‹ Anatomie comparée de certains Muscles Sus-HyoïdiensChapitre 26 sur 40 · RAR NE · texte numérisé non relu

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mylo-hyoïdien, l’autre postérieure que nous désignons sous les noms de transverso-hyoïdien et de transverse jugulaire.

Dans le résumé des Anoures, nous avons donné les raisons pour lesquelles nous considérons le transverso-hyoïdien comme un muscle particulier et non comme la partie postérieure du mylo-hyoïdien ; nous n’y reviendrons pas ici. Nous considérons, chez les Urodèles, le transverse jugulaire comme un muscle spécial, parce que, dans l’anatomie comparée de cet organe, nous le retrouvons chez beaucoup de Vertébrés (Oiseaux, Reptiles, Poissons) avec les mêmes caractères qu'il présente ici.

HorFMANN, considère le muscle qu'il nomme intermaæillaris posterior et qui correspond à notre transverso-hyoïdien et à notre transverse jugulaire réunis, comme l’homologue du stylo-hyoïdien. Nous croyons que l’on ne peut pas homologuer ces deux formations musculaires, nous pensons plutôt que le stylo-hyoïdien des Mammifères dérive par transformation du transverse jugulaire, comme nous essayerons de le montrer plus loin.

Transverse. — Ce muscle fait défaut chez tous les Urodèles que nous avons étudiés. Il serait par contre, d’après HorrMANN, très développé chez le Cryptobranchus japonicus et chez le Menopoma Atlleghaniense.

Grénio-hyoïdien. — Chez tous les Urodèles, le génio-hyoïdien consiste en une bande musculaire qui s’insère en avant sur la mandibule près de l'articulation intermaxillaire et, en arrière, suivant les espèces, sur diverses parties de l'appareil hyoïdien. Les deux génio-hyoïdiens sont séparés sur toute leur longueur. Chez le Triton et la Salamandre, ce muscle se prolonge latéralement par une aponévrose qui double la muqueuse buccale ; cette aponévrose n'existe ni chez l’Axolotl, ni chez le Protée.

Chez la Salamandre et le Triton, ce muscle présente une disposition tout à fait particulière. Il se divise, en arrière, en deux faisceaux, dont l’un, le ventral, vient se fixer sur la première intersection tendineuse du sterno-hyoïdien de sorte que ce dernier muscle, semble en partie, s'étendre du sternum à la partie antérieure de la mandibule Le même fait a été signalé chez l'Amphiwma et le Cryptobranchus

Japonicus.

(rénio-glosse. — Ce muscle manque chez beaucoup d'Urodèles,

nous ne l'avons rencontré, ni chez l’Axolotl, ni chez le Protée. Chez ces êtres ainsi que chez quelques autres Urodêles, FISCHER a décrit comme génio-glosse quelques fibres musculaires groupées en faisceau. qui, en arrière, s’insèrent sur diverses parties de l'appareil hyoïdien. Comme nous l’avons déjà dit, nous ne croyons pas que l'on puisse considérer ces formations comme les homologues d’un génio-glosse. Il en est de même pour la formation musculaire fort complexe que WiI£DERSHEIM a décrite chez le Geotriton et qui a été homologuée à un génio-glosse. Nous considérons plutôt comme des démembrements d’un génio-hyoïdien ou d’un cératoïdien, suivant les cas, les muscles décrits par FISCHER et par WIEDERSHEIM. . Chez la Salamandre et le Triton, où il existe, le génio-glosse est fort réduit. Il ne se compose que de quelques fibres s’insérant sur la mandibule et qui, en arrière, pénètrent dans la langue par la face inférieure de cet organe.

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