‹ Anatomie comparée du cerveau, dans les quatre classes des animaux vertébrés (volume 2)Chapitre 106 sur 109 · ANATOMIK COMPARÉE DU CERVEAU · texte numérisé non relu

ANATOMIK COMPARÉE DU CERVEAU

confondent. Or cette partie est dépourvue de ma-, tière grise : donc celle-ci est étrangère à leur for-r mation.

Si la matière grise était la racine de la matière blanche , les cicatrices devraient s'y former plus prompîement et plus complètement que dans la matière blanche. Non-seulement l'inverse a lieu , mais le plus souvent même les solutions de continuité de la matière grise ne se cicatrisent pas.

L'anatomie comparative et l'anatomie patholo-» gique prouvent donc que la matière grise n'est ni la matrice ni l'organe de nutrition de la matière blan^ che.'Tous les faits établissent que chez les vertébrés et les invertébrés la matière blanche se forme la première ; dans les formations accidentelles des cica^ trices , la matière blanche qui les forme se développe seule, Si on voulait exprimer cette succession dans l'apparition des deux substances , il serait plus juste de dire que la matière blanche est la matrice de la grise ; mais cette manière d'interpréter les faits est trop vicieuse pour que nous nous servions de ce langage. Je me borne à exposer un fait général d'encephalogénie ; celui de la formation de la matière blanche avant la matière grise, fait sans lequel il m'eût été impossible d'expliquer la cicatrisation du cerveau (i).

(i) Je dois faire remarquer que j'ai été conduit à la découverte de ce fait anatomique par Têtu de de la formatioii des cicatrices de l'encéphale, en iSy2 , i8i3 et iSi^-

L'axe cérébro-spinal forme un organe unique; les deux substances qui le composent se continuent (Je la colonne vertébrale dans le crâne , chez tous les animaux vertébrés. Cette continuation n'est pas un simple rapport de contig^uité. Les faisceaux médullaires qui composent l'une et l'autre partie, se correspondent de l'encéphale à la partie supérieure de la moelle épinièrc , ou de celle-ci à l'encéphale d'un<^ manière admirable.

Cette correspondance va compléter toutes les preuves que nous avons données de l'identité des principaux élémens de l'encéphale dans les quatre classes. •

Si vous considérez Tes pyramides , vous les voyez se mettre en rapport dans toutes les classes avec les hémisphères cérébraux. Quelle que soit la différence de forme et de volume de ces derniers , ils sont toujours en connexion avec le faisceau antérieur de la moelle épinière, ainsi que l'on peut le voir chez les poissons (i) , les reptiles (2) » les oiseaux (5) et les mammifères (4).

Si vous considérez le cervelet , vous observerez constamment ses rapports avec le cordon postérieur de la moelle épinière , chez les mammi-

(1) PI. VII, fig. 166, n* 1, 7, 5 et 4; pi. VI, flg. 147, n* 7, 5 et 5.

(2) PI. XIV, fig. a88. n* 7, 9 et 10.

(3) PI. III, fig. 82, n' 8 et 6.

('î) PI. XIV, fig. 28g, n- I , 11, i5 et 19,

fères (i) , les oiseaux (2), les reptiles (3j et les poissons (4).

Si vous examinez enfin les tubercules quadrijumeaux ou les lobes optiques , vous suivez constamment leurs connexions avec les faisceaux moyens de la moelle épinière , ou les corps olivaires. Ce dernier rapport est très-important à considérer chez les poissons (5) , les reptiles (6), les mammifères (7) et les oiseaux (8) , parce qu'il complète tout ce que nous avons dit sur le» analogies de ces parties fondamentales de l'encéphale dans toutes les classes des vertébrés.

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