‹ Anatomie comparée de certains Muscles Sus-HyoïdiensChapitre 3 sur 40 · MAMMIFÈRES · texte numérisé non relu

MAMMIFÈRES

SYNONYMIE DES MUSCLES ÉTUDIÉS

1° Digastrique. — Sauf de rares exceptions, les deux muscles digastriques sont complètement séparés l’un de l’autre ; ils cheminent le long de la mandibule, sur la face inférieure ou ventrale du mylo-hyoïdien ; chez presque toutes les espèces que nous avons étudiées dans ce travail, ils n'ont aucun rapport avec l'appareil hyoïdien. Toujours, sauf chez l'Homme, le muscle digastrique passe sur la face ventrale de l'appareil hyoïdien.

SYNONYMIE.— Ce muscle a été appelé : Dépresseur de la mâchotre inférieure; — Occipilale mand. inferioris; — M. mandibulæ par KRAUSE ; — Stylo-maxillaire par GIRARD ; — Digastrique + stylomaxillaire par BouRGELAT (chez le Cheval) ; — M. stylo-sive jugo masillaris; — M. paramastoïideus.

2° Mylo-hyoïdien. — Ce muscle s'étend depuis l'appareil hyoïdien jusqu’à la symphyse du maxillaire inférieur. Il est presque toujours formé par un seul plan musculaire; dans quelques cas, il présente deux feuillets. Il est en rapport, latéralement, sur sa face venirale, avec le muscle digastrique ; sur sa face dorsale, avec le génio-hyoïdien et l’hyo-glosse en arrière.

SYNONYMIE. — On a donné à ce muscle les noms de : Constrictor salivaris; — Mylo-glossus (FEWKES);, — M.transversus mandibulæ: — Kiefer zungenmuskel (1) (LEISERING).

3° Génio-hyoïdien. — Ce muscle est compris entre le mylohyoïdien (face ventrale) et le génio-glosse (face dorsale). En arrière, sur la face ventrale etsur le bord interne, il est en rapport avec l’hyo-

(1) Ces trois derniers noms ont été donnés parfois au feuillet superficiel du mylohyoïdien (dans le cas où ce muscle est constitué par deux couches musculaires).

glosse. Les deux génio-hyoïdiens sont souvent soudés entre eux ; ils s’étentlent de la symphyse mentonnière à l'appareil hyoïdien.

4 Génio-glosse. — Ce muscle est en rapport par sa face ventrale avec le génio-hyoïdien ; en avant, par sa face dorsale, avec la muqueuse buccale ; en arrière avec la langue. Les deux génio-glosses sont généralement indépendants.

9° Transverse. — Très petit muscle, situé au niveau de l'angle antérieur de la mâchoire ; il est placé sur la face ventrale du mylohyoïdien.

+ SYNONYMIE. — Ce muscle a été dénommé : Transversus mandibulcæ ;— Kieferzungenmuskel par LEISERING ; — Mylo-glossus par FEwKESs.

Enfin, très rarement, il peut exister un autre muscle, le Sfernomaxillien, qui, comme son nom l'indique, s'étend du sternum au maxillaire, sâns prendre aucune insertion avec l'appareil hyoïdien. Il recouvre les muscles sous-hyoïdiens et le mylo-hyoïdien et est longé extérieurement par le sterno-mastoïdien.

DESCRIPTION DES ESPÈCES

Homme.

Digastrique. — Ce muscle est formé de deux parties appelées venires : d’où le nom de digastrique donné à ce muscle dans tous les traités d'anatomie humaine. Ces deux portions sont réunies par un tendon médian long de trois à cinq centimètres. Le digastrique, considéré dans son ensemble, représente une longue arcade à concavité supérieure s'étendant de l’apophyse mastoïde à la symphyse du menton.

Le ventre postérieur part de la face interne de l’apophyse mastoïde où il s’insère, par l’intérmédiaire de fibres charnues,dans une rainure spéciale. Le ventre antérieur se termine sur la face interne du maxillaire inférieur, près de la symphyse, dans une petite fossette rugueuse.

