‹ Anatomie comparée du cerveau (volume 2)Chapitre 9 sur 59 · DU SYSTEME NERVEUX. J · texte numérisé non relu

DU SYSTEME NERVEUX. J

cérébro-spinal avec les diverses régions du corps. On laissait échapper les condilions d'exisience et de forme qui lient les centres du système nerveux aux variations nombreuses de la périphérie des êtres ; on mettait ainsi hors de la question les données les plus importantes de ce système , puis qu'elles se rattachent aux modifications diverses que le corps des animaux présente dans les quatre classes , et à leur manière de vivre qui résulte de ces modifications. On avait vaguement dit que l'axe cérébro-spinal du système nerveux répétait eu petit tout lanimal ; il fallait le prouver.

Les fonctions et les maladies n'étaient guère mieux précisées que les rapports. On étudiait en masse les efïbîs de l'axe cérébro-spinal du système nerveux; on rapportait des phénomènes analogues à des parties que l'on croyait dissimilaires, et des phénomènes opposés étaient attribués à d'autres parties que l'anatomie déclarait analogues.

La physiologie expérimentale n'avait pas encore imaginé d'agir isolément sur les diverses parties du système nerveux , poin- en apprécier les divers usages; et la pathologie n'avait tiré aucun parti de cet isolement d'altération que les maladies nous présentent si fréquesnment , et nous présentent dégagées des complications diverses que l'expérimentation introduit nécessairement dans le problème.

Ainsi la physiologie tâtonnait , privée des bases que devait lui fournir l'anatomie comj)arative : la

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pathologie éclairait bien de loin en loin les routeè ténébreuses do cette élude ; mais ses lueurs étaient perdues au milieu du vague des hypothèses et des suppositions de toute nature que faisaient naître les «iifficultés du sujet.

On observait, on expérimentait beaucoup; les faits semblaient contredire les faits, les expériences étaient détruites par d'autres expériences, les explications s'accumulaient pour concilier ce qui était inconciliable. Aussi la science restait-elle stationnaire au milieu de ces longs et pénibles elForts. L'anatomie, la physiologie et îa pathologie du système nerveux s'étant arrêtées par les mêmes causes, devaient s'éclairer par les mêmes moyens. Déterminer rigoureusement les éiémens divers dont se composent l'encéphale et la moelle épinière ;

Comparer les parties similaires pour saisir leurs analogies et leurs différences , ou on d'autres termes 5 exprimer leurs rapports;

Expérimenter sur les parties analogues pour en découvrir les usages;

Observer leurs altérations ot les symptômes qu'elles pi^oduiscnt, pour en éclairer les maladies: Telle est la marche que huivenl les anatouiistes , les physiologistes et les pathologistes de nos jours. Telle est la cause des progrès rapides que font depuis quelque temps ces trois branol.es importantes de nos connaissances.

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