II.. I
(i)PI. VI,fîg. i5g,n'' 1, 1, 4 et 5.
(2) R VI , fig. 159, 1^5.
(5) PI. V,fig. 11/4.
(4) tl. V, fijr. 114, n'-
(5) PI. V,fig. 1,4, n- 8.
(6) PI. VI, fig. i38, n"5, 3, 4 et 4-
Mais nonobstant toutes nos preuves déduites de la position et des rapports de ce que nous avons considéré jusqu'à présent comme le cervelet chez les poissons , on pourrait dire encore : nous ne reconnaissons pas en lui l'analogue de l'organe qu'on désigne ainsi chez les mammifères et les oiseaux ; nous voyons des feuillets séparés ( i ) , roulés sur eux-mêmes et formant des bords plus ou moins relevés sur les côtés du quatrième ventricule (2) , ou placés transversalement sur son fond (3). Vous nous montrez un corps triangulaire flottant sur cette dernière cavité, isolé le plus souvent de ces feuillets (4), et se portant quelquefois, par l'addition d'une nouvelle partie, sur les tubercules quadrijumeaux ? Est-ce là un organe impair, comme chez les oiseaux et les mammifères? Apercevez-vous, sur ces languettes triangulaires (5) , la trace des sillons transversaux qui sont le caractère distinctif de cet organe dans ces deux classes ? Pouvez-vous , sans ce caractère , assurer positivement que c'est bien là le cervelet des poissons (6) ?
(i) PI. VI, fig. i4o,n<^ 5.
(2) PI. VI, fig. i52, n" 10 et 11.
(3) PI. XI, fig. 228, n°2.
(4) PI. VII, fig. i55, n° 5; fig. iG3, n'-e.
(5) PI. VII , fig. 169, n<^ 2 ; fig. 184 , n« 2 ; fig. 191 , n« 2 ; fjg. i85, n" 4.
(6) Je ne fais que répéter les objections qui sont dans les auteurs , objections qui ont été reproduit«?s par divers ana-
Donnons notre dernière preuve : avec ces feuillets restiformes isolés , avec cette languette triangulaire, détachée, flottante et lisse, superposée sur le quatrième ventricule ou sur les lobes optiques (tubercules quadri jumeaux); faisons, comme chez les oiseaux et les mammifères , cet organe impair et unique ; montrons un cervelet chez les poissons pourvus de ces caractères , et sillonné de plus par un grand nombre de rainures transversales , ainsi qu'on l'observe dans les deux classes supérieures. Ce sera le complément de tous nos raisonnemens , de tous nos rapports anatomiques, de toutes nos analogies ; car nous aurons une identité absolue dans les deux organes que Ton compare chez les poissons , les mammifères et les oiseaux. Les squales vont nous fournir cette démonstration rigoureuse.
Considérez cet organe chez l'aiguillât ( squalus acant/iias ) : vous trouvez, il est vrai, les deux cordons restiformes (i) libres en bas, formant les i^eborda festonnés du quatrième ventricule (2) ; vous trouvez aussi la languette médiane isolée (5) par sa partie inférieure , et détachée en cet endroit des feuillets restiformes (4) : mais si vous les exa-
tomisles à l'occasion de mes déterminations, connues depuis quelques années par le be.iu rapport de M. le baron Cuvier,
(1) PI. XII, f]g. 256, B.
(2) PI. XII,rig. 236, X.
(3) V\. XII, fig. 206, C.
(4) PI. XII, fjg. 256, B. C.
minez à leur partie supérieure ( i ) , vous rencontrez les feuillets restiformes réunis au corps médian (2), formant en cet endroit un corps unique (3) , et tendant à produire un organe impair comme chez les oiseaux (4). Que manque-t-il au cervelet de ce squale pour représenter exactement celui des classes supérieures ? Si le corps médian (5) , qui n'est réuni que dans sa partie supérieure (6) , se confondait dans toute son étendue avec les feuillets restiformes (7) ; si la rainure médiane (8) qui divise encore cet organe en deux parties symétriques (9) , disparaissait ; si , au lieu de rester uni et lisse comme chez les poissons osseux (10), des sillons transversaux nombreux en divisaient la superficie , n'aurions-nous pas l'organe impair des mammifères et des oiseaux, avec sa forme, sa position et tous ses rapports ? Or , tout ce qui manque à l'aiguillât pour nous offrir cette identité parfaite , se trouve rigoureusement dans le cervelet du requin ( squalus carcliarias ). Chez ce squale, nous
(1) PI. Xir,fig. 236, X.