Les deux ventres se dirigent vers le corps de l’hyoïde; le tendon

médian traverse, dans une boutonnière, la partie inférieure du muscle stylo-hyoïdien et descend vers l'os hyoïde auquel il est fixé au moyen d’un anneau aponévrotique. Quelquefois, le tendon est entouré d’une synoviale qui tapisse les parois intérieures de cet anneau. Le tendon médian est souvent réuni aux faisceaux postérieurs du mylo-hyoïdien par une expansion aponévrotique.

Mylo-hyoïdien. — Le mylo-hyoïdien est musculaire sur toute son étendue; il présente la forme d’un quadrilatère irrégulier aplat, et s'étend depuis la face interne de la mâchoire inférieure où il prend naissance, le long de la ligne oblique interne du maxillaire, jusqu'à la face inférieure de l'os hyoïde où il s’insère. Il y a un raphé aponévrotique médian qui part de l'os hyoïde pour aboutir à la symphyse du menton.

Génio-hyoïdien. — Les deux génio-hyoïdiens ont la forme de deux cordons charnus distincts sur toute leur étendue depuis les apophyses géni inférieures où ils s’insèrent en avant, jusqu'à la face antérieure de l'os hyoïde où ils viennent se terminer.

Génio-glosse. — Ce muscle prend naissance, en avant, par un tendon assez court sur l’apophyse géni supérieure. À partir de ce point, il s'étale en éventail, formant un large triangle dont le sommet est situé derrière la symphyse du maxillaire. Ses fibres qui suivent des directions diverses pénètrent dans la langue par la face ventrale de cet organe.

Et

WixsLow a donné le nom de muscle génio-pharyngien à un ensemble de fibres musculaires du génio-glosse, qui au lieu de pénétrer dans la langue se continuent avec les fibres du pharyngoglosse, formant ainsi de longs faisceaux qui s'étendent sans interruption depuis le pharynx jusqu’à la symphyse mentonnière.

Primates.

Guenon Callitriche. — Callithrix personata, GEOFFR. Saimiri écureuii. — Chrysothrix sciurea, L.

Digastrique. — Ce muscle est formé par deux ventres réunis l'un à l’autre par un tendon long et peu épais. Les ventres antérieurs des deux digastriques sont contigus suivant la ligne médiane. Le

ANATOMIE COMPARÉE DE CERTAINS MUSCLES SUS-HYOIDIENS. ÿ

ventre antérieur constitue une lame musculaire fortement aplatie qui s’étend depuis le rebord de la mâchoire jusqu’à la ligne médiane. L'insertion se fait par des fibres chaïnues sur le bord inférieur et la face interne du maxillaire inférieur à partir de la symphyse, sur une longueur d'environ 2 cm. 1/2, chez la Guenon.

Le ventre postérieur est, au contraire, arrondi et d’autant plus épais que l’on considère un point plus postérieur. Il oblique légèrement en dehors et en arrière, pour venir s’insérer sur le sommet de l’apophyse mastoïde par des fibres mi-tendineuses mi-charnues.

Le tendon qui unit les deux ventres de ce muscle entre en relation avec l'appareil hyoïdien. Au niveau de l’os hyoïde, en effet, ce tendon fournit, par sa face ventrale, une formation aponévrotique qui rejoint, sur la ligne médiane, une expansion semblable provenant du tendon de l’autre digastrique. Il en résulte la constitution d’une aponévrose qui en arrière et dorsalement s’insère sur la face ventrale de l'os hyoïde. Sur la face ventrale de cette aponévrose s’insèrent quelques fibres du muscle mylo-hyoïdien.

En résumé, ce muscle est constitué par deux ventres réunis l’un à l’autre par un tendon médian qui fournit par dédoublement, sur sa face dorsale, une expansion aponévrotique s’insérant sur l'appareil hyoïdien et que nous appellerons expansion aponévrotique du digastrique (1).

Mylo-hyoïdien. — Les deux mylo-hyoïdiens se réunissent suivant la ligne médiane au moyen d’un raphé large d'environ 1/2 millimètre sur lequel s’insérent leurs fibres moyennes. En arrière, ces muscles s’insèrent sur la face ventrale de l'expansion aponévrotique du digastrique que nous venons de décrire et qui présente une forme triangulaire.

