NUE
(1) Treviranus (voy.. arch, génér. méd., t, 2, p. ic fait observer. avec
rie, c’est le défaut de substance grise dans la moelle épinière des poissons. « Une conséquence de l'hypothèse de Gall et Spurzheim, dit M. Serres (1), c’est que la matière grise doit toujours être proportionnée à la matière blanche; or, dans la moelle épinière, ce rapport, loin d’être constant, est au contraire inverse. Ainsi, à mesure que l’on descend chez les mammifères, des singes aux rongeurs, et de ceux-ci aux oiséaux, la matière blanche va en augmentant et la grise en diminuant. Chez tous les poissons, la prédominance de la matière blanche est plus prononcée encore, et sur plusieurs, à peine trouve-t-on dans la moëlle épinière, des vestiges de la matière grise. L’hypothèse de Gallet Spurzheim, en opposition manifeste avec les faits, n’est donc pas admissible. » Entre hypothèse dont il s’agit, et le fait anatomique sur lequel on Va établie, il n’y à pas l'opposition qu'y trouve M. Serres :
d’abord, il existe de la substance grise dans la moelle épinière des poissons, en plus grande quantité que M. Serres ne pa-
raît en admettre; ensuite, puisque les fibres de la moelle épinière de ces animaux sont longitudinales, me peuventelles pas provenir de la substance grise des ganglions encéphaliques, car ce qu'il faut à l'hypothèse de Gall et Spurzheim, ce n’est pas que les fibres blanches soient enveloppées de substance grise, mais qu’une de leurs extrémités plonge
dans cette substance. Eh bien, l'extrémité céphalique des fi-
bres de la moelle épinière des poissons, plonge dans la
substance grise des ganglions encéphaliques. M. Cruveilhier,
raison ; que la substance grise ne nourritipas la substance blanche, car-dit-il,
une’substance solide ne peut pas nourrir une autre substance solide. Il n’y a
pas en effet nutrition de l’une par l’autre, il y a seulement rapport de volume,
analogue à celui qui existe dans les muscles, éntre la fibretendineuse et la
fibre musculaire. | | (r) OpAbit, 1 1, pr 55%.
| DES POISSONS. | 151 également opposé aux idées de GalletSpurzheim sur ce point; prétend que « chez tous les poissons, la substance grise manque, en sorte que la moelle est canaliculée » (4). Mais le canal de la moelle peut exister avec la substance grise, il n'y a Jà aucune contradiction. Et c’est en effet ce qui a lieu, car la substance grise forme en quelque sorte les paroiïs du canal. À cette occasion, je ferai remarquer que ce qui à pu tromper M. Cruveilhier, et ce qui a trompé en effet plusieurs anatomistes, c’est le mode de coloration de la substance appelée substance grise. Cette coloration me semble une condition sécondaire de son existence; ce qui la distingue réellement, c’est sa forme granulée mise en opposition avec la forme constamment fibreuse de la substance blanche. Mais pour apercevoir les granules qui la composent, les yeux ne suffisent pas, il faut se servir du microscope; si l’on n’a pas recours à cet instrument, on méconnaît beaucoup de faits d’une grande importance, et les conclusions que l’on tire de ce qu’on a vu, courent le risque d’être bientôt renversées:
Revenons à la moelle épinière de l’anguille : j'ai dit que la portion étalée sur le compresseur, m'a fait voir qu'au niveau du sillon fulcral, il n’y a aucun entrecroisement; j'ai cherché plusparticulièrementsiun entrecroisementexisterait dons l’endroit correspondant aux pyramides de la moelle allongée, et je n’ai rien trouvé d'analôgue à ces pyramides. Il y a, comme je l'ai dit, un croisement des racines du nerf trifacial, mais rien autre chose. Au sillon spinal, pas d’entrecroisement non plus. Cela constaté, j'ai coupé une portion de moelle suivant sa longueur, et j'en ai placé une moitié sur le compresseur ; j'ai vu les racines fulcrales et les racines spinales entrer dans Ja moelle épinière, et se contintier avec les fibres de cette
(1) natomie descriptiPe, 4 vol, in-8. Paris, 1835, t xv, p, 600.
moelle ; je ne saurais dire si elles allaient aussi se rendre dans la substance granulée, je n’ai pas pu m'’assurer de ce fait, malgré toute l'attention que j'aie mise à le chercher.
