PL IV
(6) PL IV, fig. 88.
(7)PLiV,fig.96.
(8) PL IV, Ûg. io5.
(9) PL IV,fig. 98.
(10) PL lU, fig. 78 ef 79.
5o6 niiMispiiÈRES cérébracx
de l't'îicéphale dont il aura, pour ainsi dire, partagé le sort? C'est évidemiiicnt le lobe olfactif, cfui est si réduit dans cette cla.^se , que beaucoup d'anatomislcs l'ont méconnu et le méconnaissent encore. Observons , à l'appui de celle asserlion , que les oiseaux chez lesquels le iobc olfacllF devient le plus saillant sont précisément ceux chez lesquels le lobule optique offre le plus de volnme, ainsi qu'on peut s'en convaincre par Texamcn do la base de l'encéphale du perroquet (i) , de l'autruche {2) , et sur tout du casoar (3). Il est ù remarquer que Haller avait pris les lobules optiques, dans celte classe, pour les éminenccs mamillaires, et que ^lalacarne leur avait donné le nom cïopop/iyscs mcdiiliarres des nerfs optiques,
La forme du lobule optique des oiseaux n'olfre pas les mômes variations que nous avons renî arquées chez ks mammifères; il est, en général, arrondi, quelquefois cvalairc , comme chez l'autruche , et le plus souvent divisé en deux par im sillon sur la ligne méo'iane, comme on l'observe snr-toul chez le cn.soar. Son aspect est rosacé chez tous les oiseaux; je ne lui ai vu uiie couleur grisâtre que chez le perroquet. Ce lobule est solide , blanchâtre intérieurement, et sa substance se contiîiue immédiatement avec l'entrecroisement des
(i)Pl. IV, ng. 96, n»Gcî JD.
(a) PI. IV,rig. 98, ir7et 11.
(5) PI. îlî,rig. :8,n»9el,2.
ET LOBE OLFACTl^, 507
neifs opiiqius; coniiiuiilé qui semble contredire ce que nous avons remarqué syr ses rapports avec les nerfs de la vision.
Chez les reptiles, le tubercule optique est, en général, plus restreint que chez les oireaux ; chez les serpcns , les couleuvres, les l):)lraeiens et les lézards, il est Ircspclit, et occupe rani;Ie rentrant formé par rentrecroiscment des nerfs opliques. Chez le caméléon (i) , il est plus volumineux et plus arrondi; chez ks crocodiles cl les caïmans, il forme un globe saiilant en arrière des nerfs optiques et en avant de la moelie alionj>éc. Chez la tortue franche , son volume est considérable; sa forme est celle d'un ovale aiiongé. Chez les crocodiles (2) , les caïmans et les tortues , son volume est proportionné à celui des lobes olfactifs. Chez les tortues, sa mas&c est presque sollclc , excepté au cerrtre , de même que clicz les oiseaux. Chez les crocodiles , et sur-lout lo caïman à museau de brochet, c'csl une vé icule membraneuse creuse, qui communique, en haut dans le troisième ventricule, en bas dans la tige pituitaire ou de Fhypopdiyse; la membrane nerveuse qui la ferme, m'a paru, composée de deux couches blanches , dans l'intervalle desquelles est une petite quantité de matière grise.
En outre, j'ai trouvé chez quelques lézards et
(1) PI. V,fi^-. 112.
(2) V\. Y, fj-. 117 et .118, r.' .{.
5oS HEMISPHERES CEREBRAUX
sur-tout chez la grenouille , deux petites vésicules blanchâtres, situées en arrière du tubercule optique. Malacarne a pris ces vésicules pour les éminences mamillaires : Tréviranus fait observer qu'elles ne sont que contiguës à l'encéphale, à la base duquel elles sont appliquées par un repli de la pie-mère ; elles m'ont paru unies , au contraire , avec la partie postérieure du tubercule optique. Suivons attentivement le lobule optique chez les poissons, afin de ne pas le méconnaître dans les diverses métamorphoses qu'il subit dans cette classe. Tous les anatomistes , jusqu'à ce jour , ont pris ce lobule pour les éminences mamillaires : les uns , à cause de sa forme , quoiqu'elle diffère esscnîieliemeiït de celle des éminences mamillaires de l'homme; les autres , à cause de sa position ; et ces derniers raisonnent dans l'hypothèse que les lobes optiques sont les hémisphères cérébraux : tous sont entraînés dans cette détermination , pour avoir méconnu le lobule optique et ses étroites connexions avec le nerf de la vision. D'abord , chez l'anguille (i) et la lamproie (2) , il se présente sous la forme simple qu'il offre chez les reptiles et les oiseaux; chez le griset (squaius griseus)^ il est quadrilatère , à angles arrondis , et déprimé an militu , comme nous l'ont offert plusieurs^ mammifères ; du tiers antérieur s'élève la tif^e pi-
(i)Pi. VU, no-. M.r..
(2) PI. Xî. n- anJK
ST LOSK OLFACTIf. 5o9
tuitaire; on a\aiit, ii est élroiteinent lié à l'entrecroisement des nerfs optiques. Chtzia tanche (i), il est simple aussi, et sa couleur rougeâtre le lait distinguer des parties environnantes. Chez le turbot (2) , il est très-volumineux, simple et ovalaire^ comme chez les crocodiles et les tortues ; du milieu s'élève le pédicule qui l'unit à l'hypophyse cérébrale (5). Comme chez les reptiles, il est embrassé par l'écartement postérieur des nerfs optiques après leur entrecroisement. Chez le brochet^ sa forme globuleuse le rapproche de celui du caïman , et sa cavité se prolonge, comme chez ce dernier reptile , dans le tuyau de la tige pituitaire (4). Chez le squale rochier, il y a deux lobules optiques, un de chaque côté; et, comme ils sont presque sphériques, ils ne se touchent que par un point sur la ligué médiane. Ils sont ovalaires , doubles aussi chez l'ange (5) , mais contigus en dedans sur une plus grande surface que chez le rochier : la lige part du point de leur jonction en arrière (6) ; leur forme rappelle celle des lobes optiques de certains reptiles et d'un grand nombre de poissons. Chez les raies (7) , il y a deux lobules optiques ^ de