Lemylo-hyoïdien n’atteint pas la symphyse de la mâchoire ; il cesse d’être musculaire à environ 1 centimètre de ce niveau, chez la Guenon, et se continue antérieurement par une mince aponévrose qui paraît être un épanouissement du raphé médian; les fibres antérieures du muscle se terminent sur le bord de cette aponévrose.

Les fibres qui constituent le mylo-hyoïdien se dirigent obliquement

(1) En myologie humaine nous trouvons un fait analogue dans l'expansion aponé-

vrotique du biceps.

d'arrière en avant et de dedans en dehors; elles forment par leur réunion, chez la Guenon, des faisceaux musculaires relativement larges qui sont séparés les uns dés autres par des sillons peu profonds. Chezle Saïmiri, le musele est au contraire lisse, ces sillons n'existent plus. Sur les côtés, ce muscle tapisse la face interne du maxillaire inférieur jusqu'au rebord alvéolaire au niveau duquel il s’insère au moyen de fibres charnues. Les fibres musculaires les plus postérieures se terminent sur l'appareil hyoïdien et même quelques-unes, en très petit nombre, il est vrai, sur le tendon du stylo-hyoïdien qui, à ce niveau, a une tendance à se confondre en partie avec l'expansion aponévrotique du digastrique.

Génio-hyoïdien. — Ce muscle est constitué par une bande musculaire s'étendant de la symphyse du menton à l'appareil hyoïdien. Les deux génio-hyoïdiens sont aecolés sur loute leur longueur, sans cependant se confondre. En avant, ils s'insèrent par des fibres charnues, chacun d'un côté de la symphyse, sur la face interne du maxillaire qui à ce niveau forme une surface fortement oblique d'avant en arrière. Postérieurement, ils s’insèrent, toujours par des fibres charnues, sur le bord antérieur et sur la face ventrale du corps de l'os hyoïde qui est très large par suite de la présence d’une poche résonatrice.

Le génio-hyoïdien a une section nettement triangulaire ; sa face dorsale est située dans un plan horizontal ce qui n’a pas lieu chez la plupart des autres Mammifères où le génio-hyoïdien s'enfonce plus où moins, en coin, entre les deux génio-glosses.

Génio-Glosse. — Les deux génio-glosses forment deux bandes musculaires accolées, qui s'étendent depuis la symphyse du maxillaire inférieur, où ils s'insèrent, dorsalement par rapport aux génio-hyoïdiens, jusqu’au niveau de l'os hyoïde où ils se terminent en pénétrant dans la langue. Depuis le niveau où la muqueuse buccale se recourbe pour tapisser la face ventrale de la langue, les libres constitutives du génio-glosse se recourbent sur elles-mêmes, vers leur partie dorsale, pour pénétrer dans la langue et participer à la formation de cel organe.

Par suite de la forme toute spéciale des génio-hyoïdiens, la face ventrale du génio-glosse est plane.

Cynocéphale tschakma. — Cynocephalus porcarius, ScHREB.

Digastrique. — Ce muscle ne présente avec celui de la Guenon Callitriche que de légères différences. C'est ainsi que les ventres antérieurs des deux digastriques, au lieu d’être simplement accolés, sont unis, ne formant qu'une seule lame musculaire qui tapisse tout le plancher buccal ; de plus l'aire d'insertion de ces ventres sur le maxillaire s'étend ici beaucoup plus loin en arrière que chez la Guenon, jusqu'au niveau environ de l'appareil hyoïdien. Enfin l'expansion aponévrotique du digastrique, ne semble pas se prolonger en avant par Le raphé médian du mylo-hyoïdien.

Les autres muscles de la région que nous étudions (mylo-hyoïdien, génio-hyoïdien, génio-glosse) sont absolument semblables à ceux de la Guenon Callitriche.

Prosimiens.

Maki mongoz. — Lemur mongoz, L.

Digastrique. — Ce muscle est constitué par deux venires, mais, chez cet animal, il ne présente aucune connexion avec l’appareil hyoïdien. D’après certains auteurs, le digastrique de quelques Prosimiens, entre autres celui des Chiromys, entrerait en rapport avec l'os hyoïde.