J'ai vu se répéter sur l'anguille de mer (muræna conger) tous les faits observés sur l'anguille de rivière, seulement la moelle ayant trop d'épaisseur pour être placée entière sous la lentille, je l'ai fractionnée. Une portion de moelle épinière de Panguille dont il s’agit, mise sous la lentille, avec un grossissement de. seulement cinquante fois, et à peine aplatie, m'a fait voir de nombreux linéamens clairs sur un fond brun, sans articulation ou nodosité, parallèles et très longs, car je n'ai aperçu. la terminaison d'aucun d'eux. Alors, j'ai commencé IE compression, quelques points des fibres sont devenus blancs et se sont élargis; en comprimant davantage, les fibres se sont distendues, amincies en certains endroits, tandis que les élargissemens devenaient de plus en plus considérables; enfin, en Comprimant plus encore, une multitude de portions élargies se sont détachées des fibres, et se‘sont répandues çà et là dans la substance médullaire.
En aplatissant la substance'de la moelle, à l'aide du compresseur, les fibres restent dans une direction pärallèle, parce que. l'instrument agit sans aucune déviation à droite ou à gauche ; comme on n’a pas la même précision en comprimant avec les doigts, il arrive nécessairement alors que les fibres déviées au moment où on les comprime , prennent des directions très opposées. Il ne faut pas se laisser induire en erreur par cette apparence et croire que les fibres de la moelle aient une direction variable. Ces fibres marchent dans le même sens que la moelle, et il n’y à d’excéption à cette règle que pour les fibres qui, se détachant de la moellé, vont former les nerfs rachidiens. | Ce que je viens de dire concernant'la moelle épinière de
l'anguille, s’applique à la plupart des autres poissons que j'ai examinés ; tels que le rouget, l'able, le goujon , etc. J'ai parlé d’ une disposition particulière que présente la racine spinale de nerfs rachidiens de la carpe; je vais donner quelques explications à ce sujet. Si avec des ciseaux très fins, on coupe la moelle.épinière de la carpe, endeux moitiés, l’une spinale, l’autre fulcrale, et que l’on place ces parties ainsi séparées, entre les lames du compresseur, on voit après les avoir aplaties que la racine des nerfs, nese RP pas toutes de la même manière ; à l'endroit de leur jonction, les racines ful: crales se continuent directement avec les fibres longitudinales de Ia moelle, vers l'extrémité céphalique de laquelle ils se portent ; les racines spinales, au contraire, vont $e rendre dans un noyau de matière grise qui se trouve dans l'intérieur de la moelle. Ce noyau est un véritable ganglion ; il a la même structure que les ganglions auxquels Gall et Spurzheim ont donné le nom de ganglions de renforcement. Des fibres de la moelle, viennent en convergeant vers ce noyau; d’autres fibres en sortent pour former la, racine.spinale. La somme des fibres du nerf est plus considérable que celle des fibres venant de‘la moelle: ainsi, C'estsavec raison que l'on peut appeler ce noyau gris, ganglion de renforcement. Sa structure n’est pas fibreuse, "mais globuleuse. La plupart des racines Spinales sont simples etil n’y a pour elles qu’ un seul ganglion;
quelques-unes sont doubles , elles ont deux ganglions. Cette différence -@à le mode d'origine des racines spinales et des racines fulcrales de là moelle EPA est très importañte à connaître ; elle explique pourquoi les racines fulérales ont leurs fibres étalées à la surface de 14 moelle, tandis'que les racines spinales s’enfoncent dans un espèce dé sillon où elles rencontrent de la substance grise. La moelle épinière de l’homme offre cette disposition’une manière très marquée; les
racines postérieures des nerfs rachidiens pénètrent dans la moelle par un sillon au fond duquel s’avance la substance grise, tandis que les racines antérieures se répandent à la surface de cet organe.
