PI. I
(4) PI. I,fig. 27,n°4-
(5) PI. I,fig. a7,n°3.
(6) PI. I,fig. 19, n°3,4et5,
(7) PI. II,fîg. 48, n°7, 8 et 9.
(8) PI. I, fig. 3o, n°3,4et5.
(9) PI. I, fig. 12, n" 2.
(10) PI. I, fig. 12, n'S.
(il) PI. I, fig. 12, n»5.
igO ANATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU,
termination et à leur nomenclature. Du corps particulier , situé en arrière , je vois naître un organe , d'abord très-simple chez les oiseaux ( i ) , se développant progressivement (2) par une série de transformations (5) , et nous présentant , sur la fin de l'incubation , tous les caractères propres au cervelet dans cette classe (4) ; j^aperçois la même partie chez les mammifères (5) et l'homme (6), traversant une multitude de transformations (7) , et donnant aussi naissance au cervelet compliqué de cette classe ; je trouve, enfin, que chez les reptiles (8) , ce corps s'arrête beaucoup plus tôt dans ses développemens que chez les mammifères et chez les oiseaux , et que , comme chez les poissons, il conserve constamment la forme d'une languette triangulaire superposée sur le quatrième ventricule (9). Voilà bien l'analogie de la lame triangulaire du brochet , de la perche et du merlan. Analogie de forme , analogie de position , analogie
(1) PI. I,fig. 5, D°5.
(3) PL I,fig 7,n'>6.
(4) PL II , fig. 38 , 59 et 41 , n° 7, 7 et 6.
(5) PL I, fig. 28, n» 4.
(6) PLI, fig. 24, n-S.
(7) PL I, fig. 52, n-5; pL II, fig. 74, n° 5; fig. 48, !!• 7; fig. 49, n* 5; fig. 5o, n°6;fig. 53, n" 2; fig. 54, n''4; fig. 55, n'»4;fig. 56, n°3et4; fig. 69,0° 1, 2 et 4; fig. 71, n" 1 , 2 et 5.
(8) PL I, fig. 16, n" 2.
(9) PL II, fig. 43,1104.
ENCEPHALE DES POISSONS. igi
de rapports ; cette partie est donc le cervelet de ces poissons.
On pourrait faire quelques objections à cette détermination ; d'abord le peu de volume et d'étendue du cervelet chez ces trois espèces de poissons. Mais sur la grenouille (i), le même organe n'est ni aussi étendu ni aussi développé; il l'est beaucoup moins chez les lacertiens (2) et les ophidiens (3) ; il égale à peine celui de nos poissons chez le caméléon (4) et le crocodile (5) , lors même qu'on considère cet organe chez les reptiles adultes. D'une autre part, chez les embryons des oiseaux, il est plus petit des sixième (6) et septième jour de l'incubation (7) , au quatorzième (8) ; ce n'est que du seizième (9) au dix-huitième (10) qu'il dépasse proportionnellement le cervelet du brochet ( 1 1 ) , du merlan (12) et de la perche ( 1 3) .
(1) PI. I,fig. 16, n'2.
(2) PI. V, fig. 109, n'>2;fig. 110, n» 8.
(3) PI. V, fig. 126, n*» 3; fig. i32, n° 3; fig. i33, n" 3. (4)P1. V,fig. 111, n»4.
(6) PI. I, fig. 5,n°5.
(7) PL I, fig. 6, n° 7.
(8) PL I, fig. 8,n°6.
(9) PL II, fig. 38, n» 7.
(10) PL H, fig. 39, n''7et9.
(11) PL I,fig. i3,n»2.
(12) PLI, fig. i7,n<'4.
(i3) PL I, fig. 14, n» 2.
La même réflexion est applicable aux embryons des mammifères (1) et de l'homme (2). Considérez cet organe sur le veau (3) de la neuvième semaine , chez le mouton de la huitième (4) , sur le lapin du quatorzième jour (5) , sur l'embryon du ouistiti (6) , sur l'embryon humain du troisième (7) et même du quatrième mois (8), et vous le trouverez, toutes choses d'ailleurs égales , beaucoup moins étendu que chez les poissons: l'objection tirée du peu d'étendue de cet organe nesauraitdonc être opposée à notre détermination. Serait-on plus fondé à la repousser , parce que le cervelet de ces poissons osseux est une lame lisse , (^'elle n'est pas sillonnée par des rainures transversales comme chez les mammifères (9) et les oiseaux ( 1 o) adultes ? Mais , chez la plupart des reptiles , ces rainures manquent ; non-seulement chez les ophidiens ( 1 1) , les batraciens ( 1 2) et les lacer-
(I) PI. II, fig. 47> n°8bis.
(a) PI. Ijfig. 32, n° 5.
(3) PI. il,fig. 49»n°5.
