PL VII
(2) PI. VÏI, fig. 176, n»2.
(3) Pi. VII, fig. 175, II» 4.
(4) PI. X, fig. 217, B.
(5) PL X, fi-. 222.
(6) PI. X, fîg. •232, n* 5.
(;) PI. Vî, fig. 148, ir 8.
5lO KEMISPHÈnES C.ÉUIV.KATJX '
foriiie ovalairc , comme chez l'auge : ils sont sé-^ parcs Fun de l'aiilre à cause de l'hypophyse qui ^ient en arrière se placer entre eux. Chez le squale bleu , le lobule optique est qiîadriiobé , olTet qui est produit, de même que dans les tubercuics quadrijumeaux des mammifères , par un sillon latéral qui no ?)énètre pas dans toute la profondeur du lobule. Ces lobules sont situés a la suite h s uns des autres ; les antérieurs sont plus grands que les postérieurs :1a lige réunie au nerf optique communique avec l'antérieur. Chez le gronau (i) c'est l'inverse : les lobules postérieurs ont tellement p>rédominé sur les antérieurs , que ceux-ci sont refoulés dans l'angle rentrant des nerfs optiques. La même chose a lieu chez le merlan (2), la carpe (5) , la morue (4) , et la baudroie , chez laquelle les lobules sont néanmoins très- affaissés (5). Onvoit donc comment, chez les poissons, le lobule optique s'élève graduellement de l'état de simplicité qu'il présente dans quelques-uns d'entre eux , au plus haut degré de complication qu'il atteigne cliez les animaux vertébrés. On voit aussi que c'est toujours le même organe, quelque simple qu'il soit, quelque compliqué qu'il nous paraisse. Le? lobules optiques sont tantôt presque so-
(0 n. Viî,fij.-. 15;.
(2) PI. Yi, n-. î/|4, n»4.
(5) PI. VI, fjg. 14G, n»5.
(4)PI. viî,%. 164,0-9.
(5) PL Yîî, fi-. î82.
i:t v>t\e olfactif. 5i i
lides, comme chez les oiseaux , tantôt creusés (ïiino cavité, quelquefois unique, comme chez crrlaius reptiles, et d'autres fois double, ce qui a iieu quand les lobules sont séparés : dans les lobules quadrilobés il n'y a qu'une cavité pour chaque lobule. Chez les poissons à lobules solides, la masse est formée par de la matière grise reeouverle par une couche blanche; chez ceux à lobule creux, a la couche blanche exlCÀnc s'en est joînlo une interne, comme on le voit clicz les cvprins (ij; entre les deux couches est une iamo de matière grise plus ou moins épaisse selon les espèces.
D'après îa position de ce lobule, sa base adhère au point d'insertion du nerf optique et du nerf olfactif chez beaucoup de poissons (2) ; c'est sans doute d'après ce rapport, qui, a ce qu'il paraît, est encore plus prononcé chez le cyclopterus lumpus, îe cyclopterus glulhiosus, le salmo salcn\ les pleuronectes,etcertainstrigles,quePallasetTréviianus ont été conduits à penser que chez les poissons ce lobule est l'origine des nerfs optique et olfacîif (5).
La cavité du loliuie optique communique dans cette classe avec îa cavité des tubercules quadrijumcaux en avant, et au-dessus de renlrecroisc-
(1) r]. YI, fig. 100, îr4 bi5.
{2) PI. VI, {!-. i5C> et 147.
(3) CeUe opinion, chez îe célèbre TréTÎranus, m (î paraît être la conséquence de l'idée dans laquelle il est, que les lobes opiiques sont les liéraisplières cérébraux des poissons.
5l2 HKMISPHERES CEt'.l- P.P.AUX
meiil des nerfs optiques , avec ie petit espace interposé entre ces tubercules et jcs hémisphères cérébraux, et qui correspond au troisième ventricule des mammifères (i), des oiseaux et dis reptiles.
Si les rapports généraux précédemment énoncés entre le lobe olfactif, les nerfs de la vision et le lobule optique sont exacts, on voit donc que ce lobule doit être porté à son maximum de grandeur chez les animaux où le nerf de la vision et le lobe olfactif sont eux-mêmes parvenus au summum de leur accroissement. C'est ce qui a lieu chez les poissons. De là le volume du lobule optique , de là son indépendance dans cette classe.»
De réminence mamillaire.
Nous sommes ainsi conduits par la méthode d'abstraction à la connaissance exacte de réminence mamillaire : nous savons que ce qu'on a pris pour elle chez les mammifères, est le tubercule optique. En suivant les métamorphoses de ce tubercule dans les diverses classes , nous le voyons se convertir chez certains poissons en deux lobules qui sont aux lobes optiques ce que ces éminences sont aux hémisphères cérébraux. Ces lobules sont creux, les éminences blanchâtres sont solides: ces lobules sont étroitement unis et souvent con-
(i) iM. Viî, fig. iGr, ir 4.
£T l-OCE OLFACTIF, 5l3
fondus dans toutes les classes avec io kiasaia dès nerfs optiques ; les éminences n'ont avec lui aucuu rapport : la cavité du lobule optique se prolonge îe long de la tige jusque dans l'épaisseur de l'hypophyse cérébrale; les éminences n'ont aucun rapport, aucune connexion soit avec la tige, soit avec la glande pituitaire. Enfm les éminences nîauiillaires ne se rencontrent saillantes et visibles à l'extérieur que dans l'encéphale le plus descendu pour le volume du nerf de la vision et le lobe olfactif, tandis au contraire que ce que l'on prend pour elles chez les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les poissons , est développé en raison directe du volume, et du lobe olfactif, et du nerf optique. Tant de différences sans aucune analogie ne permettent donc pas de méconnaître que les éminences blanchâtres sont un des caractères spécifiques de Tespèce humaine, et qu'elles distinguent éminemment l'homme de tous les animaux. Sous ce rapport, elles sont à la base de l'encéphale, ce que le lobule tonsillaire est au cervelet, ce que les cordons médullaires sont au quatrième ventricule.
Cette spécificité d'existence débarrasse la science de beaucoup de conjectures. En les voyant disparaître chez les singes, ce serait en vain que nous ctiercîierîons un fondement â l'idée si positivenient émise par Haller et Malacarne, sur l'indépendance de ces éir.incncps chez les oiseaux ; quel-
5l4 HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX
qne confuses que soient les notions qu'ils nous ont laissées à ce sujet, il me paraît évident qu'elles se rapportent au petit lobule optique. Si ces éminences ont disparu de la surface externe de l'encéphale chez les mammifères, les oiseaux et les reptiles, comment se reproduiràient-elles chez les poissons? Cette reproduction eût été si singulière dans cette classe, que celte singularité me parut à priori un motif pour rejeter cette analogie, en admettant même la supposition que ce que nous regardons comme les lobes optiques des poissons , fût leurs hémisphères cérébraux. Par ce doute, je fus conduit à la détermination de la partie que l'on prenait dans toutes les classes pour les cminences blanchâtres, et le résultat de mes recherches a été d'établir, comme élément particulier de l'encéphale , le tubercule ou lobule optique qui avait été méconnu jusqu'à ce jour. C'est aux anatomistes à juger les raisons et les faits qui m'ont dirigé dans ce point difficile de l'encéphalotomie.