(2) PL XII,fig. 236, ex.
(4) PI. XII, fig. 236, D. C. X.
(5) PI. XII, fig. 256, D. C.
(6) PL XII, fig. 236, C. X,
(7) PL XII, fîg. 236, B.
(8) PLXII,rig. 236, Y.
(9)P1. XII,fig. 256, Y. C.
(10) PL VII, fig. i63, ir6ct 12:
n avons plus de feuillets restiformes isolés , comme chez la lamproie (i) , l'esturgeon (2) , la raie bouclée (3) , la raie ronce (4) ; plus de languette médiane superposée sur le quatrième ventricule , de même que chez la perche (5), le brochet (6), le merlan (7), le trigle (8), le turbot (9), le congre ( 10), l'aigrefin (11), et en général chez tous les poissons osseux; plus de corps médian formant un trapèze (12), comme chez la raie ronce , isolé de toutes parts ou réuni en partie comme chez l'aiguillât ( 1 3) . Toutes ces parties se sont confondues , comme chez les mammifères et les oiseaux ; elles ont formé un organe impair unique , n'offrant plus les traces de la symétrie que nous avaient ofTerte les autres poissons cartilagineux. Gomme celui des oiseaux ( 1 4) et des rongeurs (i5) , le cervelet du requin ( sq. car-
(1) PI. XI, 6g. 2a4, n° a.
(2) PI. XII , fiç. 253 , n° 5.
(3) PI. VI, fig. i52, n° 10 et II.
(4) PI. VI, fig i38, n»4bis.
(5) PI. I, fig. i4, n^a.
(6) PL I, fig. i3, n*i et 3.
(7) PI. I, fig. 17, n''4.
(8) PI. VII, fig. i55, n" 5.
(9) PI. VII, fig. 191,11" 2.
(10) PI. VII, flg. 168, n'-S.
(11) PL VII, fig. 184, n° 2.
(12) PL VI, fig. i38, n"3,r»,4et4.
(i5) PL XII j fig. 236, D. C. Y.
(i4) Pî. IV,fig. 89,n"7- (lo) PL IX, fig. 2i5. C. D. D.
ENCEPHALE DES POISSONS. 20l)
charias ) ( i ) est impair , d'une forme sphérique ; les extrémités (2) sont moins larges que le centre (3) : sa superficie est divisée par sept , huit ou neuf (4) sillons transversaux; sa partie postérieure se prolonge sur le quatrième ventricule (5) et le recouvre ; sa partie antérieure se porte sur les tubercules quadrijumeaux (6) , qui n'en sont pas entièrement recouverts, comme on l'observe sur l'embryon humain du cinquième mois (7) , sur celui du veau et du cheval de la même époque , sur Tembryon du lapin du vingtième au vingtcinquième jour (8) , sur les didelphes aux diverses époques de IdUr formation , et même dans l'état adulte, ainsi que chez les chauve-souris. Par ce mouvement de progression sur les tubercules quadrijumeaux, il tend, chez le requin, â se rapprocher de la partie postérieure des lobes cérébraux (9) , ainsi qu'on le remarque chez tous les embryons des mammifères et des oiseaux aux diverses époques de leur formation , et chez les didelphes et les chauve-souris dans leur état adulte. Le cervelet du
(1) PI. YI, flg. i42,Q'*6,6et6.
(2) PI. VI, flg. 142, ce.
(3) PI. YI,fig. 143, n°6.
(4) PI. VI,fig. 142, n^6, C. C.
(5) PI. IV, flg. 142, n°6et 4.
