‹ Anatomie comparée du cerveau, dans les quatre classes des animaux vertébrés (volume 2)Chapitre 61 sur 109 · A\ATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU · texte numérisé non relu

A\ATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU

on le remarque chez le squale acanthias ( i ). Enfin » chez les raies . le pédicule est d'une longueur démesurée (2) , ce qui éloigne considérablement le lobule olfactif (3) des hémisphères cérébraux (4). Tous les poissons cartilagineux ont donc le lobule olfactif pédicule ; ils offrent sous ce rapport une fixité d'organisation , qu'on est loin de rencontrer chez les poissons osseux.

Chez les reptiles, comme chez les poissons , le nerf olfactif est pédicule ou non pédicule; mais une particularité très-remarquable et bien digne de l'attention des anatomistes et des physiologistes , c'est que chez les reptiles , le rapport de ce pédicule avec les hémisphères cérébraux est dans une disposition inverse de ce que nous venons de remarquer chez les poissons. Chez ces derniers , nous avons observé en général que les hémisphères cérébraux étaient plus développés chez ceux dont le nerf olfactif était pédicule, que chez les autres. Chez les reptiles, c'est le contraire qu'on observe ; plus le pédicule s'allonge , plus il semble que les hémisphères diminuent; quelle peut être la cause de cette opposition?

Quoi qu'il en soit, le pédicule dif nerf olfactif

(1) PI. Xîl, Êg. 236, I. H.

(2) PI. VI, lig. i38, n"!.).

(3) PI. VI, Cg. i58, n° 12 et 17.

(4) PI. VI, fig. i56, n" 10, i3et 14.

NERF DE l'olfaction. 205

est si Cort chez les ophidiens ( i ) et les lacerlieiis (2), qu'il paraît être la eoiitiniialion immédiale des h(5misphères cérébraux (5) , qui se rétrécissent beaucoup au lieu où commence le pédicule (4); du reste, on ne distingue aucune strie blanchâtre sur la base des hémisphères , qu'on puisse considérer comme les racines propres de ce nerf. Chez les embryons des reptiles , la cavité de l'iiémisphcrc se continue en se rétrécissant dans le pédicule, le long duquel elle communique avec la petite cavité creusée au centre du lobule olfactif (5). Chez les adultes, le pédicule n'est plus <)feusé; il forme un cordon plein dont on no peut suivre, comme chez les poissons, la liaison immédiate avec les pédoncules du cerveau. La continuation des hémisphères avec le pédicule du nerf olfiictif est très-distincte chez l'orvet (6) , la vipère hajé (7) , la couleuvre à collier , la vipère dr. Fontainebleau (8) , celle à raies parallèles (9) ,

(i) PI. V, fig. 126, n"8.

(2) PI. V,fig. 128, n°5.

(3) PI. V, fig. 128, n°4.

(4) PI. V, fig. 109,11° 8.

(5) PI. V,fig. 126,11° 9.

(6) PI. V,fig. 109, 11° 8 et 9.

(7) PI. V,fig. 127, n" 8.

(8) PI. V,fig. 102, .r 9.

(9) PI. V,fig. ,rD3,n-r.

le lézard vert (i), le lézard gris (2). Chez le crocodile vulgaire (3) et le crocodile à deux arêtes (4), on n'aperçoit pas de pédicule à la partie antérieure de la base des hémisphères. Chez le caïman (5) , le pédicule est aussi prononcé que chez les ophidiens et les lacertiens ; chez les batraciens , le lobule olfactif vient s'appliquer immédiatement contre les hémisphères (6). Le pédicule du nerf est si court, qu'il faut détacher ce lobule pour le distinguer (7). Chez les tortues de terre , un petit pédicule se détache aussi de l'hémisphère (8) , et va rejoindre un très-petit lobule (9) , comme on le remarque chez la tortue grecque (10). Ce n'ciSt plus la même chose chez les tortues de mer (11); chez la tortue franche ( testudo mydas) , le lobule olfactif vient se confondre avec la base des hémisphères du cerveau (12) , comme cela arrive chez certains mammifères ; un léger sillon à la face su-

(1) PI. V, fig. 110, n» n.

(2) PI. V,fig. 128, n-S.

(5) PI. V,fig. 117, n» 7.

(4) PI. V,% 118, n° 6.

(5) PI. V,flg. 135,11" 7 et 8.

(6) PI. I,fig. 16, n°5.

(7) PU V, fig. i3i, n' 16.

(8) PI. V,flg. 125, n* 12. * {9) PI. V, fig. i25,n°ii.

(10) PI. V, fig. 125, n" 11 et 12.

(11) Pi. V, fig. 122, n° iG et 17.

(12) PI. V, fig. 122, n" i5 et 16.

NEUF pE l'olfaction. 2G7

périouro (i) cl inf(i';rieiirc (2), le distinguo des hémisphères; le même sillon se conliniie en dehors (3) cl en dedans de ceux-ci ('|). Si on déplisse les hémisphères, on observe rimplajitation du nerf dans ce lobule par des stries médullaires très-déliées (5); mais je n'ai jamais pu les suivre Jusqu'aux faisceaux d'épanouissement des pyramides (6) ; celle-ci s'arrête dans le milieu de l'hémisphère (7). Chez les reptiles, les racines du nerf olfactif deviennent donc plus extérieures que chez les poissons osseux ; chez ces derniers, on voit avec la plus grande facilité qu'il est en quelque sorte le point de terminaison des pyramides cl des pédoncules du cerveau ; chez les reptiles , il m'a été impossible de découvrir cette liaison. L'implantation du nerf olfactif paraît se faire dans le milieu des feuillets qui forment les hémisphères cérébraux.

Chez les oiseaux , les racines du nerf olfactif deviennent tout-à-fait extérieures aux hémisphères cérébraux (8) ; ce sont des rubans aplatis de ma-

(1) PI. V, fig. 119, n" i5.

(a) PI. V, Gg. 122, n" i5.

(3) PI. V, Gg. 120, n* 8.

(4) PI. V, lig. 120, n" 14.

(5) PI. V, fig. 121, n-tj.

(6) PI V,fig. 121, n-f.

(7) PI. V,Ûg. 121, n" i5.

(8) PI. IV , Cg. 88 , n* 7

Page 1