(4) PI. II,fig. 47» n»8bis.
(5)P1. I,fig. 29, n<»7.
(6) PI, II, 6g. 48, n^-;.
(7)Pl.I,fig. 52,n»5.
(8) PL II, fig. 74, n" 5.
(9) PI. II, fig. 56, n° 8; fig. 5;, n» 2.
(10) PI. II, fig. 38, n'^ 7; fig. 39, n°7;fig. 41, n» 6.
(II) PI. V, fig. 126, n°3, (12) PI. I,fîg. 16, n«2.
ENCÉPHALE DES POISSONS. igj
tiens (i) 5 dont le cervelet est si peu étendu; mais même chez les chéloniens (2) , où il a acquis une assez grande dimension. Sur l'embryon des oiseaux les sillons ne commencent ^ paraître que vers le huitième jour de l'incubation (3) , le cervelet est primitivement lisse , comme chez les reptiles et les poissons : il en est de même chez les mammifères ; la surface du cervelet reste unie , jusqu'au milieu de la gestation , chez les embryons du lapin (4) , du mouton (5) , du veau (6) , du chien , du chat, du loup, du singe, et chez l'embryon humaiu, jusqu'au commencement du cinquième mois (7). L'absence des sillons du cervelet est donc l'état primitif de cet organe chez les embryons des deux classes supérieures. Cet état primitif reste permanent dans les deux inférieures , les reptiles et les poissons; le cervelet s'arrête dans ses développemens. De là les différences du cervelet de ces deux classes , comparé à celui des oiseaux et des mammifères.
Le cervelet, étant déterminé, passons aux deux lobes qui le s^uivent immédiatement. Ces lobes sont
(2)P1. V, fig. 119, n^ 5. (3)Pl.I,fig.6, n»7.
(4)P1. il,fîg. 55, n" 4.
(5) PI, n,fig. 47, n°8bis.
(6)PÏ. II,fig. 119,11-9.
(7) λI. II,rig, 70, n°2;%. 72, n"4 et 5; fig. 74,n''5; fig. 5(i , n° 2 et 5.
194 ANATOMIE COMPARÉE DU CEllVEAU ,
très-dcveloppés et sphériques chez la perche (i); ils le sont un peu moins chez le merlan (2) , sur lequel le sphéroïde est un peu aplati en dedans (3). Sur le jeune brochet (4) , ils sont plus allongés que sur les poissons précédens et un peu moins étendus transversalement. Qu'est-ce que ces lobes? à quelles parties correspondent -ils dans l'encéphale des classes supérieures ? Continuons de mettre en rapport les poissons avec l'embryon de ces classes, et nous verrons se déduire de ce parallèle la réponse à cette question.
Soit donné l'embryon du mouton (5) et celui du veau (6) du commencement du deuxième mois , on aperçoit, en avant du cervelet (7), deux lobes semblables à ceux du brochet (8) et du merlan (9). Suivons ces lobes dans leurs métamorphoses : nous leur voyons conserver cette forme sphérique (10) jusqu'au troisième mois, chez le mouton, et jusqu'à la fin du cinquième , chez le veau. A cette époque , ils se transforment , et deviennent des tu-
(i)FI. I,fig. i4,n-3.
(2) PI. I,fig. 17, n^ 5.
(5)fî. I,fi-. iç^n^S.
(4) Pi. I,%. i5,n'>3.
(5)P1. I,fig. 19, n''4.
(6) PI. I , fig. 35; , n° 4.
(7) PL I, 6g. 27, n^a; fig. 19, n" 5.
(8) PI ï fig. i3, ri'3.
(q)H fig. 17,11-5.
(10) fig. 47^ n°7; fig. 49, n°7; fig. 5o,n°7
ENCipHÂLE DES POISSONS. 1 qS
hercules qiiadii jumeaux : ces tubercules étaient donc primitivement deux lobes symétriques et jumeaux. C'est par une semblable évolution que les deux bulbes jumeaux de l'embryon humain de la cinquième semaine (i) deviennent d'abord deux lobes très-bombés, sphériques (2) et creux (3); puis, ils s'aplatissent (4) , s'allongent (5) , et deviennent enfin des tubercules quadrijumeaux, à commencer du sixième mois de la vie utérine (6). Ainsi se métamorphosent ces corps chez l'embryon des didelphes ; les deux bulbes symétriques (7) augmentent de volume (8) et se convertissent trèstard en tubercules quadri jumeaux (9). La conversion des lobes en ces tubercules est donc la dernière et la plus tardive des transformations qu'ils subissent^ puisqu'elle se manifeste rarement avant le dernier tiers de la gestation chez les mammifères. De là vient la permanence de la^orme lobulaire de ces tubercules dans les autres classes. Considérés chez les oiseaux ( i o) , vous les trouvez placés
(i)Pl. ï,fig. 24, n''4.