(6) PI VI, ûg. 142, C.
(7) PI. II, ûg. 58, 1^2 et 5.
(8) Pi. II, flg 55, j6, ir 4, (),, 5 et 5.
(9) PI. VI, ùg. 142, n- i5.
requin ( squalus car chaînas ) est donc identiquement le même que celui des oiseaux et des mammifères. Cette rigoureuse analogie donne à la détermination du cervelet, dans cette classe, une certitude qui nous paraît ne pouvoir plus être contestée.
En avant du cervelet, on trouve la quatrième paire de nerfs, chez la lamproie, l'esturgeon, la raie ronce (i), l aiguillât, la roussette (2) [squalus catulus) , l'ange (3) et le requin (4) [squalus carcharias). Ce nerf vient s'implanter, comme dans les autres classes, entre le cervelet et les lobes optiques ( tubercules quadrijumeaftix ).
Les lobes optiques sont donc en avant de ce nerf (5). Très-peu développés chez la lamproie (6) , ils augmentent de volume chez l'esturgeon (7) , deviennent ovalaires chez les raies (8) , ont plus de volume en avant (9) qu'en arrière (10) ; ils conservent la même forme et la même étendue chez l'ai-
(1) PL VI,fig. i38, n°6;fig. 139, n° 2 et 6.
(2) PI. XII, fîg. 256, n''4,
(3) PI. XII, fig. 237, n^e.
(4) PI. VI, fig. 142,11" 11.
(5) PI. VI, fig. 139, n° 5.
(6) PI. XI, fig. 224, n''4-
(7) PI. XII, fig. 235, F.
(8) PI. VI, fig. 139, n° 3; fig. i58, n" 7.
(9) PI. VI, fig. 109, i)'5.
fio) Ibid.
ENCEPHALE DES POISSONS. sSy
guillat (i), l'ange (2) et le requin (3) : leur détermination est la même que celle des poissons osseux , aucun doute ne peut s'élever à ce sujet. Mais de nouvelles difficultés nous attendent en avant des lobes optiques ( tubercules quadri jumeaux ).
Les lobes cérébraux qui suivent chez les poissons osseux les lobes optiques ( tubercules quadrijumeaux ) , ont tellement changé de forme chez les cartilagineux , qu'il faut toute la certitude de nos principes pour les reconnaître et ne pas se méprendre, d'autant plus que quelquefois de nouveaux tubercules viennent s'interposer entre eux et compliquer encore le problème, déjà si difficile. Tantôt ces lobes sont doubles (4), comme chez les poissons osseux (5) , et se rapprochent plus ou moins de la forme sphérique (6); d'autres fois, ce n'est qu'une masse aplatie (7) , ayant la forme d'un quadrilatère irrégulier, profondément divisé par un sillon médian (8) en deux parties symétriques ; ailleurs , ce sillon est plus large (9) , les deux lobes paraissent
(1) PL XII, Dg. a36, E.
(a) PI. XII,fig. a37, E.
(5) PI. Vljfif. 142, n» 13; ftg, 141, n'6. (4) PI. XII, fîg. 255, H. K.
(5)P1. VII,fig. i55, n''7.
(6) PI. XII, Ûg. 235, H.
(7)PI. VI,fig. i4o,uM5.
(8) PI. VI, % 140, n» 14.
(9)Pl.VI,fig. i52,B.
plus isolés (i), leur superficie est bosselée (2); d'autres fois enfin , il n'existe qu'un seul lobe , massif, ovoïde (3) , divisé en avant par un sillou transversal (4) , et par un très-petit raphé médian ( 5 ) , qui lui donnel'aspect des tubercules quadrijumcaux des mammifères. G 'est au milieu de ces transformations variées qu'il faut reconnaître les hémisphères cérébraux des poissons cartilagineux.