Quoi qu'il en soit , l'éminence blanchâtre dans l'espèce humaine, est le relief de Tune des radiations médullaires les plus importantes de l'encéphale , portée chez 1 homme au maximum de son développement , et beaucoup plus imparfaite chez les autres mammifères. Les épanchemens de cette radiation que Reil a désignés sous le nom de substance médullaire innominée , sont totalement
ET LOBE OLFACTIF. 5l5
méconnus dans la méthode de dissection de Varole et de Gall ; il faut nécessairement recourir à celle de Vicq-d'Azyr, si amèrement censurée par ce dernier anatomiste. On suit alors les trois principaux faisceaux mis à découvert dans les planches de notre illustre anatomiste , auquel Tréviranus rend un hommage qu'on se plaît à voir sortir de la bouche d'un homme de ce haut mérite. De ces trois faisceaux, l'antérieur passe sous le kiasma des nerfs optiques et se perd dans la partie antérieure du corps calleux ; le postérieur se répand dans la profondeur des pédoncules cérébraux; le latéral se dirige vers le genou interne, et s'unit à une partie des fibres qui , de la couche optique , se rendent dans le nerf de la vision. Tréviranus croit, en outre , que chez les mammifères , un des faisceaux de la première radiation va se rendre à la strie médullaire qui divise la superficie de la couche optique en deux parties. Sanctorini a nommé ces éminences blanchâtres tubercule des piliers antérieurs de la voûte ^ parce que c'est en effet chez l'homme un de ses plus importans rap ports: mais si l'on considère que ces piliers sont beaucoup plus forts chez les mammifères que chez l'homme , on concevra que leur saillie est indépendante de cette partie du trigone cérébral. Je fais cette remarque parce que Tréviranus conclut de la prétendue existence des éminences mamillaires des poissons, à l'existence de la voûte dans les lobes optiques, ou, selon lui , dans les hé-
5l6 HÉMISPHÈRE» GERLDRAL'X
misphères cérébraux de cette classe. Si cela ètâît ; de quelle large voûte les poissons auraient dû être pourvus? Et dans cette hypothèse, caniment les reptiles en eussent-ils été privés?
Des Lobes cérébraux.
A quoi se réduisent donc les lobes cérébraux des poissons , puisqu'ils ne renferment ni la couche optique, ni le corps strié, ni les commissures , ni la voûte, ni le corps calleux? Organes tout-à-fait rudimentaircs dans cette classe, ils constituent une espèce de tubercule solide . formé dans sa presque totalité par la matière grise ; à peine remarque-t-on chez certains d'entre eux quelques stries blancîmtres , formées par la terminaison des pyramides : leur structure contraste avec l'organisation riche et variée que nous avons trouvée dans les lobes optiques. A une époque où la science n'avait point encore arrête les bases de ses déterminations , on ne pouvait donc reconnaître les hémisphères dans des organes si atrophiés , comme on ne pouvait voir dans les lobes optiques, si compliqués, les analogues des tubercules quadrijumeaux , si simples chez les mammifères. Complication , simplicité des organes, tout devenait sujet de confusion dans cette absence d'un bon système de détermination, et tout le deviendrait encore , si nous abandonnions les règles qui nous ont dirigés jusqu'cà présent. Lorsqu*on prenait les lobes optiques des pois-
ÏT LOBE OLFACTIF. 5\^
sons pour les lobes cérébraux , les véritables hé* misphères élaiciit regardés conmie les nœuds olfactifs ; alors on comptait une ou deux paires de ces nœuds, selon que Ton trouvait deux ou quatre lobes en avant des lobes optiques. Il n'y avait guère que les raies et quelques squales dont les lobes, réunis en une seule masse, fussent assimilés ou aux hémisphères ou à leurs lobes antérieurs ; et , chose remarquable, c'est maintenant les seuls hémisphères de ces squales que Ton confond avec le lobe olfactif , tandis que ceux des poissons osseux conservent leur véritable détermination, Tréviranus étant revenu à l'opinion qui fait des lobes optiques les hémisphères, se trouve embarrassé pour déterminer la paire qui les précède, où les lobes cérébraux ; il se borne à f^iire remarquer que ce sont deux masses solides , appendices latéraux des ciiisses cérébrales, sans rechercher à quelle partie de l'encéphale des autres classes ces appendices cofrespondent. Quant a la paire qui les suit en avant, il la reconnaît pour les lobes olfactifs. D'après cet anatomisîe , iî y aurait donc entro les hémisphères cérébraux et les lobes olfactifs une paire de lobes pidétetinmés, Cf!S. lobes indéterminés chez les poissons osseux deviendraient , chez les cartilagineux , les lobes olfactifs , et alors l'encéphale de cette grande famille serait composée, en outre du cervelet, des hémisphères cérébraux et du lobe olfactif, ou du lobe ()jfai;tir et des lobe;! optiijucs , pour les ana-
5l5 HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAIiX
tomistes qui ont aJopté nos déterminations. Ces deux hypothèses me paraissent inadmissibles.
Et d'abord sur quoi se fonde-t-on pour assimiler les hémisphèrescérébraux des squales au lobe olfactif? Sur ce que le pédicule olfactif s'insère immédiatement sur la partie antérieure de ces hémisphères, et se continue avec eux; mais ce rapport, que j'ai déjà signalé chez les raies , le requin , le griset , la lamproie , l'esturgeon , l'ange et l'aiguillât , cesse d'exister chez le squale bleu , sur lequel le p6dicule olfactif longe la partie latérale des hémisphères , et se prolonge directement sur les pédoncules cérébraux. Le squale bleu aurait donc des lobes cérébraux, et l'aiguillât, l'angeet le requin en seraient dépourvus ? La lamproie et l'esturgeon n'auraient aussi que des lobes olfactifs à la place de leurs hémisphères , et comme, chez ces poissons, de même que chez l'ange , la glande pinéale est très-distincte , il faudrait admettre que cette épiphyse a survécu à l'anéantissement des lobes cérébraux , et s'est fixée en arrière du lobe olfactif. Cette assertion me paraîtrait difficile à établir. De plus, parmi les poissons osseux que j'ai disséqués, î'égrefin a son pédicule olfactif [i) en continuation immédiate avec la base des lobes optiques (2). D'après cette hypothèse, ce poisson
(1) PI. Vîl,fig. 184. n'-b.
(2) PI. VII, fig, 184, n^ô.
KT LORK OLFACTIF. V'iip
]>crdralt do Jic ces derniers lobes, coiniiio les squales leurs hémisphères cérébraux?
Parmi les reptiles , les uns ont le lobe olfactit pédicule ; tels sont les crocodiles , la plupart des lézards et des vipères : ce pédicule se continue immédiatement dans les hémisphères cérébraux, comme chez les raies et les autres squales : ces reptiles seraient donc .aussi dépourvus de lobes cérébraux. Nous nommerions lobe olfactif chez ces reptiles , ce qui serait les hémisphères cérébraux du caïman à museau de brochet et de la tortue franche , parce que chez ces deux derniers le lobe olfactif se serait rapproché et confondu avec les lobes cérébraux. Mais ce rapprochement et cet éloignement du lobe olfactif ne change rien aux connexions du nerf de l'olfaction. Ce nerf se continue immédiatement dans les hémisphères (i) chez la tortue franche et le caïman à museau de brochet, comme il le fait chez les lézards , les vipères et les crocodiles ; comme il le fait chez les oiseaux ; comme il le fait dans les mammifères inférieurs , chez lesquels le pédicule olfactif, son lobe et le champ olfactif, sont confondus en une seule masse. En admettant cette hypothèse , nous verrions donc la plupart des vertébrés perdre leurs lobes cérébraux , à moins que par une seconde hypothèse , nous ne rapportions au lobe olfactif ce que nous convien-
(i) PI. Y, fig. lai, n« 12.
