‹ Anatomie comparée du cerveau, dans les quatre classes des animaux vertébrés (volume 2)Chapitre 56 sur 109 · ANATOMIE COMPARÉE Ï)U CERVEAU · texte numérisé non relu

ANATOMIE COMPARÉE Ï)U CERVEAU

chez les mammifères ( i ) , entre les lobes postérieurs (2) et les moyens (3) , nous avons un terme de rapport commun aux deux classes; ce terme devient la base de nos déterminations. En arrière de ce corps, nous avons, comme chez les rongeurs, les tubercules quadri jumeaux (4) ; en avant , les hémisphères (5) ; et plus avant encore , les lobes olfactifs (6). Chez la tortue franche, la position de la glande pinéale (7) étant la même que chez lagrenouille , les tubercules (8) , les hémisphères (9) et les lobes olfactifs ( 1 o) sont déterminés d'après le même principe; il en est également de même chez lorvet (11), le lézard vert (12) , la vipère de Fontainebleau (i3), dont les lobes olfactifs (i4) sont pédicules et écartés des hémisphères (i5). La glande pinéale assigne aussi d'une manière rigou-

fi) PI. II, fig. 56, n°8.

(2) PI. I, fig. 16, n' a.

(5) PI. I,fig. 16, n» 4.

(4) PI. I,fig. 16, n°2.

(5) PI. I, fig. 16, n» 4.

(G) PI. I,ûg. 16, n" .

(7) PI- V, fig. 119, n°9.

(8) PI. V, fig. 1.9, n» 7.

(9) PJ- V, fig. 119, n" 10.

(10) PI. V, fig. 119, a" 11.

(11) PI. V, fig. 109, n* 5.

(12) PI. V, fig, 110, n° 10.

(i5) PI. V, fig. 126, n°6.

(i4) PI. V, fig. 109, 1 10 et 126, n° 9, 12 et 9. (i5) PI. V, fig. 109, uo et 126, n" 4? 1 1 et 7.

ENCEPHALE DES POISSOMS. 317

reusc la distinction des lobes chez le caméléon ( 1 ) et le crocodile (2) , privés des lobes olfactifs.

Le rang que la glande pinéale vient occuper parmi les lobes de l'encéphale, chez les mammifères , les oiseaux et les reptiles , sert donc à les caractériser, et à assigner, d'une manière rigoureuse, leur analogie, leurs noms et leurs rapports : soit qu'il y ait trois paires de lobes en avant du cervelet , ainsi que chez le lapin (5) , les didelphes (/|), le hérisson; les chauve-souris, le perroquet (3) et le casoar, parmi les oiseaux (6) ; la grenouille (7) , l'orvet (8) , le lézard vert (9) , les vipères ( i o) , la tortue grecque (11), la tortue franche (12), chez les reptiles ; soit qu'il n'y en ait que deux, comme chez l'homme, les quadrumanes, le phoque , les cétacés , la plupart des oiseaux ( 1 3) ,

(1) PI. V, Hg. .111, n" 8.

(2) PI. V, fig. 116, n"6.

(5) PI. II, flg. 55, n»6, 7 et 8.

(4) PI. II, flg. 54, n°6,7et8.

(5) PI. III, fig. 84, n* 6, n et 12.

(G) PI. III, fig. 77,0° 4, 7 et 6.

(7) PI. I,fig. 16, n" 2, 4 et 5.

(8) PI. V, fig. 109, n- 3, 4 et 9.

(9) !'•• ^> fig- 110, n° 9, II et 12.

(10) PL V, fig. 126, a" 5, 7 et 9.

(11) PI. V, fig. 125, n° 7, 9 et M.

(12) PI. V, fig. 119, n"7, 14 et 11.

(i3) PI. IV, fig. 89, 9q, 106 et 108.

2l8 ANATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU,

le caméléon (i), le tupinambis (2) et le crocodile (3), parmi les reptiles.

Si la glande pinéale existe chez les poissons , nous aurons donc un terme de rapport positif, et commun à toutes les classes , pour juger de nos déterminations. Si elle vient occuper sur l'encéphale la même position que chez les mammifères , les oiseaux et les reptiles , la distinction de leurs lobes sera donc au§si rigoureuse qu'elle l'est dans ces trois classes. Or, la glande pinéale existe chez certains poissons (4) ; elle vient occuper le même rang, la même position, que dans les trois autres classes ; le cerveau des poissons est donc formé sur le même plan que celui des reptiles, des oiseaux et des mammifères (5). Donnons-en les preuves.