La structure de l'encéphale est beaucoup plus compliquée que celle de la moelle épinière ; les nombreux ganglions dont il se compose méritent tous une mention spéciale, en raison des dispositions particulières qu'ils présentent. Je les ai examinés isolément et dans leur ensemble, et j'ai vu très nettement les dispositions que je vais indiquer. Je me suis surtout servi d’ablettes-et de goujons pour ce genre de recherches ; l'encéphale de ces animaux une fois enleyé avec précaution , je le séparais en deux Moitiés latérâles, et je plaçais une de ces moitiés sur le compresseur, ou bien j'enlevais une portion supérieure que j'examinais d'abord et,ensuite j'en faisais autant pour la partie inférieure. Avec un peu d'habitude, ces petites opérations deviennent très faciles et l’instruction que l'on en retire dédommage largement du soinsqu’elles exigent. J} |
J'ai dit avec M. Serres , que la moelle épinière des poissons se compose de quatre faisceaux fibreux dont la réunion forme un canal situé dans l’intérieur de cet organe. À l'extrémité céphalique de la moelle , les deux faisceaux spinaux supérieurs s'écartent les uns. des autres et de leur écartement résulte le quatrième ventricule dont le fond est formée par les faisceaux fulcraux. Les faisceaux spinaux qui ne sontautre chose que les pyramides postérieures, et les corps restiformes vont ensemble se rendre dans les ganglions postérieurs de la moelle et dans le cervelet, tandis que les faisceaux fulcraux
(DES POISSONS. 185 se prolongent directement en avant et sans se croiser, jusqu’à la pointe antérieure de l’encéphale : et s'épanouissent dans les lobes. optiques, les tubercules quadrijumeaux, les lobes inférieurs , les lobes cérébraux et les lobes olfactifs. Les fibres qui entrent dans les tubercules postérieurs du cervelet s’y étalent ou se perdent dans la substance. granulée dont ces organes sont en partie formés. Il en est de même de la plus grande partie des fibres du corps restiforme qui entrent dans le cervelet; cependant, quelques-unes de ces dernières dirigées vers la partie médiane de l'organe, s’unissent aux fibres correspondantes du côté opposé,. formant ainsi une sorte de pont au quatrième ventricule. Telle est la terminaison antérieure ou céphalique des fibres de la moelle épinière qui composent les faisceaux spinaux; les fibres des faisceaux fulcraux vont aux lames optiques, aux tubercules quadrijumeaux, aux tubercules cérébraux, aux tubercules olfactifs et aux tubercules inférieurs. Commençons par ce qui concerne la lame optique : un gros faisceau se dirige en bas et en dehors de la lame optique, où il s’élargit un peu, püis rencontre une masse de substance granulée, un véritable ganglion (le corps strié) où,ses fibres échappent complètement à l'observateur ; mais au-delà de ce ganglion, on les retrouve suivant la même direction que le fais ééau primitif et s'épanouissant en un large éventail dans lequel'elles finissent par s’isoler les unes des autres. Cet éventail à été connu deFracassati, de Haller, de M. Gottsche, etc. qui lui donnentle nom de couronne radiante, ou rayonnée. L'isolement des fibres s'opère à la partie externe et supérieure de Ja lame optique. Les fibres y sont placées les unes à côté des autres, une lame membraneuse et vasculaire, située au-dessous d'elles, les tient réunies. Arrivées là, presque toutes. les fibres de lalame optique convergent vers deux points; l’un inférieur
186 STRUCTURE DE L'EÉNCÉPHALE