1)20 HÉMISPHÈRES tE.HÉsnAUX
(irions d'enlever aux hémisphères : car ce lobe olfactif reste toujours en avant des lobes cérébraux dans toutes les classes ; les squales l'ont plus développé que pas tm des animaux composant les trois classes supérieures ; et , quoiqu'il le soit un peu moins que chez quelques osseux, son volume dépasse souvent , comme chez le requin , la masse des îobes optiques.
Cette opinion , qui prive les squales de leurs hémisphères cérébraux , est empruntée à M. de Blainville ; mais ce célèbre anatomis^e conserve Vunilé de détermination dans toutes les classes , tandis que la confusion est inévitable dans le système de détermination que paraît adopter Tréviranus. Quoi qu'il cm ^oit , nos déterminations restent telles que nous les avons établies; les poissons cartilagineux, de même que les osseux, conservent et leurs hémisphères cérébraux et leurs lobes olfactifs.
Les plus petits lobes cérébraux que je connaisse, sont ceux de l'égrehn (i). Ce sont deux petits tubercules arrondis , placés en avant des lobes optiques , et égalant le volume d'un gros grain de millet (2) ; ils sont séparés l'un de l'autre par les deux nerfs olfiictifs , qui paraissent sortir de la base des tubercules quadrijumeaux. Viennent ensuite les anguilliformcs, chez lesquels toutefois leslobes
(l) PI. VII, fi?:, irr, n-;.
(a! PL Ylî, Ûs. 1^1, n"8.
cérébraux se mettent en proportion avec les autres lobes encéphaliques j comme on le remarque ch«z Tanguilîe ( j) ; chez le congre , lis sont globuleux (2) , aplatis par leur face interne (5) , et formés par une masse grise , dans laquelle on suit ia terminaison des pyramides (4). Chez les trigîcs, leur globe est légèrement déprimé en dehors (5). Chez tous ces poissons , les lobes cérébraux sont immédiatement précédés par les lobes olfactifs; chez tous , ils ont une forme globuleuse assez parfaite, caractère qui s'efface plus ou moins, lorsque , comme chez les gades, les tétrodons el les silures, le lobe olfactif, projeté en avant, ne communique avec l'encéphale que par un pé-o donçule dont la longeur est proportionnée à son écartement. On voit commencer cette déformalion chez le merlan (6) , la tanche (7) , le barbeau (8) , la carpe (9) , le brochet (10) , et la morue (1 1) ; chez quelques-uns de ces poissons ,
(1) PI. YII, C-. 190, n- 4.
(2) PI. VII, fig. 168, n'e.
(5) PI.VII,fig. 167, n» 6.
(4) PI. VllVfîg. i67;n-5.
(5) PI. VII, fig. i55, n- r.
(Ô) PI. VIÎ,fig. ig3,n-6.
(7) PI. VII, fig. i85, n»6.
(8) PI. YÎI, fjg-. .83, n'-S.
,9) Pi. VI, lig. 145, n' G.
(10) PL Vli, fig 169, n'"4.
(il) PI. VII, Gg. i63» n'y
D2 2^ HEMISPHERES CEREBRAl X.
comme chez la carpe et ia moi uc , la suri'ace externe et supérieure des lobes cérébraux est bosselée , et présente des inégalités (i) que Yicqd'Azyr a assez improprement comparées aux circonvolutions cérébrales des mammifères supérieurs.
Saisissons ce caractère chez les poissons osseux , pour rappliquer aux cartilagineux , et nous verrons aussi chez ces derniers , les lobes cérébraux se rapprocher d'autant plus de la forme sphérique , que le lobi olfactif sera plus rapproché des lobes cérébraux , ainsi qu'on l'observe chez la lamproie (2) , dont le lobe cérébral est pyriforme (3) ; chez l'esturgeon (4) , où il devient plus globuleux , quoique ce ne soit que le lobe cérébral de la lamproie , beaucoup plus volumineux ; chez le squale griset et le requin (5) , où le lobe cérébral est demi-sphérique , et le lobe olfactif à peine écarté de sa face antérieure. Plus, au contraire, ce lobe s'écarte, plus son pédicule d'union s'allonge, plus nous voyons le lobe cérébral s'aplatir et s'écarter de la forme sphérique ou globuleuse. Cet effet, qui est déjà très-sensible chez le squale bleu , le devient sur - tout chez
(1) PI. VII, fig. i63, n-8.
(3) PI. XI, 6g. 226, iT 7.
(3) PI. XI, fig. 224, n°8.
(4) PI. XIl, 6g. 235, K.
l'ange (i), laiguillat (2) , el toutes les raies (3). Chez ces derniers poissons , le lobe cérébral n'a ni la forme globuleuse des poissons osseux^ ni la forme demi-sphérique des autres cartilagineux ; c'est un tubercule aplati , en quelque sorte quadrilatère , à angles arrondis. Remarquons , toutefois, que sa surface externe se bosselle, ou devient irrégulière, comme cela a lieu chez certains osseux à lobe olfactif écarté. Ces bosselures ou ces irrégularités , légères chez l'aiguillât (4) , plus prononcées chez le squale bleu , forment de véritables scissures chez le rochier.
Le lobe cérébral , solide chez tous les osseux , presquesolide aussi chez la lamproie et l'esturgeon, se creuse d'une petite cavité chez l'ange, l'aiguillât, le squale bleu , le griset, le requin et les raies ; le plus souvent même cette cavité est ouverte en dehors , en arrière du lobe cérébral (5) , comme on le remarque sur-tout chez la raie bouclée (6), En insufflant par cette ouverture , on dilate ce petit ventricule , et on renfle le pédicule du lobe olfactif ; ce qui prouve la libre communication de Tune à l'autre : en prolongeant beaucoup l'in-
(1) Pî. XII, fig. 237, n»6.
(2) PI. XSI,fig. 236, G, H.
(5) PI. VI, fig. iSa, B^fig. 148, D; ûg. i38, n» 14.
(4) PI. XII, fig. 236, G, H.
(5) PI. XII, fig. 236, F.
(6) PL VI, fig. i38, n-Q.
Buflîalion, oq finit par disjoindre Tadhérence înterne de chaque feuillet hémisphérique ; et Ton voit alors que chaque lobe cérébral est formé par le recourbement de dehors en dedans , de son feuillet, ainsi que nous Tavons observé chez les embryons de toutes les classes. Ainsi ces poissons cartilagineux conservent les traces de la formation primitive des lobes cérébraux , comme ils nous ont montré d'une manière permanente la disjonction première des lames du cervelet.
