PRÉLIMINAIRE. XXJ
Mais quels sont ces rapports généraux ? quelles sont ces lois? Tel est, a dit notre illustre Cuvier , le but élevé vers lequel doivent tendre désormais les efforts de tous ceux qui cultivent les sciences naturelles.
De grands effets ont déjà répondu en France à cette inspiration du génie.
Embrassant les rapports des vertèbres et de leurs muscles , M. le professeur Duméril émet l'idée singulière que le crâne des animaux n'est qu'une grande vertèbre , et le cerveau, que la moelle épinière renflée. La rumeur générale qui s'éleva contre une opinion si inattendue, fit connaître à ce célèbre zootomiste qu'il avait devancé son siècle. Quelques lustres se sont à peine écoulés, et déjà cette idée, devenue classique , a cbangé la face de la science , et a fait naître une partie toute nouvelle , celle des homologies.
A l'aspect des formes variées que nous offrent les êtres organisés, à l'aspect des modifications sans nombre que nous présentent leurs organes, l'esprit s'arrête, écrasé , pour ainsi dire , sous le poids de tant de détails. Mais après trente années de