Le ventre antérieur s’insére par des fibres charnues, sur le bord inférieur et un peu sur la face interne du maxillaire inférieur, assez loin en arrière de la symphyse ; cette insertion s'étend jusqu’au niveau du masséter. Ce ventre est légèrement aplati dans le sens verlical.

Le ventre poslérieur est fusiforme; il s’insère par des fibres charnues et par des fibres tendineuses sur le sommet de l’'apophyse mastoïde qui est, ici, assez peu développée.

Les deux ventres du digastrique sont réunis entre eux par une formation aplatie mi-musculaire, mi-tendineuse. Sur le bord interne de cette formation, les fibres musculaires passent nellement d’un ventre à l’autre, tandis qu’au contraire le bord externe est formé par un long tendon nacré, qui se prolonge assez loin sur la face

ventrale de chacun des deux ventres et sur lequel se terminent les fibres musculaires externes des deux portions ventrales.

Mÿlo-hyoïdien. — Les fibres qui constituent les deux mylohyoïdiens s'entrecroisent sur la ligne médiane ; il n’y a donc pas de raphé.

En arrière, le mylo-hyoïdien s’insère sur l'appareil hyoïdien ; en avant, il présente des connexions tout à fait particulières. Les fibres musculaires, en effet, n’atteignent pas la ligne médiane ; elles s’insèrent sur les tendons antérieurs des muscles génio-hyoïdiens, d'abord sur leur bord interne, puis, plus en avant, sur leur bord externe. Il en résulte qu'a ce niveau, les deux mylo-hyoïdiens s’écartent l'un de l’autre puisque les tendons des génio-hyoïdiens divergent de plus en plus en avant. Le mylo-hyoïdien cesse d’être musculaire un peu avant d’atteindre la symphyse de la mâchoire inférieure. Ce muscle est, en outre, recouvert par une aponévrose ventrale, qui en avant, au niveau des tendons des génio-hyoïdiens, passe d’un côté à l’autre de la région en recouvrant l’espace libre laissé entre ces tendons, de sorte que cette disposition particulière du mylo-hyoïdien peut, au premier abord, passer inaperçue.

Le mylo-hyoïdien s’insère sur la face interne du maxillaire inférieur, près du rebord alvéolaire; ses fibres postérieures sont obliques d’arrière en avant et de dedans en dehors ; en avant, elles sont à peu près transversales.

Génio-hyoïdien et génio-glosse. — Nous décrivons ensemble ces deux muscles, parce qu'ils présentent une insertion antérieure commune qui se fait sur la face interne du maxillaire inférieur, un peu en dehors de la symphyse. Cette insertion s’effectue au moyen d’un tendon d’une longueur de 1 centimètre environ. C’est sur ce tendon que se terminent les fibres antérieures du mylo-hyoïdien dont nous venons de donner la description. Cette partie antérieure commune se clive postérieurement par un plan horizontal, la partie dorsale se recourbe peu à peu vers le haut pour pénétrer dans la langue où elle se termine : c’est le génio-glosse ; la partie ventrale, au contraire, se dirige d'avant en arrière pour venir s’insérer sur l'appareil hyoïdien, c’est le génio-hyoïdien.

Le génio-hyoïdien a ici la forme d’une lame mince, sa section n’est donc pas triangulaire comme chez la plupart des autres Mammifères.

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Les deux génio-hyoïdiens sont accolés postérieurement, mais en

avant, au niveau de leur partie tendineuse, ils divergent l’un de

l'autre.

Chiroptères.

Roussette d'Edwards. — Pteropus Edwardsii, Gror. Digastrique. — Ce muscle ne présente, ici, qu'un seul ventre ;

il n'existe même pas d’inlersection tendineuse comme cela se présente dans le digastrique de quelques Mammifères (Chien, etc.). En arrière, il s’insère sur la face antérieure de l’apophyse mastoïde par des fibres charnues et tendineuses ; ces dernières forment une aponévrose résistante qui s'étend sur la face interne du digastrique jusque vers sa région médiane. En avant, le digastrique s’insère au moyen de fibres charnues sur les deux tiers postérieurs de la face interne de la mandibule.