et externe ; itiéritré supérieur et interne , et y forment deux faisceaux qui se joignent tout-à-fait à la partie antérieure du lobe optique, et de la jonction desquels résulte le nerf optique. Ainsi les nerfs optiques sont en communication avec les'fibres de la moelle épinière, et il n’y à d'interruption apparente à cette communication que dans l’intérieur du ganlion; je dis interruption apparente, car les fibres qui yÿ Sont entrées divergentes , en sortent précisément dans la même direction, seulement plus divergentes. Toutefois , il m'est démontré que les fibres qui vont former le néré optique ne “viennent pas toutes de Ja moelle épinière, car le nerf optique a un volume d'environ le double du faisceau qui émane de la moelle, de façon que le ganglion placé à la partie inférieure de la lame optique est un” ‘ganglion de renforcement comme les ganglions spinaux dont il a été précédemment question. Pour bien voir cette disposition ; il faut couper l'encéphale d’un goujon, par exemple; "sur la ligne médiane, et en placer une moilié sur le compresseur ; un grossissement de cinquante diamètres suffit. és k
+ La lame optique présente encore un autre, ordre de fibres, “moins nombreuses que la précédente , mais non moins impor- | tntes à Connaître que ni observer. En décrivant les lobes optiques , ] ai ‘dit que celui de droite est uni à celui + gauche par une sorté de raphé. Si l'on enlève ce raphé en même temps qué*la partie supérieure dés lames optiques ‘auxquelles il sert de moyen d'union et qu'on l’examine au moyen du microscope , on y découvre des. fibres transvéèrses formant, dans cet endroit, une véritable comiissure. De cha- ‘que côté, ces fibres se continuent jusqu'au ganglion de Ia lame optique en croisant la direction des fibres qui vont au Si Optique:
ixAinsi malgré l'autorité de Haller étde Cuvier, malgréd’o-
pinion contraire des anatomistes , * parmi lesquels on doit excepter Camper, M. Carus et M. Gotische, il faut-admettre que les poissons ne sont pas dénués de corps calleux. M. Gottsche n’a pas connu l’origine des fibre$ du corps calleux; j'ai vu très distinctement qu'elles partent de la même source que les racines du nerf optique, c'ést-à-dire des pro
longemens fulcraux, à l’endroit où ils sortent du corps strié.
Pour récapituler ce que nous présente le lobe optique, je dirai que ce lobe ou plutôt que cétte lame estformée ,: - : 4
1° D'un pédoncule venant de la moelle épinière ; Ç
2° D'un ganglion de renforcement ;
3 De fibres qui, par leur réunion, constituent le nerf optique ; L'OARANRS
k° D'une commissure. |
Cherchons maintenant les parties correspondantes à :celles-ci dans les grands animaux. L’analogue du pédoncule est HOUPOUNE ; c’est le pédoncule cérébral; analogue du ganglion de renforcement, c’est le corps strié et la couche optique ; l’analogue de la commissure, c’est ‘le corps -calleux ; enfin, les fibres tree du nerf optique sont les mêmes dans les deux cas.
Au-dessous de la commissure cxistet une sh qui sépare d'avant en arrière la cavité que laissent au- tdrssous d'elles les lames optiques, c’est la cloison transparente et la voûte à trois où plutôt à quatre piliers. [4
Après avoir fourni le faisceau qui Ya aux cb tes quadrijumeaux et à la lame optique, le‘prolongement antérieur de la moelle épinière s’avance et se divise en autant de faisceaux secondaires qu'il y a de, .ganglions; ainsi un faisceau pour le ganglion inférieur, un autre pour le ganglion cérébral, un troisième ‘pour le ganglion olfactif, et un quatrième si ce ganglion olfactif est double. Dans chacun de ces gan-
glions, le faisceau fulcral se perd au milieu de la substince granulée dont ils sont en grande partie composés.