La chose n'est pas difficile chez l'esturgeon (6). Les lobes cérébraux sont séparés l'un de l'autre par un sillon profond (^) ; ils présentent à leur partie interne (8) tantôt un, tantôt deux renflemens ; ils suivent immédiatement les lobes optiques ( tubercules quadrijumcaux ) (9) , Qt entre eux et ces derniers lobes on aperçoit la glande pinéale ( 1 o) qui, comme nous l'avons déjà prouvé, sert de point de ralliement à nos déterminations. Chez la raie bouclée ( 1 1 ) , les lobes cérébraux (12) suc-
(i)Pl. VI,fig. i52,B.
(2) PL VI, fig. 140, n° i5 et 14.
(3) PI. VI, fig. 142, n°i4et 19.
(4) PI. VI, fig. i4'2, n°i5, (5)PI. Vl,fig. 142, n° i3.
(6) PI. XII, ùg. 235, H. R.
(7) PI. XII, fig. 235, M.
(8) PI. XII, fig. 235, L.
(9) PI. XII, fig. 235, F
(10) PI. XII, fig. 235, G.
(n) PI. VI, fig. i52, A. B.
(la)Pl. VI, fig. i52.
ENCÉPHALE DES POISSONS. 23g
cèdent immédiatement aux lobes optiques ( tubercules quadrijumeaux ) , ainsi que chez les poissons osseux; ils sont aplatis en haut (i) et en bas (2) , divisés par un sillon médian (3) , qui de Tune des faces se porte sur l'autre (4). Chez le requin (5) , on ne trouve qu'un lobe unique ; il est placé immédiatement en avant des lobes optiques (6). Sa forme est celle d'un ovoïde (^) plus étroit en arrière qu'en avant (8);. sa face supérieure offre en arrière une petite échancrure sur sa partie moyenne (9) ; cette échancrure se continue par un petit raphé sur la ligne médiane (10); ce raphé est coupé dans le quart antérieur du lobe (11) par un sillon transversal ; en avant du sillon , le lobe est plus bombé (12) , et mieux divisé (i3) en deux parties, à cause de la profondeur de la rainure médiane (i4)-
(1) PI. VI, fig. i52, A. B.
(2) PI. VI, fig. 146, D,
(3) PI. VI,fig. i52,B.
(4)P1. VI,ûg. i48,C.
(5) PI. VI,fig. 142, n" 14 et i5.
(6) PI. VI,fig, 142, n» 12.
(7) PI VI, fig. 142,11» 14, i5, 17 et 19.
(8) PI. VI, ûg. 142, n°i3 et 17.
(9) PI. VI, fig. 142, n° i3.
(10) PI. VI, fig. i4a, n° i5.
(11) PI. VI, fig. 142, n° i5 1>is.
(12) Ph VI, ûg. 142, n*" 19.
(i3) PI. VI, fig. 142, nM7.
(i4) PI. VI, fig. 142, n" 17 et 19.
24o ANATOMIE COMPARÉlî DU CERVEAU ,
Chez la raie ronce ( i ) les hémisphères cérébraux sont tout-à-fait semblables en haut (2) et en bas , en avant (5) et en arrière , à ceux de la raie bouclée; mais ils en diffèrent par la position. Chez la raie bouclée (4) , les hémisphères succèdent immédiatement aux tubercules quadrijumeaux (5); chez la raie ronce (6) , on trouve entre ces deux parties (7), deux petits tubercules (8) qui les séparent , et entre lesquels on distingue une petite dépression. L'aiguillât (9) est dans le même cas que la raie ronce; ses hémisphères cérébraux (10) sont identiques à ceux de la raie bouclée (1 1 ) , aux rapports près ; car entre eux et les lobes optiques on aperçoit aussi deux pédoncules {12) qui leur servent en quelque sorte de moyen d'union. Qu'est-ce que ces nouveaux tubercules? Leur position, leur forme et leurs rapports correspondent aux pédoncules cérébraux à leur sortie des lobes optiques ( 1 3) ,
(1) V\. VI,fig.. i58.
(2) PI. VI,6gi i58, n» 11 et i3.
(3) PI. YI,Og. i38, n'' 14.
(4) PI. VI,fig. i52,A. B.
(5) PI. VI, 6^ i52, n"7et6.
(6) PI. VI, 6g. i58, n'' i3 et 14.