Puisqu'il y a deux lames cérébrales distinctes , jointes sur la ligne médiane, le lobe cérébral des poissons cartilagineux est donc double comme celui des osseux. Ce caractère est plus ou moins prononcé selon les espèces , et les lobes cérébraux sont plus ou moins séparés et distincts. Ainsi , chez la lamproie (i) et l'esturgeon (2) , les lobes sont aussi distincts que chez les poissons osseux; ils ne se confondent que par un plateau de ma- .^ tièrc grise , situé â leur base. Chez l'aiguillât et les raies, la scissure médiane qui les séparé se prolonge dans toute l'épaisseur des lobes ; on la trouve sur îa face inférieure (5} de même que sur la supérieure (4) : quoique plus serrée chez le griset, le squale bleu et le requin sur lequel ell^
(j) PI. Xl,fig. 22',, n-6et 7.
(i) PI. XII, fig. 255. H.
(3) PI. VI, f.K. i/,8. D.
(4) PI. YI, fig. ir>a, B.
kl LOBE OLFACTIF. SsS
trace si peu (i) , elle rcetc néanmoins visiblo sur les deux faces , de même que chez les poissons précédens.
Quel que soit ie point où Ion fasse insérer les nerfs olfactifs des poissons , toujours est - il que chez les osseux , ils se glissent en dedans des lobes cérébraux , et côtoient leur face interne. Chez îcs cartilagineux, au contraire , l'insertion du pédicule olfactif a lieu le plus souvent sur l'angle antérieur et externe du lobe cérébral (2) , ou même tout-à-fait en dehors, comme chez le bleu. La lamproie et l'esturgeon tiennent le milieu entre ces extrêmes du déplacement de cette insertion : chez ces poissoihs , le pédicule olfactif est la continuation immédiate de la pointe du lobe cérébral , comme cela existe chez la plupart des' reptiles. Sous ce rapport, la lamproie et l'esturgeon sont aux poissons cartilagineux ce que le congre est aux poissons osseux. Or, chez les osseux , cette position du nerf de l'olfaction lient les lobes écartés, et s'oppose à leur jonction immédiate; de là, leur séparation complète. Chez la lamproie et l'esturgeon , il abandonne cette position , et se porte en avant du lobe : rien ne séparant plus les lobes sur la ligne médiane, leur réunion commence à s'effectuer : elle devient plus complète encore lorsque l'insertion a passé de la partie interne à l'ex-
(!) PI. vi,ng. 142,11' 17.
(2) PI. VI,fig. 148, c.
terne. On voit donc de cette manière, commenî s'opère , chez les poissons , la fusion des deux lobes cérébraux.
Comment les lobes cérébraux , si simples chez les poissons , deviennent-ils si compliqués chez les mammifères? C'est par le même mécanisme que les lobes optiques si compliqués chez les poissons deviennent des organes si simples dans la classe supérieure ; seulement l'ordre des décroissances et des développemens est inverse. Suivons ce double rapport. Nous trouvons d'abord que , dans leur état le plus descendu , chez les poissons osseux, les lobes cérébraux sont solides comme les tubercules quadrijumeaux chez les mammifères supérieurs , où ils sont réduits à la condition la plus minime de leur existence. En second lieu , les lobes cérébraux des cartilagineux , réunis par leur base , se creusent d'un petit ventricule , comme déjà dans les tubercules quadrijumeaux des rongeurs, on aperçoit le rudiment du veotricule optique des classes inférieures. Considérés aux deux extrémités de l'échelle des vertébrés , ces deux ordres d'organes sont donc solides. A quoi tient cette solidité? Evidemment , à l'épaisseur de la coquille externe qui les forme primitivement. Quelle est maintenant la cause de la cavité qui s'y manifeste? C'est évidemment aussi la diminution d'épaisseur de cette lame externe, qui , en se dilatant , forme un vide vers son centre. Ce mécanisme est évident , pour
ET LOBE OLFACTII'. 5^^
îes lobes cérébraux , chez les poissons cartilagineux; pour les tubercules quadrijunieaux , chez les rongeurs , les insectivores elles chauve-souris , parmi les mammifères, l'amphisbèae et les ophidiens, parmi les reptiles.
Chez les reptiles , les lobes cérébraux et les lobes optiques sont creux; mais les deux ventricules sont d'abord très-étroits chez les ophidiens et les batraciens , dont les enveloppes externes restent toujours très-épaisses. Ils se dilatent ensuite beaucoup chez les sauriens et les chéloniens ; mais à peine sont-ils dilatés , que nous voyons apparaître sur leur plancher des tubercules qui , en élevant î(;ur fond, dimîçj!.jBnt leur capacité. Dans l'ordre des développemens , ces tubercules exercent la même influence et sur les lobes optiques et sur les hémisphères cérébruix. Cpiitiiiuons maintenant d'examiner les conditions diverses d'existence de ces deux ordres de tubercules.
En premier lieu , dans les lobes optiques , leur masse compacte donne naissance à des stries médullaires qui , chez les sauriens , les chéloniens et les oiseaux , viennent se joindre à la lame blanche intérieure des tubercules quadrijumeaux ; puis , chez les poissons cartilagineux , nous en voyons partir une lame radiée qui tapisse et renforce l'intérieur de la lame externe. Enfin , chez certains poissons osseux , ces tubercules , portés au maximum de leur grandeur , deviennent le point de départ d'une lame interne plissée.
SsS îîr:MTçpnf-?iES cérébb4ux
inclépendanle c?e ia coquille du lobe optique : cette lame interne forme un contour et des circuits qui produiraient sur la coquille externe de véritables circonvolutions , si elles étaient appliquées l'une contre l'autre.
Suivez maintenant les tubercules de l'intérieur des lobes cérébraux : très-faibles d'abord chez les ophidiens et les batraciens, vous les voyez augmenter chiz les lézards , et rester , dans ces diverses familles, dans une indépendance complète de la coquille extérieure des lobes ; puis tout-àcoup , chez les sauriens, les chéioniens et les oiseaux, le tubercule antérieur remjplil le ventricule hémisphérique, en comble pr^^ue la cavité et se confond avec une partie de l'enveloppe du lobe. Enfin, chez les mammifères , les radiations qui se rendent à ces^ tubercules forment , dans les familles inférieures , une membrane rayonnante , qui, tapissant l'intérieur de la coquille, ne produit point de relief sur sa surface , à cause , d'une part , de sa faiblesse , et , de l'autre , de l'épaisseur de la coquille elle-même ; enfin , chez les mammifères supérieurs, cette membrane rayonnante forme des feuillets plissés dont les circuits et les contours donnent naissance aux circonvolutions qui distinguent les hémisphères cérébraux de ces mammifères.