(2) PI. I,flg. 25, n" 8.
(3) PI. I,fig. 52, n-B.
(4) PI. II,fig. 70, n"5.
(5) PI. II, flg. 58, n-S.
(6) PI. ÏI,fig. 69, no5;fig. 7i,n»5.
(7) PI. I, fig. 5o, 11° 4.
(8) PI. I, fig. 22, n"5; pi. II , fig. 58, n''7.
(9) PI. JI,fîg. 55 et 54, n''4et6.
(10) PI. I, fig. 4, n- 7.
symétriquement en avant du cervelet (1 j , comme chez nos poissons ; iis ont et la même forme (2) et les mêmes connexions (5) jusqu'au douzième jour environ de l'incubation ; à commencer de ce moment , ils se déplacent (4) , mais en conservant toujours la forme lobulaire de l'embryon des mammifères (5). Chez les reptiles adultes (6) , nonseulement la forme lobulaire des tubercules quadrijumeaux persiste , comme chez les oiseaux ; mais ils conservent constamment la même place (7) que chez les poissons. Ainsi , de même que sur le brochet (8) , la perche (9) et le merlan (10), on les rencontre, surla face supérieure de l'encéphale, chez la grenouille (1 1 ) et le crapaud ( 1 2) , sur l'orvet ( 1 3) , le lézard vert ( 1 4)? le caméléon ( 1 5), le crocodile ( 1 6)^
(1) PL I.fig. 5,n°6.
(2) PI. I.fig. 7>n°7-
(3) PI. I, fig. 8, n° 7et 8.
(4) PL Iljfig. 58, n- 8.
(5) PL II, Og. 110, n°7. '^
(6) PL I,fig. i6,n°3.
(7) PLV,flg, 116,11°^.
(8) PL I, fîg. i3, n°5.
(9) PL ï,fîg, 14, n-3.
(10) PL I, 6g. 17, n* 5.
(11) PL I, fig 13, n'-S.
(la) PLII,fig. 43,n«5.
(i5) PL V, fig. 10g, n°3.
(i4) PL V,fig. 110, n'>9.
(i5) PL V,flg. ni,n°6. ^
(16) PL V, ûg. 116, n' 3.
ia vipère de Fontainebleau (i) , la vipère hajé (2) , la tortue de terre (5) et la tortue de mer (4). Les deux lobes qui suivent le cervelet chez les poissons (5) , sont donc les analogues des tubercules quadri jumeaux des mammifères , à leur état embryonnaire , et les analogues des lobes optiques permanens des reptiles et des oiseaux. Les trois dernières classes sont , sous ce rapport , des embryons plus ou moins avancés de la classe des mammifères.
En conservant la forme lobulaire , les tubercules quadrijumeaux , chez les poissons , sont creusés d'un ventricule très-étendu; chez les mammifères , ces corps sont pleins et solides : trouverait- on , dans cette différence, une raison pour rejeter cette détermination? Nul doute , si on choisit pour terme de comparaison les mammifères adultes. Mais remontez , chez leurs embryons , dans la série des développemens de ces corps, vous les trouverez creux aussi longtemps qu'ils conserveront la forme lobulaire ; vous verrez cette forme et le ventricule intérieur persister chez les embryons du veau , du mouton, du cheval, du chat, du chien, du loup, du lièvre, du lapin, du cochon-d'inde , etc. , jusqu'au dernier temps de leur gestation , époque à
(i) PI. V,fig. ia6, n"5.
(2) PI, V, ûg. 1:^2, n° 5.
(5) PL V,fig. 125, n° 7.
(4) PI. V, 6g. 120., n' 5.
(5) PI. I,C^. i3,n">5;fig. i4,n"5;fig. 17,11^5.
1 gS ANATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU ,
laquelle leur cavité interne est oblitérée par la déposition des couches grises dans leur intérieur. Si les tubercules quadri jumeaux des mammifères s*arrêtent dans leur développement, si le sillon transversal qui leur donne leur caractère classique , vient à manquer , ces tubercules restent lobtdaires et creux comme chez les poissons ( i ) : ils conservent les mêmes formes , dans les cas où deux cervelets sont réunis dans un seul encéphale. La persistance du ventricule intérieur des tubercules quadrijumeaux est donc une conséquence de la permanence de 'leur forme lobulaire dans toutes les classes ; de là vient que , chez les oiseaux adultes , malgré leur déplacement, les tubercules quadrijumeaux sont toujours creux , ainsi qu on peut le voir sur l'autruche (2) , le perroquet (5) , la bondrée (4) ; sur Faîgle (5), la cigogne (6), le roitelet {7) et l'hirondelle (8). Les reptiles, qui se rapprochent beaucoup plus des poissons que les ciseaux , ont , toutes choses d'ailleurs égales , le ventricule des tubercules quadrijumeaux plus étendu; il égale presque celui des poissons chez le
(1) PI. ï, Ôg. 52, no fi.