Nous choisirons , pour notre démonstration , les poissons dont l'encéphale a six lobes ; tels que le congre ( murœna conger ) (6) , l'anguille vulgaire

(1) PI. V, fig. 111, n-'ô;.

(2) PI. V, fig. ,14.

(5) PI. V, fig. 116.

(4) PI. VII, fig. 168, n» 5; fig. i55, n^g.

(5) Haller avait trouvé la glande pinéale chez le congre et l'anguille; ce qui doit d'autant plus surprendre, qu'il n'avait pu parvenir à la découvrir chez les oiseaux. Tiedemann , Treviranus , et un de nos habiles anatomistes , M. Desmoulins, ne l'ont pas rencontrée chez les poissons.

(6) PI. VII, fig. 168.

[murœna (lïiguilla) [i)^et\c ^Tonau{triglalyra) (y). Chez le coiigi'c , on trouve la glande pin<ialc (3) sur la face supérieure de l'encéphale, placée entre les lobes postérieurs (4) et les lobes moyens (5). Ainsi que chez les rongeurs et les reptiles, elle forme un petit corps arrondi (6) , enlacé dans des plis de la pie-mère, et superposé dans la dépression légère qui sépare les lobes moyens (7) des postérieurs (S). Chez l'anguille vulgaire, elle est plus superficielle (g) ; chez le gronau, elle est très-petite (10); mais chez ces deux poissons (11), comme chez le congre, elle est située au point de jonction des lobes moyens et postérieurs (12). Les lobes qui sont en arrière de la glande pinéale , chez le congre ( 1 5), l'anguille ( 1 4) et le trigle( 1 5) , sont donc4es analogues de ceux situés en arrière du même corps

(1) PI. VII, fig. 190.

(2) PI. VII, fi-. i55.

(5) PI. VII, fig. 168, n" 5.

(4) PI. VII, fig. 168, n°4.

(5) PI. VII, fig. 168, WG.

(6) PI. VII, fig. i68, n°5.

(7) PI. VII, fig. 168, n"6.

(8) PI. VII, fig. i68. II" 4.

(9) PI. VII, fig. 190,11" 6.

(10) PI. VII, fig. ii5, n»9.

(11) PI. VIT, fig. i55, n»6et7.

(12) PI. VII, fig. 190, n" 6.

(i3) PI. VII, fig. 168, n"4.

(14) PI. VII, fig. 190, n"2ct5.

(i5) PI. VII, fig. i55,.n"6.

chez les mammifères (i) et les reptiles (2) : or, dans ces deux classes, ces lobes sont les tubercules quadrijumeaux; ce sont donc aussi, chez les poissons , les analogues de ces tubercules. Les lobes placés en avant de la glande pinéale , chez le gronau (3) , l'anguille (4) et le congre (5) , correspondent à ceux qui occupent le même rang chez le mouton (6) , le veau (7) , l'embryon humain (8) , celui des didelphes (9) , celui du lapin (10) , parmi les mammifères ; ils représentent les lobes situés en avant de la glande pinéale , chez l'orvet (11), le lézard vert ( 1 2) , le crocodile ( 1 5), les vipères ( 1 4) 5 l^i tortue grecque (i5) et la tortue franche (16). Or, dans ces deux classes , ces lobes sont les hémisphères cérébraux ; ce sont donc , chez les poissons ,

(2) PI. V, fig. 119, n°7.

(3) PI. VII, fig. i55, n°7.

(4) PI. VII, fig. 190, n» 4. ^

(5) PI. VII, fig. 168, n° 6. «

(6) PI. I, fig. 19, n° 5.

(7)P1. I,fig. 27, n°5.

(8) PI. I, fig. 14,005. ^

(9) PL I, fig. 22,n°6. ^

(10) PI II, fig. 56, ^6.

(11) PI. V, fig. 109, n»4.

(12) PI. V, fig. 110, n" 11.

(i3) PI. V, fig. 116, n° 4 et 5.

(14) PI. V, fig. 126, n'^.

(i5) PI. V, fig. 125, n''9.

(16) PI. V, fig. 119 , n' 10 et 14.

ENCÉPHALE DES POISSOItS. 22 1

les analogues de CCS hémisphères. Ces hémisphères et les tuberciJes quadrijmneaux étant reconnus chez les poissons , nous avons prouvé que la paire de lobes situés en avant de l'anguille ( i ) , du trigle (2) et du congre (5) , correspondait au lobule olfactif des mammifères ( '1) , des oiseaux (5) et des reptiles (6) ; tous les lobes de l'encéphale des poissons osseux se trouvent donc ainsi ramenés à ceux qui composent cet organe dans les classes supérieures. Cela étant fait, nous ne tenons encore qu'une partie de la question. L'encéphale des chondroptérygiens diffère , sous tant de rapports , de celui des poissons osseux, qu'il devient nécessaire de leur appliquer en particulier les principes de nos déterminations , et de montrer que ces variations ne changent point leurs analogies. Nous procéderons , dans ce nouvel examen , de la même manière que sur les poissons osseux.

