S'J ANATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU
mon ; ce tronc , très-volumineux , naissait de l'aorte , comme nous le verrons bientôt , se portait vers la première côte , où elle formait un petit anneau ; de cet arc naissait V artère axillaire droite, qui se dirigeait avec la veine correspondante vers la patte antérieure de ce côté.
De la partie moyenne et supérieure du tronc artériel s'élevait une branche considérable , se dirigeant vers la partie latérale de la branche artérielle , et ayant quatre lignes environ de longueur ; cette branche donnait naissance au tronc carotidien droit , qui , parvenu à la partie moyenne de la hauteur de la trachée-artère, se divisait, comme celui de l'autre côté , en deux branches , qui représentaient les carotides primitives. Ces carotides primitives , parvenues au niveau de la partie supérieure du larynx , se subdivisaient , comme celles du côté gauche , en carotides interne et externe : nous verrons ailleurs comment ce tronc communiquait avec l'aorte.
Entre le tronc principal et la partie inférieure de la trachée-artère , on voyait un arc artériel se prolongeant dans l'intérieur de la poitrine , convexe en haut , concave en bas ; cet arc était l'artère pulmonaire du côté droit ; la branche interne de cette artère se distribuait dans la partie supérieure du poumon , qui débordait en haut la poitrine ; la branche externe allongée s'enfonçait dans la poitrine , et se portait dans la partie inférieure des poumons contenus dans le thorax.
NERF PNELMO-GASTniQUi:. 4^5
Entre le tronc carolidicn et l'artère pulmonaire droite, il existait une artère qui de l'un se [)orlait à l'autre, et servait de moyen de communiealion ; cette artère communicante me paraît être le canal artériel du côté droit, qui faisait communiquer l'artère pulmonaire avec le tronc carotidien , et ensuite avec le tronc même de l'aorte.
Du ventricule droit et de soji lieu accoutumé s'élevait l'artère pulmonaire , située entre l'oreillette droite et l'oreillette gauche , se dirigeant obliquement à gauche , et après environ six lignes de marche , diminuant de calibre , formant le canal artériel , qui allait déboucher dans l'aorte, un peu au-dessus de l'origine de l'artère axillaire gauche.
L'artère pulmonaire se divisait ensuite en deux troncs ; l'un d'eux se plongeait au-dessus de; la veine , et se distribuait à la partie inférieure du poumon gauche , c'est l'artère pulmonaire propre à ce poumon ; le second me paraît être la branche pulmonaire destinée au poumon droit dans l'état normal , mais qui , au lieu de suivre sa destination accoutumée , se portait à la partie supérieure du poumon gauche, en passant sous l'arc aortique.
Ainsi dans le poumon gauche , la circulation pouvait s'opérer comme elle a lieu dans l'état naturel; mais dans le poumon droit , qui n'ava-it aucune communication avec l'artère pulmonaire du cœur , on voit que le sang avait dû suivre
un cours inaccoutumé , et que l'artère pulmonaire qui lui était propre , isolée du centre de la circulation , ne lui était unie que par l'intermède du petit canal artériel , par la communication de ce canal avec le tronc carotidien , et par la jonction de celui-ci avec l'aorte même. Ceux qui connaissent la circulation chez les fœtus , jugeront de la complication de ce circuit. Ce petit canal artériel qui avait suffi au développement du fœtus , aurait-il été suffisant pour l'entretien de la vie extérieure? Se serait-il suffisamment dilaté, ainsi que l'analogue de l'aorte pulmonaire du côté droit , pour l'oxigénation du sang?
Le sinus veineux droit du cœur recevait le sang des parties supérieures par la veine cave ascendante supérieure , cette veine ample s'enfonçait sous l'oreillette droite et l'aorte , et par sa longueur occupait inférieu rement l'espace qui séparait les deux cols : après s'être élevée l'espace d'environ un pouce , elle se divisait en deux troncs principaux , que l'on peut considérer comme les veines jugulaires. Chacune de ces veines divergeait en dehors et se portait sur la partie interne et antérieure de chaque col. Pendant ce trajet , elles fournissaient une branche considérable de leur partie interne ; cette branche, après avoir décrit un arc dont la convexité était tournée en haut, et la concavité en bas, s'enfonçait dans deux corps glanduleux , situés au-