Le digastrique est ici un gros muscle plus ou moins arrondi, il est à peu près parallèle à l’axe de la région. Près de son insertion antérieure il s’aplatit légèrement.

Mylo-hyoïdien. — Le mylo-hyoïdien est musculaire dans sa partie postérieure et aponévrotique en avant. La partie musculaire est constituée par des fibres tranversales dont les postérieures s’insérent sur le bord antérieur du corps de l’hyoïde ; les autres se terminentsurunraphémédian.L’aponévrose antérieuren’estpaslibre; comme chez le Maki mongoz, elle se fixe sur la face inférieure du génio-hyoïdien, mais beaucoup plus intimement ici que chez ce Lémurien. Cette insertion se fait non seulement sur les tendons des génio-hyoïdiens, mais sur le muscle tout entier. Cette aponévrose se confond ainsi d’une manière intime avec l’aponévrose de recouvrement des génio-hyoïdiens.

En arrière, le mylo-hyoïdien présente des rapports remarquables avec le muscle sterno-hyoïdien. Ce dernier muscle ne fournit, en effet, que quelques fibres pour son insertion sur l’hyoïde ; la majorité de celles-ci passent au delà de l'appareil hyoïdien sans s’y fixer, et viennent se terminer sur la face ventrale du mylo-hyoïdien dans toute la moitié postérieure de ce muscle ; ces fibres s'étendent sur la

région médiane beaucoup plus en avant que sur les parties latérales. Chez l'Homme, WuiNNIE a décrit un faisceau anormal du sternohyoïdien qui va se perdre dans le mylo-hyoïdien.

Génio-hyoïdien et Génio-glosse. — Ces deux muscles sont intimement unis, de sorte qu'il est impossible de distinguer un géniohyoïdien et un génio-glosse; de plus les deux masses latérales résultant de l'union de ces muscles sont également soudées de façon à ne former qu'une seule masse indivise impaire.

Nous pensons que cette masse musculaire unique qui s'étend de l'appareil hyoïdien à la symphyse du menton représente à la fois les muscles génio-hyoïdien et génio-glosse. Nous sommes autant plus autorisé à penser ainsi que quelques fibres ventrales de cette masse s’insérent sur l'os hyoïde : c’est évidemment là une ébauche des génio-hyoïdiens ; d’autre part sur sa face dorsale, cette masse musculaire se comporte comme un génio-glosse ordinaire, c’est-àdire que depuis le niveau où la muqueuse buccale se recourbe pour tapisser la face inférieure de la langue, les fibres se recourbent dorsalement sur elles-mêmes pour pénétrer dans la langue et participer ainsi à la constitution de cet organe.

En avant, cette masse unique se bifurque en deux petits faisceaux d'insertion qui se fixent sur la mandibule, un de chaque côté de la symphyse.

Epomophore de Gambie. — Epomophorus Gambianus, On.

La disposition des muscles de l’Epomophore est semblable à celle des muscles de la Roussetle. Le digastrique cependant, ne présente pas de formation tendineuse sur sa face interne et les fibres du muscle sterno-hyoïdien s’entrecroisent beaucoup moins avec celles du mylo-hyoïdien, par contre le sterno-hyoïdien se fixe bien davantage sur l'appareil hyoïdien

Les muscles génio-hyoïdien et génio-glosse présentent ici le même aspect que chez la Rousselle et constituent également une masse musculaire unique.

Vespérieon pipistrelle. — Vesperugo pipistrellus, SCHREs.

Le digastrique rappelle entièrement celui des deux espèces précédentes, mais son insertion postérieure ne se fait que par des fibres

charnues et l'insertion antérieure n’a lieu que sur la moitié postérieure de la mandibule et non sur les deux liers.

Le mylo-hyoïdien est également mi-musculaire el mi-aponévrotique, mais cette dernière partie qui est très mince ne prend aucune insertion sur la face inférieure des génio-hyoïdiens. Le sternohyoïdien présente, ici, avec le mylo-hyoïdien, les mêmes rapports que chez l'Epomophore de Gambie.

