XIJ PRÉFACE
Telles sont les circonstances favorables au milieu desquelles a été composé cet ouvrage. Les* résultats principaux en sont déjà connus du public, par le rapport étendu qu'en fit en 1 821 M. le baron Cuvier. On se rappelle la sensation que fit ce rapport parmi les anatomistes. On était accoutumé depuis long-temps à voir paraître sur le système nerveux des conjectures plus ou moins ingénieuses , des hypothèses plus ou moins vraisemblables , pour expliquer ses diverses modifications dans le règne animal : un ouvrage qui ne renfermait que des faits j et qui paraissait satisfaire aux besoins de la science, parut nouveau sous plus d'un rapport.
Dans le cours des années 1822 et 1823 divers anatomistes français et étrangers ont publié sur le même sujet des recherches, provoquées , comme l'observe M. le baron Cuvier , par le prix que l'Académie des Sciences proposa pour 1821 (1), et qui fut décerné à mon travail.
Parmi ces anatomistes , tes uns ont con-
(1) Analyse des travaux de l'Académie royale des Sciences , pendant l'année 1823, pag. 64. Celle remarque n'est point
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fumé mes vues en totalité ou en partie ; les autres les ont rejetées sur certains points plus ou moins importans ; il est résulté de là une dissidence d'opinions très • utile sous quelques rapports , mais qui tendrait , si elle était fondée., à reporter la science au point où elle en était à l'époque où l'Institut mit la question au concours.
Les uns , en effet , persistent à ne voir dans les lobes optiques des oiseaux , que la couche optique des mammifères ; un autre suppose que cette couche s'est divisée en deux parties ; il pense que la moitié postérieure développée a donné naissance aux vastes lobes postérieurs des oiseaux , tandis que la moitié antérieure est restée à sa place. Un troisième avance que les hémisphères cérébraux manquent dans cette
applicable au premier travail du célèbre Tiedemann, intitulé Anatomie et formation du cerveau de l'embryon de l'homme , publié en 1816 , et que j'ai connu en 1821. La seconde partie, que cet illustre anatomiste paraît avoir composée en même temps que l'ouvrage qu'il envoya a l'Institut à l'occasion du concours (même analyse, page6/j), a été mise, en 1823, par sou savant traducteur, M. le docteur Jourdan, au niveau des connaissances actuelles.