Anatomie Comparèe De La Tigelle Et Du Pivot De La Betterave Pendant La Germination
rapprochement est pleinement justifié, et que la plante de Thonon se retrouve avec tous ses caractères dans l’échantillon obtenu par la culture de la souche envoyée par Schultz. Ce Mentha peut donc être rapporté avec certitude au M. Pauliana Sch. (1), dont il n’est qu’une variété
angustifolia.
Je reviendrai prochainement sur les Menthes du groupe gentilis, et je montrerai que les diverses formes de la section arvmsastrum sont des hybrides des M. riridis et arvensis; ceux qui en font des espèces ne peuvent expliquer leurs variations, ni réussir il les classer d’une manière satisfaisante.
M. Roze fait observer à M. Malinvaud que, d’après les lois de la nomenclature botanique, on ne doit pas donner un nom simple à une plante hybride, mais un nom composé des noms des deux
parents.
M. Malinvaud répond que suivant la nomenclature de Schiede, le nom du père doit être placé le premier et le nom de la mère le second, ce qui suppose que l’on connaît le rôle de chacun d’eux dans la production d’un hybride : or pour ce qui concerne les Menthes, M. Malinvaud, malgré une étude attentive, n’a jamais pu arrivera déterminer avec certitude quel était le père et quelle était la mère
de l’hybride; il se croit donc en pareil cas autorisé à donner un
nom simple à une plante hybride, en faisant précéder toutefois ce nom d’un signe qui indique l’hybridité de l’espèce. 11 se conforme en cela à la règle établie par l’article 87 du Code des lois de la nomenclature botanique, en ce qui concerne les hybrides d’origine douteuse. (Voy. Actes du Congrès internat ion. de Botanique ,
M. Prillieux fait la communication suivante :
LA GERMINATION, par M. Ed. PRILLIEUX.
La structure anatomique de la Betterave a été étudiée pour la première fois et décrite dans tous ses traits principaux par M. Üecaisue, dans le travail fondamental et classique qu il publia sur ce sujet en 1839.
Cet éminent observateur montra que le tubercule de la betterave ne présente qu’au sommet une structure comparable à celle d'une tige ordinaire de Dicotylédone ; là seulement on trouve une moelle centrale, tandis que dans tout le reste de la longueur, il est caractérisé par la présence à sou
il) Mentha 1 exsiccatæ pries. qallicn, n # Ci.
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE
centre d’un faisceau fibro-vasculaire et « rentre dans la structure des racines par tout ce qui dépend de la composition de ses différentes
parties ».
Depuis cette époque, des travaux importants ont mis plus en relief certains détails de l’organisation des racines : on peut citer d'une façon toute spéciale, au point de vue qui nous occupe, l’important mémoire de M. Van Tieghem sur la structure des racines (1), dans lequel on trouve non-seulement un exposé général de l’organisation des racines appuyé sur de nombreux exemples pris dans des plantes très-diverses, mais une description spéciale et détaillée de la structure primordiale et du mode de formation de la racine des Betteraves.
En ce qui touche l’organisation générale de la racine, M. Van Tieghem, en faisant connaître le mode de développement et le type d’organisation primaire des faisceaux vasculaires delà racine, s’est proposé de fournir le caractère le plus précis et le plus net qui puisse permettre de différencier avec certitude les racines des tiges, même là où plus tard des formations secondaires pourraient masquer les distinctions initiales.
En ce qui touche eu particulier la Betterave, il a décrit en outre avec précision la structure de la portion du tubercule qui est incontestablement de nature radicale et son mode de formation. Mais pour le reste, peut-on admettre que toute la portion dépourvue de moelle, et dans laquelle M. Decaisne a signalé une structure de racine, appartient véritablement à la racine? Si elle est d’une autre nature, a-t-elle exactement l’organisation d’une racine ?
Sans insister beaucoup' sur ce point qui se trouvait en dehors du sujet qu’il traitait, M. Van Tieghem ne s’en explique pas moins à son égard avecune grande netteté : « Les formations secondaires, dit-il (p. 238), se forment exactement dans la tigelle de la même manière que dans le pivot; elles recouvrent d’une enveloppe commune et extrêmement épaisse ces deux parties distinctes de l’axe végétal, et donnent ainsi à cet ensemble hétérogène l’aspect d’un seul et même organe. C’est dans ce cas, surtout, qu’il est indispensable de recourir aux caractères tirés de l’organisation primaire pour fixer la limite entre la tige et la racine. »
Cet examen comparatif de la tigelle et du pivot dans la Betterave en germination m’a paru offrir un intérêt tout particulier, et les observations que j’en ai faites me semblent mériter une mention spéciale.
Mes études ont porté sur des Betteraves appartenant à deux variétés qui, dans leur développement ultérieur, présentent des différences considérables : l’une, dite Betterave corne de bœuf, pousse beaucoup hors de terre ; l’autre, au contraire, la Betterave à sucre améliorée de Vilmorin, est
(I ; Recherches sur lu symétrie el lu structure îles i>la»tes rusculaires, par M. 1>||. Van Tiophcm (Ann. sc. mit., smo r>, t. Mil).