Que sont ces lames plissées des mammifères ? Les lames cîrconvolvuîèes àestori des poissons ossrux. Pourquoi , dans un cas , les circonvolutions
se manifestent-elles sur la coquille du lobe , et pourquoi , dans l'autre , ne se manifestent-elles pas? Elles ne se manifestent pas sur la surface du lobe des poissons, parce que la coquille est séparée des feuillets roulés , et qu'un espace vide ou rempli par un liquide se trouve placé entre elles. Appliquez artificiellement cette coquille sur ces lames , et vous la voyez répéter les contours de la lame plissée , ou, en d'autres termes, vous voyez paraître les circonvolutions sur le lobe optique des poissons. Vous avez imité par cette expérience ce qui se passe chez les mammifères supérieurs , lors, de la manifestation des cixxonvolutions. Faites jSaintenant l'expérience inverse , c'est-à-dire mettez les lames pîissées des mammifères dans les conditions où se trouvent celles des poissons 5 et vous verrez les circonvolutions disparaître. Cette expérience est toute faite chez les jeunes embryons dans le premier tiers de leur formation ; la coquille extérieure des lobes cérébraux est lisse comme celle des autres classes ou des mammifères inférieurs. Ouvrez ces lobes , vous voyez dans leur intérieur des circonvolutions nombreuses , des lames pîissées et ondulées, comme le seront plus tard les circonvolutions de la surface externe de la coquille. Pourquoi ces plis et ces contours ne sont-ils pas dessinés sur la coquille? Par la même raison que chez les poissons ; parce qu'à cette époque l'enveloppe extérieure est séparée des lames pîissées par un intervalle plus II. 34
53o HÉMISPHÈPxES CÉRÉBRAUX
OU moins grand selon les espèces , intervalle occupé par un liquide : à cette époque donc , le lobe cérébral des mammifères répète la disposition du lobe optique de certains poissons osseux ; tous les deux sont privés de circonvolutions extérieures, parce que, dans les deux cas, la coquille du lobe est séparée des lames ondulées. La même cause produit les mêmes effets dans les deux classes extrêmes. Si vous pouviez renfler les circonvolutions des tori des poissons, vous verriez leurs lobes optiques vous offrir les mêmes ondulations que les lobes cérébraux des mammifères ; de même que si vous pouviez suspendre le développement des lames plissées des mammifères^iP)us verriez leurs lobes cérébraux présenter cbez tous la surface lisse et polie des lobes optiques des poissons.
Un mécanisme si simple a été méconnu même de Tiedemann, qui cependant a si bien anatomiséTencépbale des embryons où il est le plus manifeste : à sa place on a mis des suppositions. Willis avait admis dans l'encéphale des fibres ascendantes , descendantes et transverses : ces dernières formaient spécialement le corps calleux; elles prenaient leur origine dans la matière grise des circonvolutions : chaque circonvolution envoyait son trousseau de fibres. Reil admit en partie ces idées, dont MM. Gall et Spurzheim ont formé leur système des fibres rentrantes. Willis faisait former le corps calleux par les circonvolutions; iM. Gall fait former les circonvolutions par le corps cal-
leux. Cette idée est ingénieuse , mais elle n'est pas exacte; et, pour montrer son peu de fondement, il suffit d'examiner l'embryon d'un quadrumane au tiers de son développement , et celui de l'homme aux troisième et quatrième mois de la conception. Les circonvolutions manquent , et le corps calleux existe: donc le corps calleux ne produit point les circonvolutions. Celte observation que je trouve dans Tiedemann , peut donner lieu à quelques contestations; mais, pour trouver une objection sans réplique , il faut s élever un peu plus haut dans la vie utérine , et observer l'encéphale immédiatement avant l'apparition du corps calleux. Les circonvolutions sont toutes formées dans l'intérieur des hémisphères ; elles sont libres et flottantes dans sa cavité : il n'y a encore ni fibres transverses , ni fibres rentrantes, et conséquemment ni corps calleux : le plissement des lames hémisphériques est donc étranger à cet ordre de fibres, quelque nom qu'on leur donne. Ce n'est, en effet , que quelque temps après que les lames plissées sont formées, que l'on voit celles de gauche s'incliner vers celles de l'hémisphère droit , et que Ton remarque les rudimens des faisceaux transverses , d'où doit provenir le corps calleux. A l'époque où celui-ci commence à se former, on suit immédiatement les faisceaux dans le contour supérieur des lames plissées; faisceaux qui , à cette époque , sont sans communication directe avec la coquille extérieure du lobe. On
D.02 HEMISPHERES CEREBRAUX
voit donc que le plissement des lames cérébrales est un effet primitif et indépendant de tout moyen mécanique , de même que le plissement des feuillets cérébelleux ; de même que celui des lames internes du nerf optique de certains poissons ; de même que le plissement de la rétine; de même, enfin , que les ondulations de la lame intérieure des lobes optiques de quelques poissons osseux. Dans tous ces cas , le but évident de la nature est de multiplier l'étendue des surfaces nerveuses.
Les circonvolutions sont donc le relief extérieur des lames plissées de l'intérieur des hémisphères , ou de la terminaison des pédoncules cérébraux. Si ces lames sont simplement rayonnées, ou si un intervalle se trouve entre elles et la périphérie de la membrane externe , comme cela se voit chez divers mammifères inférieurs , ce relief manque , le lobe cérébral est lisse.
Appliquez maintenaint ces idées au lobe cérébral des diverses classes , et vous voyez que chez les ophidiens, les batraciens et les lacertiens , ce lobe est presque en entier formé par la coquille externe; à peine distinguez-vous sur son plancher le croissant du corps strié et les faibles radiations qui s'y rendent. 11 n y a donc pas et il ne saurait y avoir de circonvolutions. Chez les reptiles supérieurs , tels que les crocodiles , les caïmans et les tortues, à la place des lames ondulées des mammifères, vous trouvez un tubercule brut, sillonné par des stries médullaires , et continu
dans une parlio de son contour avec la coquille externe du lobe. 11 n'y a donc là ni matière à produire les ondulations, ni matière à produire le relief des circonvolutions ; l'enveloppe externe de l'hémisphère s'applique sur ce tubercule et en dessine les contours dans les parties ou il lui adhère. Tous les oiseaux répètent l'organisation intérieure de ces derniers reptiles : chez tous , le tubercule hémisphérique remplit la presque totalité de sou ventricuici chez tous aussi les radiations médullaires s'arrêtent à la périphérie du tubercule. Cette classe est donc et doit être sans circonvolutions; il y a seulement chez quelques espèces des dépressions sur la face supérieure des lobes , dépressions qui répètent le point de jonction de la coquille avec le tubercule. Celui-ci est bosselé en arrière sur un grand nombre d'oiseaux , et nul doute que ces bosselures ne se répétassent sur la coquille, si celle-ci n'en était séparée par im intervalle , et par les divisions artérielles de la branche externe du plexus choroïde.
Si j'ai bien exprimé ce que j'ai vu , on conçoit donc pourquoi les mammifères supérieurs ont leurs lobes cérébraux circonvolutionnés, et pourquoi les circonvolutions manquent dans les trois classes inférieures ; si j'ai également bien exprimé ce que m'ont offert les embryons des mammifères inférieurs, on voit aussi que l'absence du plissement de leurs feuillets hémisphériques est cause de l'absence des circonvolutions ; enfin ou pressent
la conclusion qui en dérive, c'est que plus les plicatures des lames hémisphériques sont nombreuses et profondes , plus sont profondes et nombreuses les circonvolutions dans les diverses familles supérieures des mammifères. Si ces idées sont l'expression de ce qui est, supposez que nous enlevions toute la masse médullaire du demi-cenîre ovale : la partie interne delà coquille du lobe devra alors répéter et reproduire , mais en sens inverse, les circonvolutions , c est-à-dire qu'elle sera bosselée aux points répondant aux excavations des plicatures, et enfoncée et déprimée aux endroits placés vis-à-vis de leurs saillies. C'est ce qui arrive dans les apoplexies que l'on nommait sanguines, et que j'ai appelées hèmato-encéphalies ; toute la matière médullaire est quelquefois enlevée sur un lobe ; il ne reste plus que la matière grise ou la coquille circonvolutionnée, comme nous venons de le dire. Le même effet se remarque chez les embryons hématocéphales , quand riîématocéphalie est survenue postérieurement à l'adhérence des feuilles plissées et de la coquille , ainsi que je l'ai dernièrement observé sur un fœtus de cheval. Supposez au contraire que vous insufliez la cavité de l'hémisphère à l'époque du plissement isolé des lames, vous voyez aussitôt les lames s'étendre , les plis se déformer , et une vaste vessie se déployer; à la place de l'air, supposez de la sérosité ou de l'eau ^ comme nos pères qualifiaient la sérosité , et vous verrez les
circonvolulions disparaître plus on moins , selon la quantité de liquide épanché. Tel est rcfTet et le résultat de la maladie connue sous le nom dliydro-encéphalie ; sur le cervelet ou dans V/iydrocérébelUe^ la distension graduelle par le liquide produit également relfacement de ses scissures et de ses sillons. Ainsi la formation, la déformation, l'absence et la présence des circonvolutions sur les lobes cérébraux sont le résultat du plissement ou du non-plissement des feuillets internes des hémisphères. Ces données étaient nécessaires pour concevoir ce qui nous peste e dire sur les lobes cérébraux des reptiles, des oiseaux et des mammifères.