Chez les poissons osseux , nous avons trouvé que le cervelet était formé, en général, par une languette triangulaire, flottant au-dessus du quatrième ventricule , en arrière de la quatrième paire de nerfs et des tubercules quadrijumeaux. Chez les

(1) PI. VII, fig. 190, n- 7.

(2) PI. VII, fig. i55,n°8.

(5) PI. VII, fig. i68, n" 7.

(4) PI. II, 6g. 55,54, 55,56, ir 5, 5, 8, 8 et 7. (5)PI. III, fig. 77,78, n- 6 et 12.

^6) PI. V, fig. 119, 122, n« 11 et 16.

222 ANATOMTE COMPARliK DU CERVEAU,

cartilagineux , en arrière de ces corps et de ce nerf, on trouve le même organe , mais affectant des formes très-diverses. Chez la lamproie [petromyzon fuvialis ) , le cervelet est formé par deux lames dentelées en dedans (i) , écartées l'une de l'autre en bas , de telle sorte qu'elles ne recouvrent pas le quatrième ventricule (2); réunies en haut, immédiatement en arrière de la quatrième paire de nerfs (3) , par une lame transverse , qui forme une petite voûte au-dessus de ce ventricule et occupe la même place que la grande valvule cérébrale chez les mammifères et les oiseaux. La position de ce corps, en arrière de la quatrième paire de nerfs et des tubercules quadrijumeaux (4) , assigne sa détermination : sa ressemblance parfaite avec le cervelet de la tortue grecque (5) ne laisse aucun doute à cet égard. Chez la lamproie (6) , ainsi que chez cette tortue (7) , les feuillets du cervelet sont dentelés et écartés en bas (8) ; le ventricule est ouvert en cet endroit, les feuillets sont réunis en haut (9) , chez le reptile comme chez le pois-

(1) PI. XI, fig, 224, n" 2.

(2) PI. XI, ûg. 228, n''2.

(5)P1. XI, fig. 228,n'7.

(4) PI. XI,fig. 224, n- 4.

(5) PI. V, fig. 125, n"5.

(6) PI. XI, fig. 228, n" 2 et 7.

(7) PI. V, fig. 125, n" 14. ,

(8) PI. XI, fig. 228, n" 2.

(9) PI. V, fig. 125, n° 7 bis.

son (i):che2 l'un et l'autre, cet organe est pclliciilcux et très-peu cIéveloj)p<5 ; il y a homogénéité parfaite de forme, de position et de rapports. Chez les raies (2), le cervelet se compose de la lame festonnée de la lamproie (5) et de la tortue grecque (4) , et d'une double languette triangulaire, analogue par une de ses parties à celle des poissons osseux (5) , et en différant beaucoup par l'autre (6).

Si vous considérez cet organe chez certaines raies bouclées ( raia clavata )y vous trouvez les feuillets restiformes d'un volume énorme (7), festonnés (8) et doubles ; les uns sont internes (9) , les autres externes (lo). On rencontre au milieu une languette triangulaire (11), divisée sur la ligne médiane en deux parties symétriques par un sillon assez profond (la). Ce cervelet se rapproche beaucoup de celui de la morue (i5) ; il n'y a de différence que

(1) PI. XI, fig. 2a8, n«7.

(2) PI. VI, fig. i52, n»3.

(5) PI. XI, fig. 224, n" a.

'^4) PI. V, fig. ia5, n°6.

(b) PI. VI, fig. i58, n°4.

(6) PI. VI, fig. i38, n-5.

(7) PI. VI, fig. i32,n''3et4.

(8) PI. VI, fig. i32, n' 3 et 10.

(9) PI. VI, fig. i32,n'5.

(10) PI. VI, fig, i32, n* 10.

(11) PL VI, fig. i52, n* 4.

(12) PI. VI, fig. i32, n°5et4.

(i3) PI. VII, fig. 161.

224 ANATOMIl COMPAREE DU CERVEAU ,

dans le volume des feuillets restiformes , qui sont beaucoup moins forts chez ce dernier poisson ( 1 ) ^ et dans la languette triangulaire , qui est beaucoup moins divisée chez la morue (2) que chez la raie bouclée (3). Sur les raies ronces ( raia rubus ) j les feuillets restiformes (4) sont beaucoup moins forts; ils sont festonnés (5) comme chez la raie bouclée, mais sans double rangée, comme dans cette dernière (6) . Le corps médian , chez la raie ronce (7) , semble avoir gagné en volume et en étendue ce qu'ont perdu les feuillets restiformes (8).

