors de la description de l’Axolotl, nous considérons ce muscle comme un démembrement du génio-hyoïdien.
RÉSUMÉ DES URODÉLES
Nous retrouvons, chez les Urodèles, tous les muscles que nous avons déjà décrits chez les Anoures et en plus le transverse jugulaire qui existe chez tous les Oiseaux, quelques Reptiles et quelques Poissons. En général, ces muscles présentent ici les mêmes dispositions, les mêmes rapports et les mêmes insertions que chez les Anoures ; aussi, dans ce résumé, nous nous bornerons seulement à indiquer ce qui est particulier aux Urodèles.
Mylo-hyoïdien. — Le mylo-hyoïdien est toujours identique à celui des Anoures.
En arrière du mylo-hyoïdien, se trouve le traverso-hyoïdien qui comme à l'ordinaire s'attache toujours sur les cornes de l'appareil hyoïdien ; dans quelques cas, ce muscle prend aussi insertion sur le premier arc branchial (Axolotl, Protée).
Les rapports du transverso-hyoïdien et du mylo-hyoïdien des Urodèles différent beaucoup des rapports de ces mêmes muscles chez les Anoures ; au lieu, en effet, de se réunir intimement, sur la ligne médiane, au mylo-hyoïdien, le transverso-hyoïdien s'engage sur la face dorsale de ce dernier muscle. Le bord antérieur du transversohyoïdien étant convexe en avant, il en résulte qu'il existe latéralement, entre ce muscle et le mylo-hyoïdien, un petit espace libre triangulaire qui est comblé par l’aponévrose qui continue, en avant, le transverso-hyoïdien.
Transverse jugulaire. — Le transverse jugulaire qui borde, en arrière, le transverso-hyoïdien, présente d'assez grandes différences suivant les espèces considérées.
Chez le Triton et la Salamandre, le transverse jugulaire est assez semblable à celui des Oiseaux et des Reptiles. Il s’insère, en effet, sur l’angle postérieur de la mâchoire et, de là, se dirige très obliquement en arrière et en dedans, recouvrant ainsi la partie antérieure du cou. Il fournit même un faisceau qui remonte jusque sur l’os tympanique (1).
Chez l’Axolotl et le Protée, au contraire, ce muscle n’est constitué que par des fibres transversales qui prennent uniquement insertion sur le premier arc branchial. Chez le Protée, le transverso-hyoïdien et le transverse jugulaire sont confondus en une seule couche musculaire.
Les auteurs décrivent le transverso-hyoïdien et le. transverse jugulaire comme formant un même muscle qu’ils considèrent comme la partie postérieure du mylo-hyoïdien. Pour eux donc, le mylohyoïdien se diviserait en deux portions, l’une antérieure qui est notre
(1) D'après HorFMANN, un faisceau de ce muscle remonterait également sur les côtés de la tête chez les Ménopomes et les Cryptobranches.