Le génio-hyoïdien et le génio-glosse sont aussi confondus en une seule masse musculaire, mais les deux masses latérales ne sont point réunies en un muscle unique, elles sont séparées l’une de l’autre sur toute leur longueur depuis l’hyoïde jusqu'à la symphyse du menton.

Carnivores.

Chat domestique. — Felis domesticus, 1.

Panthère. — Felis pardus, 1.

Lion. — Felis leo, L.

Digastrique. — Ce muscle est très puissant. Les deux digastriques ne sont contigus qu'en avant au niveau de la symphyse, ils divergent ensuite progressivement jusqu’à leur insertion postérieure. Ils ne présentent aucune connexion avec l’appareil hyoïdien.

Le digastrique est constitué par deux ventres qui sont séparés l’un de l’autre, non par un tendon long et mince comme celui que nous avons décrit chez les Singes, mais simplement par une formation aponévrotique très mince, transversale, c’est-à-dire perpendiculaire à la direction des fibres des deux ventres. Cette aponévrose ne s'étend même pas sur toute la largeur du muscle; sur le bord externe, en effet, les fibres musculaires passent directement d’un ventre à l’autre. Cette aponévrose est située au niveau du stylohyoïdien, elle est marquée extérieurement par un étranglement.

Le ventre antérieur a une section triangulaire, sa portion externe est la plus épaisse; il est au contraire très mince sur son bord interne. Il s’insère par des fibres charnues sur le bord inférieur et un peu sur la face interne du maxillaire intérieur, depuis la symphyse jusqu’au niveau du massèter. Le ventre postérieur, moins fort que le précédent, a une section arrondie; il s’insère sur l’apophyse mastoïde.

Mylo-hyoïdien. — Les deux mylo-hyoïdiens ne sont pas séparés par un raphé médian, les fibres de ces muscles s’entrecroisent sur la ligne médiane, s’insèrent sur le maxillaire inférieur, près du rebord alvéolaire, sur une petite crête très peu marquée.

En avant, le mylo-hyoïdien ne s'étend pas jusqu’à la symphyse mentonnière; il se continue, à ce niveau, par une formation aponévrotique.

De même, en arrière, les fibres musculaires n’atteignent pas l'os hyoïde ; elles se terminent sur une aponévrose qui s'étend d’un maxillaire à l’autre et qui vient s’insérer sur l'appareil hyoïdien en se confondant avec les tendons d'insertion des muscles sternohyoïdien et génio-hyoïdien.

Grénio-hyoïdien. — Le génio-hyoïdien s'étend depuis la symphyse du menton jusqu'à l'os hyoïde. Ce muscle est long et grêle, comparé surtout aux autres muscles de cette région: Les deux génio-hyoïdiens sont simplement accolés l’un à l’autre dans leur moitié postérieure ; en avant, au contraire, ils sont intimement soudés, sur leur face ventrale cependant on peut constater la présence d’un sillon très marqué qui semble indiquer un commencement de séparation de ces muscles. |

Génio -glosse. — Le génio-glosse s'étend depuis la symphyse du maxillaire inférieur où ils’insère par des fibres charnues, jusqu’au niveau de l'appareil hyoïdien. Par sa face dorsale, dans sa moitié postérieure, il pénètre à l’intérieur de la langue. En avant, les deux génio-glosses sont complètement séparés l’un de l’autre ; plus loin, ils sont contigus sur leur face dorsale et séparés, au contraire, au niveau de leur face ventrale ; il en résulte, entre ces deux muscles, la formation d'un espace angulaire dans lequel se placent les deux génio-hyoïdiens.

Dans son traité de |’ « Anatomie du Chat », STRAUS-DURCKHEIM décrit un muscle particulier, le génio-pharyngien (Winsi..) « qui nait en avant sur l’apophyse géniet qui se porte en arrière, confondu avec la partie inférieure du génio-glosse...................... , arrivé à la base de la langue, il se détache de ce muscle. .…......... contourne la partie supérieure du pharynx et se termine au raphé postérieur de ce dernier organe ».

FANS.

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