(7) PL VI,fig. i38,n° 7.
(8) PI. VI, fig, i38, n°9.
(9) PI. XII, Ôg. 236, F. G.
(10) PI. XII, fig. 256, G.
(11) PI. VI, fig. i52, A. B.
(i3) PI. XII, fig. 206, F.
(i3) PI. XII, fig. a36, E. F.
KNCÉPHAtK DES POISSONS. Stl^l
Dans cette supposition , nous pourrions les considérer comme les premiers rudimens de la couche optique (i), qui seraient venus s'interposer entre les lobes optiques (s) et les hémisphères cérébraux (3). Chez l'aiguillât (4) et la raie ronce (5), cette détermination acquerrait tous les caractères d'une certitude anatomique , si nous trouvions chez ces poissons la glande pinéale , si nous rencontrions à cette glande les pédicules antérieurs , et si ces pédicules venaient s'implanter sur ces corps, comme cela a lieu chez les reptiles, les mammifères et les oiseaux. Je n'ai pu découvrir cette glande , et conséquemment ses pédoncules , ni chez la raie, ni chez ce squale; mais chez la lamproie , dont l'encéphale offre , sous ce rapport , la même composition que celui de la raie ronce et de la petite roussette , j'ai acquis la certitude de ce fait , et reconnu l'analogie de ces tubercules avec les couches optiques des classes supérieures.
Quelque petit que soit l'encéphale de la lamproie, ses hémisphères cérébraux (6) offrent des formes mieux arrêtées et plus rapprochées des autres classes que celui des autres poissons cartilagi-
(i) PI. XII, fig. 256, F. (2) PI. XII, fig. 256, E.
(5) PI. XII, fig. 256, G. H.
(4) PI. XII, fig, 256, F.
(5) PI. VI, fig. iSS^n-g.
(6) PI. XI, fig. 224, n'^y.
lieux : ils sont doubles, l'un étantà droite ( i ) , l'autre à gauche (2). Réunis en arrière par une petite lame de matière grise , leur forme est celle d'un ovoïde , plus large en arrière (5) qu'en devant (4). Us ne suivent pas immédiatement les lobes optiques (5) ; entre ces derniers lobes et les hémisphères (6) , on trouve les petits tubercules (7) que nous avons rencontrés chez l'aiguillât (8) et la raie ronce (9). Sur le plateau de ces pédoncules (10) on aperçoit la glande pinéale (i 1).
Celle-ci est placée immédiatement en arrière des lobes (12), superposée aux pédoncules cérébraux ( 1 3) et aux petits renflemens des couches optiques (i4)- Elle adhère à ceuï-ci par deux petits pédoncules (i5) , l'un droit , l'autre gauche. Si on
(i)PL XI,fig. 224, n'' 7.
(2) PI. XI, fig. 224, n° 8.
(5) PI. XI, fig. 224, n°6.
(4) PI. XI, fig. 224, n- 7.
(5) PI. XI, fig. 224, n° 4; fig. 228, n-^ 3.
(6) PI. XI, fig 224, n"; et 8.
(7) PI. XI, fig. 228, n°4.
(8) PI. XII, fig. 256, F.
(9) PL YI, fig. 138,0» 9.
(10) PI. XI, fig. 228, n<'4.
(11) PI. XI, fig. 228, n° 5ct6;fig. 224. n° 6.
(12) PI. XI, fig. 224, n°6.
(i5) PI. XI, fig. 224, n°5.
(i4) Ibidem.
(i5) PI. XI, fig. 258, n"5.
renverse la glande pinéale en avant , après avoir enlevé les hémisphères cérébraux ( i ) , on trouve la glande pinéale suspendue par ses pédoncules , aux petites couches optiques (2) , de la même manière qu'on l'observe chez les oiseaux et les mammifères (3), Or , dans ces deux classes , les pédoncules de la glande pinéale correspondent toujours à la couche optique. L'existence de cette glande et l'insertion de ses pédoncules chez les poissons , ne permettent donc pas de récuser l'analogie que nous établissons entre les petits renflemens de la raie ronce (4) , de l'aiguillât (5) et de la lamproie (6) , et les pédoncules cérébraux et les couches optiques des mammifères et des oiseaux , puisque ces petits renflemens ont la même forme , la même position , les mêmes rapports et les mêmes connexions , soit avec la glande pinéale , soit avec ses dépendances.
