‹ Anatomie comparée du cerveau, dans les quatre classes des animaux vertébrésChapitre 23 sur 50 · II · texte numérisé non relu

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était conduit à admettre quatre hémisphères cérébraux, dont la paire antérieure, entièrement distincte de la postérieure, en différait sous tous les rapports. La dernière classe des vertébrés eût été celle dont ces hémisphères eussent été les plus richement développés ; ce qui est contredit par toute leur organisation.

On n'était guère plus heureux chez les poissons osseux; car comme on trouvait tout l'encéphale des mammifères dans ces prétendus hémisphères, il ne restait plus rien pour les lobes qui les suivent : ces lobes, tantôt au nombre de deux, tantôt au nombre de quatre , forment le tiers ou la moitié de l'organe. D'où il résultait que chez les poissons même qui avaient servi de type de comparaison , la plus grande partie de l'encéphale était inexpliquée et restait inexplicable.

Telles sont les variations des tubercules quadrijumeaux dans les quatre classes des vertébrés.

Ces variations influent d'une manière trèsmarquée sur la disposition générale de l'encéphale. Chez l'homme, les quadrumanes, les cétacées , les ruminans et les carnassiers, ils sont tout-à-fait couverts , et par le cervelet et par les hémisphères cérébraux. Chez les mammifères inférieurs , leur saillie semble avoir arrêté le développement de ces deux organes : ils paraissent à nu sur la face supérieure de l'encéphale ; ils restent ainsi interposés entre le cervelet et les hémisphères cérébraux , qu'ils maintiennent à distance. Il en

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serait de même sans doute chez les oiseaux, sans le déplacement qu'ils éprouvent; mais en se plaçant sur les côtés et la base de l'encéphale , ils laissent libre l'espace qu'ils occupaient jusqu'aux deux tiers de l'incubation ; ce qui donne au cervelet et aux hémisphères du cerveau la faculté de se rejoindre et de s'appliquer étroitement l'un contre l'autre.

Chez les reptiles , leur déplacement n'ayant point lieu , ils offrent une paire de lobes visibles chez tous sur la face supérieure de l'organe (i), et constituant déjà une de ses parties fondamentales; enfin, chez les poîssoiis, notamment chez les poissons osseux , ils forment véritablement la partie principale de l'encéphale.

Ces divers états nous reproduisent donc exactement et d'une manière permanente les formes fugitives et transitoires de l'encéphale des embryons : c'est, en grande partie, par les transformations des tubercules quaM ri jumeaux , que l'encéphale d'un embryon d'oiseau (2) répète l'encéphale du reptile; le reptile (3) , celui du poisson: c'est pour la même cause , et par les rapports analogues qui en dérivent , que l'embryon d'un mammifère supérieur (4) reproduit successivement

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