Les lobes cérébraux des reptiles , plus parfaits que ceux des poissons osseux et cartilagineux , sont moins variables dans leur forme que dans cette dernière classe. Chez les ophidiens et les lacertiens , chacun d'eux est pyriforme , ayant la grosse extrémité arrondie en arrière, et la petite se prolongeant insensiblement dans le pédicule olfactif, comme on le remarque chez l'orvet (i), la vipère commune (2) , la vipère hajé (3) , la vipère à raies parallèles (4) , lo lézard vert (5) et
(1) PI. V,ljg. 109, n» 5.
(2) PI. y, fig. ï26,n°6.
(5) PI. V, fig. 127, n°4 et 5.
(4) PI. V, fig. i35, irS.
(5) PI. V, fig. 100, n'' 10.
536 HÉMISPHÈRES CÊRÉBRAiX
le lézard gris (i). Chez les batraciens (2) , ils sont plus globuleux et moins allongés que chez les reptiles précédens; chez le tupinambis (5) ils ont la même disposition que chez la grenouille ; enfin , chez les sauriens , les crocodiles (4) > '^ caïman q museau de brochet , le caméléon (5) et la tortue franche (6) , on les voit se rapprocher de plus en plus de la forme qu'ils affectent chez tous les oiseaux.
Chez les reptiles , de même que chez les poîs' sons , tantôt le lobe olfactif est ramené au point de contact , (Je même que chez les poissons osseux, comme on le voit chez la grenouille (7), le caïman à museau de brochet et la tortue franche (8) ; tantôt il est tenu à distance ainsi que chçz les cartilagineux ; îe plus grand nom^bre des replilq§ est dans ce dernier cas , comme on Tobsevve ehçz tous les ophidiens (9) et les lacertiens; mais le résultat relativement à l'accroissement des {obes cérébraux , n'en est pas le même que chez les poissons. Ainsi, dans cette dernière classe, c'est
(i)PI. V,fig. i28,n«>4.
(2) PL I,fig. i6, 1104.
(3) PI. V,fig. 114, n» 9.
(4) PI. V, fig. 116, 11" 5.
(5) Pl.V, fig. 111, n- 7.
(6) PI. V, fig. 119, II» 11.
(7) PI. I, fig. 26, n- 5.
(8) PI. V, fig. 122, n" i5et 16.
(9) PI. V, fig. 109, 110 , 126, 127, 128 et i33.
Et LOBE OLFACTIF. 537
lorsque le lobe olfactif est adossé aux lobes cérébraux , que CCS derniers sont les plus descendus , tandis que chez les cartilagineux leur accroissement commence avec son éloignement; chez les reptiles c'est presque Tinversc. Ainsi les plus petits lobes cérébraux dans cette classe sont chez les ophidiens; les plus développés sont chez le caïman à museau de brochet et la tortue franche, reptiles chez lesquels le lobe olfactif est , pour ainsi dire , confondu avec le lobe cérébral. Les crocodiles, le caqiéléon , le caïman à lunettes (i), la tortue grecque (2), font néanmoins exception à^ ce principe.
La masse du lobe cérébral diffère beaucoup çU^z Ips diverses familles de reptiles , et cette différence lient , comme nous lavons vu , aux conditions diverses de la coquille du lobe et de ^pn noyau intévie^r. Constamment , l'enveloppe extérieure se détache du pédoncule cérébral, immédiatement en avant de la couche optique ; elle se recourbe ensuite de^ dehors en dedans , et enferme la masse du corps strié. D'où il suit que jamais, dans cette classe ni dans les suivantes, le corps strié ne se trouve hors de son enceinte , comme l'ont dit quelques anatomistes. La couche optique peut ne pas être recouverte dans son entier par cette enveloppe, comme on
(1) PI. y,fig. io5,ii°(j.
(2) PI. Vj fjg. 125, n" Il cl 12.
l'observe chez certains batraciens ; mais d'après l'ordre constant des développemens , il est impossible que le corps strié ne le soit pas. C'est la partie postérieure de cette lame qui , dans cette classe , de même que chez les oiseaux , correspond à la lame cornée des mammifères.
En se roulant de cette manière, la coquille du lobe forme une cavité, ou une coiffe autour du corps strié et du plexus choroïde : on conçoit , d'après ce que nous avons dit, que la capacité de cette cavité doit être proportionnée , d'une part à la moindre épaisseur de la coquille , de l'autre au volume moindre du noyau central. Aussi chez les ophidiens, les îacertiens et les batraciens, celte cavité ou ce ventricule hémisphérique est trèsspacieux 5 à cause de la faiblesse du noyau central ; au contraire , chez les sauriens et les chélonienf , le ventricule est presque comblé par l'accroissement énorme du tubercule hémisphérique. Dans aucun cas ce ventricule ne saurait être assimilé au ventricule latéral des mammifères : pour peu que l'on réfléchisse à la formation de l'un et de l'autre dans les deux classes , on ne saurait confondre deux espaces si différons. C'est cependant de cette fausse analogie que l'on s'est servi pour attaquer un de mes principes.
Le soupirail de ce ventricule se voit sur la face interne du lobe et en arrière; il est situé immédiatement en avant et un peu au côté externe de la couche optique , en arrière de la commissure an-
ET lOBE OLFACTIF. 559
térieure, chez tous les sauriens et les chéloiiiens ; c'est chez ces reptiles une ouverture très-étroite , et bouchée dans l'état normal par un riche plexus choroïde qui s'insinue dans le ventricule. Chez les batraciens et les ophidiens, l'ouverture est plus large , le plexus choroïde beaucoup plus mince. Cette différence du soupirail tient à la différence de volume du noyau central. En avant, ce ventricule se continue dans la cavité du pédicule olfactif, chez les reptiles où ce lobe est pédicule, ou immédiatement dans la cavité du lobe, comme chez le caïman à museau de brochet et la tortue franche , chez lesquels le lobe olfactif est joint au lobe cérébral. Chez les sauriens et les chéloniens , le ventricule se réfléchit en arrière au pourtour de la partie du tubercule hémisphérique , qui n'a point adhéré à la coquille. Chez tous les reptiles sans exception, la face externe du lobe cérébral est lisse ; chez tous aussi , il est adossé en arrière à la face antérieure du lobe optique , dont la saillie semble arrêter son développement. Tel est le lobe cérébral dans cette classe.