(1) PI. \I, fig. 258, n''4, 5 et 6.
(2) PI. XI, f\g. 258, n''4.
(3) Pour mettre à découvert la glande pinéale, il faut placer l'encéphale dans l'eau distillée , le laisser séjourner quelques heures, et agiter de temps en temps le liquide ; la glande pinéale se dégage alors du réseau celluleux et vasculaire au milieu duquel elle est enchâssée. Sans cette précaution, les pédoncules, qui l'unissent au plateau de la couche optique, sont si déliés et si peu adhérens , qu'ils se rompent par la traction la plus légère.
(4)P1. VII,fig. i38, no 9.
(5) PI. XII, fig. 256, F.
(6) PI. XI, fig. 228, n" 4.
L'encéphale des chondroptérygiens est donc ainsi ramené à celui des poissons osseux . moins le lobule olfactif, qu'il nous reste encore à déterminer. Pour cela , nous rappellerons la différence que ce lobule présente chez les reptiles ; nous ferons observer que dans cette classe , tantôt ce lobule suit immédiatement les hémisphères cérébraux , comme chez la tortue franche ( i ) ; tantôt , au contraire , ce lobule en est plus ou moins éloigné, et alors il communique avec les lobes cérébraux par un pédicule plus ou moins étendu , selon la distance à laquelle il en est placé , comme on le remarque chez les vipères (2) , l'orvet (3) , les lézards (4), et même la tortue grecque , chez laquelle il est trèsexigu (5) : or, sous ce rapport , les poissons sont dans des conditions semblables aux reptiles ; chez certains poissons osseux , le lobule olfactif suit immédiatement les lobes cérébraux , et leur est en quelque sorte adossé, ainsi que nous Tavons observe chez le trigle (6), le congre (7) et l'anguille vulgaire (8). Le lobule est alors dans une position
(i) PI. V, fig. 122, n° 16.
(2) PI. V, fig. 128, n° 8 et 9.
(5) PI. V, fig. 10g, n°8et9.
(4) PI. V, fig. 110, n° 11 et 12.
(5) PI. V, fig. 125, n° 11 et 12.
(6) PI. VU, fig. i55, n°8.
(7) PI. VU, fig. 16;, n°7.
(8) PI. Vn, fig. 190, n^5.
analogue à colle qu'il occupe chez la grenouille ( i ) et la tortue franche (a). Chez les poissons cartilagineux , ce lobule étant, comme chez les autres reptiles, placé à une certaine distance des hémisphères cérébraux (5) , un pédicule plus ou moins fort les réunit (4). Ce pédicule est lui-même plus ou moins étendu , selon que l'intervalle qui le sépare des hémisphères est plus ou moins grand.
Chez la lamproie, le lobule olfactif (5) est peu éloigné des hémisphères cérébraux (6) : le pédicule qui les réunit l'un à l'autre est très-court ; il est très-court et très-gros chez le requin (7), dont le lobule olfactif est énorme (8) : chacun d'eux (9) égale presque le volume du lobe cérébral (10). Chez la raie bouclée (11) , le pédicule est plus grêle ( 1 2) et plus allongé; chez la raie ronce ( 1 5) , les lobules olfactifs (i4) étant placés loin des hémi-
(1) PI. I,fîg. 16,11" 5.
(2) PI. V, fig. 122, ir 16.
(5) PI. VI, fig. 142, n» 18.
• (4) PI. VI, fig. 142, n° 16.
(5) PI. XI, fig. 224, in.
(6) PI. XI, fig. 224, n^y et 8.
(7) PI. VI, fig. 142, n° 16.
(8) PI. VI, fig. 142,11' 18.
(9) PI. VI, fig. 142, n° 18 et 18.