L'esturgeon ( acîpenser sturio ) se rapproche encore plus de la morue que cette espèce de raie. Chez ce dernier poisson les feuillets restiformes sont très-petits (9) ; ils sont cachés sous la languette médiane ( I o) rcetteatrophiedes feuillets restiformes ( 1 1 ) fait saillir beaucoup le corps médian (12) , qui est

(i)PI. VII,fig. 161, n» 8.

(2) PI. VII, Cg. 161, n» 5 et 6.

(3) PI. VI, 6g. i52, n» 4.

(4) PI VI, fig. i38, n°4bis.

(5) PI. VI, fig. 140, n°5.

(6) PI. VI, fig. i52, n° 3, 10 et 11.

(7) PI. VI, fig. 148, n-3,3,4et4.

(8) PI. VI, fig. 140, n"5.

(9) PI. XII, fig. 233, n" 2 et 5.

(10) PI. XII, fig. 255, 4, D. C.

(11) PI. XII, fig. 235, L. B.

{i2jV\. XII, fig. a55,L. E. D. C.

BNCEPIIAMÎ DES POISSONS. 22'>

unicjue chez l'esturgeon ainsi que chez la morue ( i ). Atrophiez, par la pensée, les feuillets rcsliformes de la raie bouclée (2) , vo\is verrez le [corps médian (5) s élever, s'élargir et couvrir le quatrième \entricule. Ce que nous supposons chez cette raie se passe chez l'esturgeon [.\) , se passe chez la morue (5) , se passe également chez la plupart des poissons osseux. Ainsi, le cervelet est le même chez les poissons osseux el cartilagineux , à la proportion près des élémens qui entrent dans sa composition.

La raie ronce ( raia rubus ) (6) , offre l'état intermédiaire de cette transformation. Chez elle les feuillfcts restiformes diminuent beaucoup de volume (7) ; ils sont moins épais , moins laides , et n'ont qu'une rangée simple (8) , au lieu de la double rangée que nous présente la raie bouclée (9) ; vous voyez aussi que le corps médian qui 'est enfoncé dans cette dernière (10), et logé, en quelque sorte, dans l'écartement des feuillets internes, est beau- Ci) PI. VII, Cg. 161, n'-SetG. {2) PI. \'I, Og. 162 , n" 5 et 10.

(3) PI. VI, Cg. 1 52,0° 4.

(4) PI. XII, fig. 255, D. C. E.

(5) PI. VII, fig. i63, n"6.

(6) PI. VI, fig. i38.

(7) PI. VI, fig. i38, n"4bis.

(8) PI. VI, fig. 140,11*" 5.

(9) PI. VI, fig. iSa, n°3et 10.

(10) PI. VI, fig. i5a, 11° 4.^

coup plus saillant, beaucoup plus élevé chez la . raie ronce ( » ) ; il se détache beaucoup plus du fond du quatrième ventricuFe. C'est le premier degré de la métamorphose que nous remarquons chez l'esturgeon (2) , la morue (3) , le trigle (4) , le congre (5), le brochet (6) . le merlan (7), la perche (8) , l'anguille (9) , et en général chez tous les poissons osseux.

Mais pourquoi les feuillets restiformes ne se sontils point réunis sur la ligne médiane ? A quel état des classes supérieures correspond cet isolement des feuillets cérébelleux ? L'examen de cette question , en expliquant le cervelet des. poissons, nous montrera ses rapports avec celui des classes supérieures. Considérez, eneJBTet, le cervelet des oiseaux , les cinquième, sixième (10), septième" et huitième (11) jours de l'incubatiou : vous le trouvez formé de deux feuillets non réunis sur là ligne mé-

(1) PI. VI, fig. i38, n"5et4.

(2) PI. XII, fig. 235, E. D. C.

(3) PL VU, fig. i65,ir2bis.

(4) PI. VIT, fig. i55, n° 5.

(5) PI. VIï, fig. i68,ir 8.

(6) PI. VII, fig. 169, n" a.

(7) PI. VII, fig. 193, n«3.

(8) PI. VU, fig. i85,n°4.

(9) PI. VII, fig. igoi n» 2.

(10) PI. I, fig. 5, n°5.

(u) PI. II, fig. 33, n"C.