De la considération de cet organe chez les sauriens et les chéloniens, mais principalement chez le caïman à museau de brochet , les crocodiles et les tortues , nous sommes conduits d'une manière presque insensible aux lobes cérébraux des oiseaux. C'est la même forme renflée. Au premier aperçu , cette ressemblance échappe par des causes étrangères au lobe ce-
54o HÉMISPHÈRES CEREBRAUX
rébral ; ainsi l'afFaissemeut subit de la partie moyenne des lobes optiques le relève, ou plutôt paraît le relever en arrière beaucoup plus que cela n'a réellement lieu; ainsi l'atrophie du lobe olfactif, sa position constante au-dessous de sa pointe , lui font perdre définitivement le caractère qu'il avait chez tous les reptiles.
Le lobe cérébral des oiseaux ^ mousse, large et bombé en arrière, affaissé légèrement en avant , v.t se terminant en pointe obtuse , représente assez bien la figure des gousses de certaines plantes. Cette forme est identique dans toute celte classe , dont la fixité organique paraît être, conmie nous l'avons si souvent remarqué , le caractère dis- Jinctif. Supérieurenif^nt il ne présente point de traces de circonvolutions ; seulement, chez beaucoup d'oiseaux , mais particulièrement chez les cygnes (i) et les oies , on y distingue deux sillons longitudinaux correspondant au point où la lame externe s'applique sur le tubercule hémisphérique : sa base nous ofîre les rayons méduilaires du nerf olfactif, et une scissure (2) où s'arrêtent ces rayons., et qui est bien évidemment l'analogue de la scissure de Sylvius. Pour la première fois nous voyons la base du lobe cérébral divisée en deux lobes distincts : le lobe antérieur , placé au
(i)Pl, IV, fig. 99,11» /,.
(2) PI. IV, fig. »o3, n^ 10
devant de celte scissure (i); et le moyen, placé en arrière (2). Ce dernier est-il l'analogue du lobe moyen des mammifères , ou la première apparition du lobe de l'hippocampe? je penche pour cette dernière assertion. C'est surtout en considérant la face latérale , que l'on distingue bien les lignes de démarcation de ces deux lobes , comme on peut le voir chez le casoar (5), le perroquet (4),^ la cigogne (5) et l'autruche (6j. Par le côté interne les deux lobes se touchent ; un sillon trèsmarqué sur la face supérieure indique leur adossementfàcomme on le voit chez le casoar (7), la bondrée commune (8) , l'autruche (9) et la cigogne (10). Ce sillon s'étend de haut en bas dans le sens de l'épaisseur; on le trouve en écartant les lobes interposés entre les deux lames rayonnantes , ainsi qu'on l'observe chez le casoar (11), le perroquet ( 1 2) , la poule ( 1 3j : en disjoignant les
{i)PI. IV,%. io3, n°i7.
(2) PI. IV, û^. 98, n- 12.
(5) PI. III, fig. 78, n» i3.
(4)P1. IV,âg. 96, n-4et8.
(5) PI. IV, fig. 104, n"9et 10.
(6) PI. IV, fig. 97,11-9 et 12.
(7) PI.III,f.g. 77.
(8) PI. IV, fig, 80.
(9) PI. IV, fig. 95.
(10) PI. IV, fig. 99.
(11) PI. III, fig. 85, n- 11.
(12) PI. III, fig. 84, n" 14.
(i3)P]. III, fig. 87,11° 11.
lobes et les écartant l'un de l'autre d'avant en arrière, comme je l'ai représenté chez la poule ( i ) , on observe que ce sillon est limité en avant de la commissure antérieure par un petit plateau de matière grise qui joint les lobes en cet endroit, comme cela a lieu chez les reptiles. Le sillon se continue ainsi jusqu'à la base des lobes , comme on le remarque chez le casoar (2) , le perroquet (3) , la bondrée (4) , Tautruche (5) , la cigogne (6) , le roitelet (7) et l'hirondelle (8).
C'est sur la face par laquelle les hémisphères se touchent y que se trouve la lame ra^J^nante dont nous avons déjà donné la description : cette face est lisse et plane de haut en bas ; quand on écarte les hémisphères elle se bombe , mais cet effet est dû à la mollesse de son tissu. Ces deux faces sont en haut accolées l'une à l'autre par l'intermède de l'arachnoïde ; dans le reste du sillon vertical , leur union a lieu par un tissu cellulaire et vascuiaire assez résistant.
Le lobe cérébral est plus élevé en arrière qu'en
(i) PI. m, fig. 85, n- 5.
(2) PI. III, fig. 79.
(5) PL III,fig. 82.
(4)Pl.IV,fis. 88.
(5) PI. IV, ng. 98.
(6) PI. lV,fig. io3.
(7)Pl.IV,fig. 94.
(8) PI. IV, fig. 92.
avant ; les oiseaux chez lesquels il m'a paru le plus bombé en ce sens, sont les perroquets, les merles, les étourneaux, les bécasses, les pies.; puis viennent le fou de Bassan, les canards, les oies, les faisans ^ les perdrix, les pigeons, la poule et les oiseaux de proie. La masse du lobe est presque formée dans son entier par de la substance grise , plus blanche dans la coquille , et plus rouge dans le tubercule hémisphérique. En coupant le lobe horizontalement par sa partie moyenne , on ne développe point de demi-centre ovale , comme chez les mammifères; on met à découvert le centre du tubercule hémisphérique , qui est d'un rouge grisâtre , pointillé de blanc ; les points blancs sont évidemment les rayons médullaires du tubercule coupé en travers (i). Ainsi, la partie correspondante au demi-centre ovale de la classe supérieure est presque entièrement formée par la substance grise. On ne trouve un petit noyau médullaire que lorsqu'on est arrivé dans la profondeur du tubercule au niveau du point de départ de la commissure antérieure.
Le ventricule hémisphérique des reptiles supérieurs, tels que le caïman à museau de brochet et la tortue franche , se compose , comme nous l'avons dit, d'une partie interne et antérieure , qui se prolonge dans le lobe olfactif, et d'une partie postérieure, qui se réfléchit en arrière du tuber-
(i) Pi. IV,ng. io5, n-7.
cule hémisphérique. Fermez la partie antérieure de cette cavité ; comblez par de la matière grise sa communication avec le lobe ollactif , et vous aurez le ventricule hémisphérique des diseaux. La partie antérieure de ce ventricule forme une espèce de croissant (i) , dont la concavité est en dehors, la convexité en dedans; en arrière il se réfléchit au pourtour du tubercule hémisphérique , et c'est en bas de ce tubercule que sa capacité est la plus grande : en haut il est plus limité que celui des reptiles, parce que sa continuité avec la coquille a lieu chez les oiseaux par une surface plus étendue que chez les reptiles supérieurs. La partie antérieure de ce ventricule est la seule qui , chez les oiseaux et les reptiles, corresponde au ventricule latéral des mammifères. Le soupirail de ce ventricule est situé au devant de la couche optique; il est plus profondément caché que^ chez les reptiles, et donne entrée, comme chez eux, au plexus choroïde; plexus qui , dès son entrée dans le ventricule, se divise en trois branches , l'une interne, l'autre postérieure , et la troisième inférieure. Ce plexus choroïde, qu'on ne peut méconnaître pour l'analogue de celui des mammifères , me paraît prouver l'analogie réelle des lobes cérébraux des oiseaux avec ceux de ta classe supérieure.