À l’occasion des lobes optiques, j'ai parlé de fibres transverses qui forment, pour ces lobes, une véritable commissure; la plupart des autres ganglions de l’encéphale des poissons Sont pourvus de fibres analogues. Toute la partie de la moelle sur laquelle sont implantés les tubercules des nerfs branchial, auditif, facial et trifacial, celle qui correspond à l'insertion du cervelet, sont traversées par des fibres qui vont d’un côté à l’autre, et qui croisantles fibres venues des corps restiformes et celles des pyramides postérieures, vont sé perdre dans la substance de chacun des ganglions. Le croisement que l’on voit dans cet endroit rappelle tout-à-fait celui qui a lieu dans la moelle allongée de l'homme, entre les fibres des pyramides et celles du cervelet. Cette commissure et celle des lobes optiques sont les seules dont les fibres soient isolées; toutes les autres, au nombre de quatre, sont réunies en cordon. Au centre .de l'aqueduc de Sylvius, en avant des tubercules quadrijumeaux, est une commissure , la commissure postérieure, qui va de l’un à l’autre ‘de ces tubercules; en avant de linfundibulum , une autre commissure visible comme la précédente, quand on a enlevé les lames optiques. Cette dernière, simple à sa partie moyenne, est double de chaque côté, c’est-à-dire qu’elle a à-peu-près la forme d’un X; l’une de ses extrémités, la supérieure, và du ganglion de la lame optique au centre du ganglion inférieur, et ainsi pour la seconde , de telle façon que cette commissure unit entre eux Île ganglion inférieur droit avec la lame optique gauche, et réciproquement. On ne distingue bien la commissure dont il s’agit qu’à l'aide du microscope, au moins pour ce qui regarde cette double origine. Les ganglions inférieurs ont une autre commissure que j'ai déjà décrite et qui existe en arrière de
l'endroit où se croisent les nerfs optiques. La dernière commissure dont j'ai également parlé, unit entre eux les deux ganglions cérébraux.
Le mode d’origine de ces commissures en forme de cordon est partout le même : au centre de tous les ganglions, il existe un point où se rendent les fibres de chaque faisceau fulcral, c’est de là que ces commissures prennent naissance, par un grand nombre de filets qui marchent parallèlement les uns aux autres ; C’est sous une autre forme, ce que jai indiqué pour les lames optiques.
Les nerfs encéphaliques naissent pour la plupart des ganglions;on a vu avec quelle facilité j'ai pu suivre les racines du nerf optique ; je n’ai pas réussi de même en recherchant l'origine des autres nerfs; ainsi dans les ganglions postérieurs du cervelet, j'ai vu entrer des fibres spinales et des fibres . transverses; j’en ai vu sortir les racinés des nérfs, mais je n'ai pu apercevoir de continuation, même indirecte, entre les unes et les autres. J’attachais cependant une grande importance à connaître la vérité sur ce fait, et‘ l’on comprend la raison de l'intérêt tout particulier que j'y prenais , si l'on se rappelle que les filets nerveux des animaux articulés ont une double origine, l’une par des fibres longitudinales, l’autre par des fibres transverses (v. pl. 1 le ganglion de la sangsue), tandis que des nerfs rachidiens des poissons viennent presque exclusivement du système des fibres longitudinales. Qu'est-ce qui remplace, pour les poissons, les fibres transverses des animaux articulés ? Ce ne peut être que les fibres transverses de la partie céphälique de la moelle ; mais ces fibres vont-elles dans les nerfs et ces nerfs ont-ils des fonctions différentes de ceux qui naissent des fibres longitudinales ?
La réunion de deux ordres de fibres dans un même nerf peut tenir à ce que, chez les articulés, il y a en quelque sorte
une. vie spéciale pour chaque anneau; et leur. séparation chez le$ poissons, à ce que les nerfs se dédoublent pour prendre les uns et les autres, des fonctions d’un ordre différent. | Malheureusement, je ne puis faire - dessus que des suppositions. |
M. Gotische en pattan des commissures de l'encéphale des poissons , ne peut s'empêcher de les comparer, comme l'avait déjà fait AL. Meckel, avec le pont de varole, et leur trouvant une parfaite analogie, car ce sont en effet des parties d’un même tout, il combat l'opinion des anatomistes qui regardent l'existence du pont de varole comme un des caractères de l’encéphale des mammifères. Si par pont de varole, il ne faut pas entendre seulement la réunion des fibres transverses qui fait saillie sur.les prolongemens céphaliques de la moelle épinière, l’'objection de M. Gottsche n’est pas fondée, car cette saillie existe chez les mammifères seulement ; siau contraire il faut y comprendre les fibres transverses qui s'entrecroisent avec les fibres de la moelle épinière pour former les lacis intérieursi-que lon voit en coupant ou mieux encore en raclant les fibres de ‘la moelle allongée , . M. Gotische a raison et je partage son avis. *