ENCÉPHALE DES POISSQNS. 22^

dianc ; un rcuillct est à gaiichc( i ) , l'aulrc à(lroilc(i>), (le mémo que chez la raie (5) , de même que chez l'esturgeon (4) , de même que chez l'aiguillât (5) , de même que chez la lamproie ((3). Deux feuillets isolés composent de même le cervelet des batraciens du vingtième au vingt-cinquième jour de leur formation (7) ; celui du mouton (8), celui des didelphes (9), celui dij singe (10) , celui de l'embryon humain (11), vers le quart de leur formation (la). Supposez une maladie, une hydro-cérébellite , quî écarte la moelle allongée ; les feuillets cérébelleux ne s'engrèoiTont pas , il n'y aura pas de croisement de leurs lames internes : c'est le cas observé chez l'embryon humain et colui du veau par Stenon; c'est le cas du chat, du lièvre, de l'embryon humain , que j'ai observé moi-même après ce célèbre anatomistc. Ce qui arrive acciden tellement chez l'embryon de rhgmme et des mam-

(i) PI. II, fig. 33, n" 6.

(a) Ibid.

(3) PI. VI, Ûg. 140, n-5.

(4) PI. XII, ûg. 253, n°3.

(5) PL XII, 6g. 236, F. li.

(6) PI. II, fig. 228, n° 2.

(7) PI. I, fig. la, n-s.

(8) PI. I,fig. 28, n"4.

(ô) PI. I,fig. 30,0" 3.

(10) PI. II, fig. 48, n' 7,

(11) PI. I, fig. a5, n-G.

(i3)Pl. II, Gg. 65,0^4,

mifères , est l'état normal et permanent de la plupart des poissons cartilagineux. L'aplatissement de leur moelle allongée , la largeur qui en est la suite, ont écarté l'un de l'autre les feuillets cérébelleux : leur croisement et leur jonction sur la ligne médiane ne se sont point opérés, comme cela arrive chez les reptiles , chez les oiseaux , les mammifères et l'homme , pendant les périodes de leur formation : voilà les analogies, telle est la cause des différences. Ces organes sont donc identiques ; seulement les poissons cartilagineux conservent les formes permanentes de l'état primitif du cervelet dans les trois classes supérieures.

Le corps ftiédian chez la raie ronce ( i ) semble gagner, en volume et en étendue , ce qu'ont perdu les feuillets restiformes (2). Non-seulement la partie triangulaire, placée sur le quatrième ventricule , est plus bombée, plus -élevée (3); mais il en paraît une nouvelle , tout-à-fait similaire à la première : cette dernière se dirige en avant sur les tubercules quadrijumeaux , de même que la première se porte en arrière pour recouvrir le quatrième ventricule (4). Toutes les deux sont symétriques (5) , aussi étendues l'une que l'autre , représentant chacune deux

(i)Pl. VI, fig.i38,n°9et4.

(2) PI. VI,fig. x4o, n^S.

(5) PI. VI,fig. i38, n°4et4.

(4) PI. VI,fig. i38,n°5et5.

(5) PI. VI,fig. i38, n"5, 5, 4«t4-

ENCEPHALE DES POISSONS. 229

triangles doiU les bases sont adossées en arrière de l'insertion de la quatrième paire de nerfs ( i ), et dont les sommets sont placés les uns en avant des tubercules , les autres en arrière du quatrième ventricule (2). Par la réunion de ces triangles , ce corps ressemble à un trapèze ; il est divisé par deux scissures qui le séparent en quatre parties : l'une est longitudinale , et divise ce corps en deux parties , l'une droite, l'autre gauche ; l'autre est transversale, située sur le même plan que l'insertion du nerf de la quatrième paire (5). Ce sillon divise ce corps en deux parties symétriques , l'une antérieure au nerf, l'autre postérieure. La partie postérieure (4) n'est adhérente ni au quatrième ventricule, ni aux feuillets restiformes (5) ; si on la relève et qu'on la renverse sur l'antérieure , on y distingue en dedans une petite échancrure sur la ligne médiane (6)et un petit bulbe arrondi sur sa base (7) ; l'antérieure est aussi libre; si on la renverse sur la postérieure (8), on met à nu l'insertion de la quatrième paire de nerfs (9). On observe que le sillon longitudinal

(i)Pl. VI,fig. 139, n- 6.

(a) PI. VI,fig. i38,n°4ct5. *

(3) PI. VI,fig. 139,11" 6.

(4) PI VI, fig. 140, n'^etS.

(5) PI. VI, Og. 140, n° 5.

(6) PI. VI,Cg. 140, n» 7.

(7) PI. VI,fig. 140, n" 8.

(8) PI. VI, Gg. 139,11^4 et 5.

(0)P1. VI,fig. i3o, n''6ct2.

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