Les lobes cérébraux des oiseaux ressemblent
(i) PL III, fig. 81, n" 5.
ET LOBE OUTÀCTIF. 545
tciiement à ceux de certains mammifères inférieurs , spécialement à ceux des chauve-souris , delà taupe, du zemni, des didelphes et des lièvres, que si nous pouvions développer le lobe olfactif, lui faire quitter la base de la pointe du lobe sous laquelle il est caché, et le faire saillir en avant du lobe cérébral lui-même , nous aurions une ressemblance extérieure parfaite. Ce que nous voudrions opérer chez tous les oiseaux , la nature l'a exécuté chez le casoar (i) , le canard musqué et la bernache. Le lobe olfactif, projeté chez ces oiseaux en avant du lobe cérébral (2), reproduit ce que nous offrent tous leS mammifères inférieurs. C'est le passage intermédiaire d'une classe à l'autre, en ce qui concerne la confîgurajlion extérieure de ce lobe.
Chez les oiseaux, le lobe olfactif n'a plus aucune influence sur les lobes cérébraux; il a perdu celle qu'il avait exercée chez les poissons et les reptiles: il la reprend à un degré plus marqué encore, et sur-tout d'une manière plus constante chez les mammifères. Ainsi les mammifères peuvent être divisés en trois sections , d'après le nombre de lobes que Ton aperçoit sur la face supérieure de leurs hémisphères cérébraux. La première, qui est trèspeu nombreuse, a trois lobes, un antérieur (3),
(1) PI. Ill,fig. 78, n»i'^.
(2) PI. ÎII, fîg. 77. n' 6.
(3) PI. V n,fig. 196,0, F.
546 HÉMISPHÈRES CÉUEBRALX
un moyen (i) et un postérieur (2). Elle comprend rhomme , les singes et les phoques; et, comme nous l'avons déjà vu , la disposition qui la caractérise ^ coïncide avec l'absence du pédoncule olfactif, et l'insertion filiforme du nerf de l'olfaction. La seconde , qui a deux lobes , beaucoup plus nombreuse que la précédente , a le pédicule olfactif très-prononcé et ses racines distinctes; ce sont les mammifères à champ olfactif, tels que les carnassiers plantigrades et digitigrades, la plupart des pachydermes et des ruminans. La troisième section, très-nombreuse aussi, n'a qu'un lobe distinct sur la face supérieure de l'hémisphère ; le lobe olfactif confondu avec son pédicule, se continue immédiatement avec le lobe de l'hippocampe : tels sont les raïs, les chauve-souris , les didelphes , la taupe, le zemni , la marmotte, l'agouti, etc.
Les cétacés forment une singulière exception à ces données ; car chez eux il n'y a que deux lobes sur chaque hémisphère , quoique le nerf et le lobe
olfactifs aient disparu.
On remarque ces dispositions différentes chez
le drill (5) , le mandrill (4)? le phoque (5), le
(1) PI. VIII, ûg. 196, H. M.
(2) PI. VIIÏ, fig. 196, B. C.
(5) PI. VIII, fig. 199.
(4) PI. VIIÏ, fig. 19G.
(5) PL IX, fig. 209.
lion (i) , la loutre (2), le raton (3), la marie (4), l'ours (5) , le chameau (6) , le cheval (7) , le lama (8), le pécari (9) , le mouton (10), le bouc (11), le castor (12) , le porc-épic (i5) , l'agouti (i4)> 1^ marmotte {i5), le vespertilion murin (16), le rhinolophe uni-fer (17) et le dauphin (18.)
C'est sur-tout sur la base des hémisphères cérébraux que cette influence est marquée ; outre le lobe antérieur, que tous les anatomistes y ont reconnu , il en est deux qui ont peu fixé leur attention, parce qu'ils ont été méconnus , c'est le lobe sphénoïdal et le lobe de l'hippocampe. J'ai nommé
(I) PL XIV, fig. 264.
(a) PI. X, fig. 220.
(3) PI. Vm, fig. 202.
(4) PI. xv,fig. 278.
(5) PI. XI, %. 23o.
(6)P1. XIII,fig. 248.
(7) PI. XV, ng. 274.
(8) PI. XVI, fig. 294.
(9) PI. XVI,fig. 298.
(10) PI. X, fig. 221.
(II) PI. XIV, fig. 261.
(12) PI. XIV, fig. 265.
(i3) PI. XIII, fig. 252.
(i4) PI. IX, fig. 2i3.
(i5) PI. IX, fig. 207.
(16) PI. IX, fig. 2i5.
(17) PI. IX, fig. 206.
(18) PI. XI, fig. 225,
54s HÉMISPHÈRES CÉREBRACX
lobule sphénoïdal (1) la saillie inférieure du lobe moyen dans la fosse sphénoïdale de la base du crâne , et lobule de l'hippocampe (2), le lobe que circonscrit en dehors la racine externe du pédicule olfactif. Ces lobes sont dans un antagonisme de développement dont la considération seule peut expliquer les transformations considérables qu'éprouve cette partie des hémisphères cérébraux , des rongeurs aux quadrumanes et à l'homme.
Ainsi , chez l'homme et les singes, le développement prodigieux du lobule sphénoïdal étouffe et fait en quelque sorte disparaître de l'extérieur de la base des hémisphères le lobule de l'hippocampe , comme on le remarque chez le mandrill (3) et le drill (4). Chez le phoque , l'affaissement subit du lobule sphénoïdaî (5) fait déjà saillir considérablement le lobule de l'hippocampe (6), dontla forme est presque quadrilatère; chez les carnassiers le lobe sphénoïdal réduit encore dans ses dimensions, comme on l'observe chez le lion (7) ,
(1) PI Yin,fig. 194, G.
(2) PI. XIV, fig. a58, H.
(5) PI. YIII,fig. i94,B, D,H.
(4)P1. VIII,fig. J97,G,D,H.
(5) PI. IX,fig. 268, D.
(6) Pi. lX,fig. 208, H.
(7) PI. XI Y, fig. aG6, R,
£T LOBB OLFiCTIF. 549
la loutre (i) , la marte (2) et le raton (3) , dégage de plus en plus le lobe de l'hippocampe, dont la saillie plus prononcée lui donne la forme d'un demiovoïde, comme chez le lion 4) 9 ^^ loutre (5) , la marte (6) et le raton (7) ; ovoïde qui devient plus saillant encore chez le chameau (8) , le cheval (9) , le lama (10) , le pécari (11) et le bouc de la haute Egypte {12) , à mesure que le lobule sphénoïdal s'affaisse, comme on le remarque surtout chez ce dernier (i3).
Ainsi , en descendant des quadrumanes aux ruminans , on voit que le lobule de l'hippocampe gagne tout ce que perd le lobule sphénoïdal. Ce dernier lobule inaperçu à l'extérieur chez l'homme et les singes , se dégage d'abord chez les phoques , puis augmente graduellement chez les carnassiers et les ruminans. Jusque-là le lobule sphénoïdal
(I) PI. X,fig. 223, D. (al PL XV,fig. 290, D.
(3) PI. VIII, fig. 200, n- 5.
(4) PI. XIV, fig, 266, H.
(5) PI. X,fîg. 223, H.