‘En récapitulant ce qui précède , concernant la structure des ganglions encéphaliques , nous trouvons pour chacun de ces ganglions un prolongement de la moelle épinière , pour chacun d’eux excepté les ganglions olfactifs, une commissure; pour les ganglions placés en arrière du cérvelet; pour les lobes optiques et les lobes olfactifs, des racines nerveuses, pour tous une substance granulée et des fibres. Je n’ai pu sui: vre de continuité entre les tubercules quadrijumeaux et les nerfs optiques, c'est pourquoi je n’en fais pas mention; je waipas vunon plus que les ganglions inférieurs fournissent des racines au nerf optique, comme Cuvier l’a avancé, mais j'ai
observé très distinctement et à plusieurs reprises une trainée de fibres se dirigeant du cervelét aux tubercules quadrijumeaux, disposition qui n'est pas autre chose que le processus cerebelliad testes. | |
Une différence importante qui existe entre les ganglions encéphaliques, différence indiquée par M. de Blainville (1); c'est que les uns servent d'origine à des nerfs, tandis que cest le contraire pour d'autres. En tête de ces. derniers , il faut placer le ganglion antérieur’ au Jobe optique, el que j'ai appelé ganglion cérébral; ensuite vient le ganglion inférieur, puis le cervelet, et peut-être dans lat même-catégorie faut-il placer les tubercules quadrijumeaux. M. de Blainville assure quelestubercules quadrijumeaux sont étrangers aux nerfs optiques : pour.ce qui Concerne les poissons , je suis dans le doute sur ce point; pour ce qui concerne les autres vertébrés et notamment les mammifères, il m’est bien démontré que les nerfs optiques étalent en. grande partie leurs racines sur les tubercules quadrijumeaux.
La substance blanche des ganglions, comme celle de la moelle rachidienne , est fibreuse ; la substance grise ou grisrosé est en grande partie vasculaire : cette dernière contient enoutre, et c’est là son caractère spécial , des granules en très grand nombre, granules qui dans le cervélet ; ; ont une apparence particulière. Je reviendrai ailleurs sur ces granules, je vais maintenant parler des fibres. ë.
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3. Diamètre et nature dés fibres du système, nerveur cérébro-spinal des poissons. :
Les” fbrels composant la substance blanche du système nerveux des poissons présentent des différences suivant
A L Thés
(1) 7: Hollard , Précis d'anatomie Ro: ou Tableau de l'organisa-
qu’elles appartiennent aux ganglions, à la moelle épinière où aux nerfs; elles ne sont pas même parfaitement semblables dans tous les nerfs. Plusieurs auteurs ont parlé du volume des fibres nerveuses, et ils en ont déterminé le diamètre: parmi les plus exacts, je citerai MM. Ehrenberg (4), Valentin (2), et Langenbeck (3). Des observations faites par ces anatomistes, il résulte que le diamètre des fibres nerveuses varie beaucoup, non-seulement d'une partie à l’autre, mais aussi dans la même partie. J’ai constaté ce fait et j’en ai cherché la cause. Pour examiner la substance nerveuse, on l’écrase entre deux verres; j'ai dit précédemment que, dans cette expérience, les fibres étaient tiraillées, aplaties, dilacérées, et par conséquent déformées. Quant aux nerfs, le procédé employé pour en étudier les fibres êst sujet à mbins d’inconvéniens. On place un petit filet nerveux sur une lame de verre, on cherche à en isoler les fibres au moyen de la pointe d’instrumens très acérés ; on ajoute une goutte d’eau, et ayant recouvert le tout avec une petite lame de verre, on le place sous la lentille du microscope. Il y a bien encore là une compression exercée sur les fibres nerveuses, mais elle est légère et d’ailleurs le névrilème $’oppose à ce que la substance nerveuse s'élargisse beaucoup. Aussi, les fibres des nerfs paraissent-elles plus régulières que celles de l’encéphale ou de la moelle rachidienne. |
Observées de cette manière, il arrive que les fibres de l'intérieur des ganglions encéphaliques et les fibres transverses de la partie supérieure de la moelle, sont toujours très petion considérée dans l'ensemble de la série animale, in-8e. Paris 1837 pe 567.