(10) PI. VI, fig. 142, 11° 14, i5et 19,
(11) PL VI, fig. i52,n°9.
(12) PI. VI, fig. 148, n"2i.
(i3) PI. VI, fig. 138,11" 16, i5et 17. (14) PI. VI, fig. i58, n" 1;.
2l^6 AIÎATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU,
sphères (i) ,1e pédicule intermédiaire (2) est long et grêle. Ces remarques peuvent être appliquées à l'esturgeon , à l'aiguillât ( squalus acantias ) , et à Fange [squalus sguatina). Ainsi, les chondroptérygiens correspondent, d'une part, aux poissons osseux à six lobes cérébraux ; de l'autre , aux reptiles dont le lobule olfactif est pédicule , à cause de son éloignement des hémisphères cérébraux. Telle est la détermination an atomique des élémens de l'encéphale des poissons : le cervelet , les tubercules quadrijumeaux ou leurs analogues, les lobes optiques , les lobes cérébraux et les lobules olfactifs étant connus , la distinction des parties qui occupent la baSe de l'organe en découle nécessairement 11 n'est pas possible de méconnaître les pyramides (5) , les olives ou les cordons aplatis qui leur correspondent (4), le corps restiforme (5), les pyramides postérieures (6), Fanalogie des nerfs qui s'implantent sur la moelle allongée (7) , sur les^ pédoncules cérébraux (8), ou qui dérivent des lobes
(1) FI. VI,fig. i38, n° i5 et 14.
(2) PI. VI, fig. i38, n° i5.
(5) PI. VII, fig. 167, n" 2; r»g. 162, B.; fig. 174, n° 2; pi. VI, fig. 148, A.
(4) PI. VII, ffg. i57, n" 1; lig. 162, A.; fig. 164, n" 2; fig. 176, B.
. (5) PL VII, fig. 161, B.
(6j PI. VII, fig. 161, A.
(7) PI. VI, fig. 14S et )44; PI. VII, fig. 162 et 164.
(8) PL VI, fig. 148, n" 7; fig. 142,11" 11.
optiques (i). Une seule difficulté se présente sur cette base (2) , c'est la connaissance des corps situés en arrière de la jonction du nerf optique. Qu'estce que ce corps ? â quelle partie correspond - il dans l'encéphale des autres classes? Est-ce, comme on l'a dit , les tubercules mamillaires de l'homme qui, ayant déjà disparu chez les singes , les cétacés, le phoque , chez tous les mammifères , chez tous les oiseaux , chez tous les reptiles , sont reproduits dans l'encéphale des poissons, si descendu dans l'échelle animale ? Si cela était , quelle bizarrerie ! quelle singularité 1 Mais il n'y a de singulier et de bizarre que l'opinion des anatomistes à cet égard. Ce corps est une dépendance du nerf optique , il en suit les diverses modifications ; il a son analogue chez l'homme, non dans les tubercules mamillaires qui ne se trouvent que chez lui, mais bien dans la matière grise placée derrière la jonction des nerfs de la vision. Cette matière , aplatie chez l'homme , où ce nerf est peu développé , devient un tubercule plus ou moins volumineux chez les mammifères et les oiseaux , à mesure que le nerf optique prend de l'accroissement : chez les poissons ,. il est porté , comme ce nerf, au maximum de son
(i)Pl. VI, fig. i48,n-9;flg. i58, noio;^. i44,n»6; fig. 146, n° 7; fig. 167, n'ô; fig. 162, n" io;fig. 164, n° 12; fig. 183, n°6; fig. 184, n°5.
(2) P!. VII, fig. 157, n" 4 et 5; PI. VI, fig. 148, a" 12; PI. VII, fi^^ 164, n^9ct 10.
al^S ANATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU.
développement. Je ne fais qu'indiquer ici cette ànâ-logie , afin de ne rien laisser d'indéterminé dans l*encéphale des poissons : j 'en reproduirai les preuves dans la troisième partie, lorsque j'aurai établi ce point nouveau de l'encéphalotomiedes mammifères et des oiseaux.