PRÉLIMINAIRE. V
rapport manquaient dans la science , le champ des conjectures fut ouvert aux anatomistes.
La chaîne des ressemblances parut dèslors rompue j et lorsqu'on en vint aux poissons, il sembla impossible de la renouer , à cause de plusieurs circonstances que nous allons faire connaître.
Les anatomistes , négligeant les préceptes de Varoli et deBartholin, s'étaient habitués , d'après des considérations physiologiques , à disséquer le cerveau humain par sa partie supérieure , et celui des mammifères d'avant en arrière0 Cette méthode eut peu d'inconvéniens chez eux ; elle en eut également de faibles chez les oiseaux , parce qu'il était difficile de méconnaître les lobes cérébraux et le cervelet;
D'une autre part , la considération des formes , qui avait si heureusement dirigé les anatomistes chez les mammifères , qui leur avait encore servi à reconnaître le cervelet et les hémisphères cérébraux des oiseaux , les abandonna entièrement chez les poissons.
Au premier aperçu , rien ne rappelle