(x) Op. ct.
(2) Muller's, 4rch. 1834.
(3) Op.cit., p. 60.
Ê og, DES POISSONS. 195
= L uites ct presque rectiligness; que les fibres des commissures qui unissent les ganglions cérébraux, sont un peu plus grosses que les précédentes’ et quelquefoiswariqueuses ; que les fibres du nerf olfaetif et du nerf optique, très petites aussi, sont aelqhethts variqueuses ; ‘que les fibres de la moelle rachidienne, généralement plus grosses que tOutes. les précé= dentes, sont variqueuses aussi, | tandis que celles des nerfs encéphaliques, autres que l'optique. et lolfactif (j 1e n'ai pas examiné l'anditif ), que celles © des nerfs rachidiens, plus volt: mineuses que toutes ” les précédentes, ne sont jamais variqueuses. r ‘
Pout déterminer le polgiié des ira RL je n'aurai pas recours aux mensurations publiées par mes prédécesseurs, non que je. ne les estime pas, mais parce que, dans’ une opération aussi ‘délicate outre qu'il faut être bien sûr de l'exactitude de ses instrumens (1),il est nécessaire que tou tes les observations soient faites de la même manière. J’ Te mettrai aussi un vœu à cette occasion, c’est que l’on veuille bien se servir toujours d’une mesure, uniforme, afin de rendre les dia UE comparables entre elles. A Berlin, on fait usage d’une mesure prussienne, à Londres d'une mesure anglaise, pourquoiz au lieu de cela, n’adopterait-on pas la mesure métrique? Outre que, par ce moyen, on abrégerait le travail, on préviendrait aussi les chances d'erreur qui résultent Ÿ Ja conversion d'une mesure enqune autre, car lorsqu'il s’agit, comme ici, d'objets infiniment petits, toutes les chances d’erreur sont à considérer.
Le tableau suivant indique le diamètre des fibres de l’en-
(x) Toutes mes observations microscopiques ont été faites à l’aide de l’excellent microscope de M. Charles Chevallier, ingénieur-opticien , au Palais-
Royal.
” ÿ ; a 194 à DA LUAE DES FIBRES NERVEUSES
céphale, de la moelle épinière et des nerfs de quelques poissons : j'ai dispose ce tableau suivant Je volume des fibresmer-
veuses,çen, Cor mençant par les plus ténues. à k d Diamètre des Br nb "veuses des poissons … £ à ViL RLEr “ .Millin. a” dCarpe, # Fibre du nerf olfactif...».... ‘0, 00083. Renfl® d’une "id. RS NRA Fi 0,00166 fibremariq.
Goujon. Fibre de la lame optique, LA TUQ 100166 0,0066&%. tdi dir ds Don te 000 s{d. Fibre*de la moelle épinière... 0,00581 arpe, # # Fan one à ee Se ete 0, D'TOUOEN Anguille démer. Fibre-dutrifacial. ........ .. 0,01494 td. Fibre du mot commün des yeux. 70,01494 Carpe. Fibre.du trifaçial. :. .....,.. 0,01660° Le même änimal, Fibre du même dérf… +... +0,01992 k Carpe. - Fibre du nerf here isa 0,02506 Raie bouclée, EH au ae RE 0,02822 .* Carpe. Fibre du nerf branchial....., 0 ,02988 &
} is #
di 1 y a des différences très grandes entre les fibres d’un
même nerf; à pour le nerf olfactif, par exemple, a différence’
est du double ; il ent rest, de même : pour la ioëlle € épinière. Gependant, jamais je n'ai vu l’une des fibres de la lame optique ou de du ceivelée avoir un volume approchant de celui dés fibres apparténañ taux nerfs. Les fibres derla lame optique et les fibres transverses, de Ja moellé $ sont toutes excessivement “ines et on ne les “disting gue en isolées, qu’à l'aide d’un SA à de 600 EN br j jamais, non plus, ‘elles ne $ présentent ces renflemens que M. Ehrenbere appelle: i
queux ou articulés. N 4
.Les, fibres nerveuses des HPISSQDS sont-elles” "creuses ou Slettes ? doit-on lei laisser le nom de fibres où faut-il Eur donner celui de Canaux? J'ai déjà dit que cé sont des Canaux: il faut le démontrer. Mais avant de parler des expériences
"celles qui croisent la moelle épiniéreva au- -dessous
Lu « | VAR D” j \
* 5 wù DES POISSONS. nie M 495 + Je
que j'ai faites à ce Sujet, ‘vais citer deux Vis traits, l'un de M. US A Vautre de M Langenbec Le preiier. de ces änâtomistes conclut des faits” qu'il à à découverts
#+ sur la stradtiiret dès fibres. ner uses, a w’elles: sont des véri-ftableSftubes contenant ubliquide d'u
nature particulière.
