III. De l'influence du système sanguin sur le
Mais ce rapport prouve-t-il que la moelle épinière naisse de l'encéphale, ou ce dernier de la moelle épinière? Celte question a été décidée en sens inverse, selon le point de vue sous lequel on a envisagé le système nerveux.
(1) PI. XIV, fig. 289, n«6et8.
(2) PI. m, fig. 86, n' 1 et 2; fig. 87, n° 3.
(3) PI. XIV, fig. 288, n» I, 3 et 5.
(4) PI. VII, fig. 174, n» 7, 4 et 5; pi. VI, fig. ,47, n" 10 et 1.
(5) PI. VII, fig. i56, n» 9, 2«t 5; fig. 172, n» a et 4; pi. VI, fig. 147, n- 8 et 9.
(6) PI. XÏV, fig. 288, n" 2 et 6.
(7) PI. XIV, fig. 289, n" 5 et 14.
(8) PI. III 5 fig. 82, n°2et 5.
Les anciens philosophes faisaient provenir l'encéphale (le la moelle épinière , sans que l'on puisse entrevoir les raisons qui les portaient à cette idée. Les physiologistes et les médecins , ^onsidé^ant au contraire que le centre d'action du système nerveux résidait dans l'encéphale , firent dériver la moelle épinière de celui-ci. Enfin Malpighi, partant toujours de l'idée que les animaux se développent du centre à la circonférence , fit dériver l'encéphale et tous les nerfs de la moelle épinière. MM. Gall et Spurzheim ont fait prévaloir cette dernière opinion dans ces derniers temps. Je n'entrerai pas pour le moment dans la discussion des raisons qu'ils en apportent; je vais m'attachcr à prouver que ni l'une ni l'autre de ces opinions ne sont exactes.
Je remarque d'abord que dans l'examen de cette haute question , on a toujours considéré l'axe cérébro-s^iinal comme générateur de luimême; le système sanguin , système producteur des organes , en a toujours été écarté depuis Ruysch , parce que cet anatomiste en avait véritablement défiguré la valeur.
Pour décider une question d'organogénie , il est donc indispensable d'y faire entrer le point fondamental de celte partie de la science. C'est ce que nous allons essayer de tenter.
La moelle épinière se développe sur l'influence des artères intercostales ; le cervelet , par l'intermède des vertébrales, et le cerveau , par les caro-