(2) PI. IIÎ, fig. 83 5 n° i5.
(5) PI. m, fig. 86, n-^ 5.
(4) PI. IV, fig. 91, n"4.
(5) PI. IV, fig. 101, nVf.
(6) PI. IV, fig. 304, n" 7.
(7) PI. IV, fig. 107, n^S.
(8) PI. IV, fig. ^,n^ 3.
caméléon , le crocodile , la grenouille ( i ) , la tortue de mer (2). Quelle que soit l'étendue du ventricule des tubercules quadrijumcaux , chez le merlan (3) , le brochet (4) , Tanguille (5), la morue (6) , le congre (7) , le gronau (8) , le gadus œglefmus (9) , le lopliius piscatorius (10), la tanche (1 1), le turbot (12), la perche (iS), la raie (i4)î ^^ tous les poissons en général , ce caractère leur est donc commun avec les reptiles, les oiseaux et les embryons des mammifères. Sous ce rapport encore, les trois classes inférieures sont donc des embryons plus ou moins avancés de la classe des mammifères.
Cela posé , cherchons un caractère général dans toutes ces classes , qui donne à la détermination
(1) PL V, fig. i54, n" 5.
(2) PI. V, fig. 121, n°2.
(5) PI. VII, fig. 193, n°4et5.
(4) PI. VII, fig. 172, n° 5 et 4.
(5) PL VII, i5g.'i67, n°5,
(6) PL VII, fig. 166, n° 9 et 10.
(7) PL VII, fig. 167, n° 2 et 3.
(8) PL VII, fig. 157, n" 5.
(9) PL TU, fig. 181, ir5, 4 et 5.
(10) PL VII, fig. 180, n°5, 11 et 12.
(11) PL VII, fig. 187, n° 4 et 5.
(12) PL VII, fig. 191,0° 5.
(i5) PL VI, fig. 143, n°3et4.
(14) PI. VII, fig. i53,n«'6et7.
du cervelet ( i ) et des tubercules quadrijumeaux (2), chez les poissons, une certitude irrécusable : je le trouve, ce caractère, dans l'insertion de la quatrième paire de nerfs. Le principe de Yinsertion^ si fécond en résultats positifs dans la botanique , celui des connexions , si heureusement imaginé par nilustre auteur de la Philosophie anatomiquej M. Geoffroy Saint-Hilaire , trouvent ici une de leurs plus belles applications. Quel que soit l'animal dont vous examiniez l'encéphale , vous verrez toujours la quatrième paire de nerfs , lorsqu'elle existe , se venir placer sur la ligne de démarcation qui sépare le cervelet des tubercules quadrijumeaux : on n'a pas trouvé d'exception à ce principe chez les mammifères ; il n'en existe également pas chez les l'eptiles, ainsi que le prouve un coup-d'œil jeté sur l'encéphale des tortues de terre (3) et de mer (4), sur celui du caméléon (5) , du cx^ocodile (6) , des vipères (7) et des lézards (8).
(1) PI I,fig, 1.3, ^"^6.
(2) PI. îjiSg. 15, n"7.
(5) PL V, fîg. 125. 1^7,
(4) PI. Y, fig. 120, n° 4. ,
(5) PI. V, % 111, n-5.
(6) PL V, Ûg. u6, n°5.
(7) PL Y, fig. 126, rrg; fig. iSa, n°4; fi-. i35, n' 4 ;
fig. i54, nVj.
(8) PL V, fig. fîo.ïi^S.
Constamment aussi , chez les oiseaux , le cervelet et les tubercules quadrijumeaux sont séparés par la quatrième paire nerveuse. Considérez l'encéphale de la poule , du faisan doré , du faisan argenté j de la perdrix , du pigeon , de Foie , de la bernache, du dindon, vous verrez, comme chez le perroquet d'Afrique (i) et le casoar (2) , la quatrième paire de nerfs venir s'implanter sur la lame médullaire blanchâtre qui est interposée entre ces tubercules et le cervelet. De même que chez les mammifères, les reptiles et les oiseaux, la quatrième paire vient se placer , chez les poissons (5) , entre le cervelet , qui est en arrière (4) 5 et les tubercules quadrijumeaux (5), qui lui sont antérieurs; on peut très-bien voir cette insertion sur l'encéphale du gadus œglefinus^ placé sur sa face latérale (6), et sur celui de la raie coliart^ dont on a déployé le cervelet en le renversant en arrière pour mettre à nu l'insertion de ce nerf (7). Cette disposition est on ne peut plus évidente aussi chez le requin (8) (squalus carcharias) ; elle sépare le cervelet, si développé chez ce poisson, des tuber-
PI