Voici le L'on en question: ic Dans : es tubes articulés du Eu de‘la moelle épi et des, Le s de la sensibilité, sé trouve un’ fluide der, parfaitement. uasparent, jamañs distinetefleffégranutaire; c est le suc nerveux, la liqueur nerveuse qui diffère dé la moelle ges nerfs, comme le chyle diffère du sang. Le suc nerveux à ] pas éncore QUE vu ou mouyerent, ge estprobable qu'il cireule, y .
GTORS les autres troncs nerveux, ne ti Fe Trmés de * tubes articulés, mais de fascicüles: exlindriques. entourés de prolongemens; fibreux ou ligamenteux etde filets vasculaires ; leuryélément consiste-en tubes cylindriques qui se continuent directement avec lés tubes jaraeules: Les tubes cylindriqués uittehnent une supstanés granuléé que lon POSE ‘faire-sortir # l'aide d’une pression convenable. » UE Et M. Langenbeck ajoute: ec est d peine si J'ai pu observer quelque chose de certain touchant la iqueur contenue dans “es tubules DEPEUR Car. elle | est transparente comme le verre. Seulement , j'ai aperçu , . dans l'intérieur de quelques tubulés, comme 4 légers nuages. Lauth (2)
a été Fa À og: car vil a distingrié dé S EE tubules une
on
putr nr Moi! aussi j'ai va des En mais jgne sa Sais pas “y sienben dehors ou en de-
; LUE pe : a FR #(1) Op. cit. Rs J 54 (2) L'institut, n° 73. (3) Op. cit.
dans des. tubes. Zn cruminant an microscope une portion de eus prise aux masses du cerveau de la carpe et serrée fortement entre deux lames ‘de verre, j'ai vu des tubes iles de l'intérieur desquets s’échappait une matière comme gélatineuse et très limpide. Cette moelle, si toutefois je | puis l'appelér ainsi, était plus ténue, que celle qui s'écoule dés tubes nerveux cylinariques, et elle confénait quelques 8 globules semblables à ceux que lon trouve aussi dans les nerfs. Je n'ai jamais rien vu de semblable dans la sBstonite médullaire de l'homme, di Buif où d'autres animaux; c'est pourquoije suis en doute sure que contiennent réellement les tubesmeryeux. Le docteur Valentin a Yu s'échapper des tubes nerveux formantla substance Cérébrale, une liqueur limpide, lactescente, et comme huileuse. » (4) Je passe à mes expériences. + | L'expérience: — Nerf musculaire du dos’! Les. fibres de ce nerf se présentent sous deux aspects .différens : les urnes sont comme granulées, elles paraissent det couleur jaune paille; les autres sont blanches. PIE die le-compresseur, ces dernières laissent écouler a matière blanche qu’elles contiennent, et se vident, soit complètement, soit en partie. Tous les points qu'a laissés la matière blanche sont d’un jaune paille et ont un aspect granulé ; toutefois leur volume reste le même qu'avant la compression.
2° expérience. — Raie. Nerf musculaire du dos. Ces fibres presque les plus grosses que j'aie vues Chez les poissons, sont bianches dans certains endroits et obscures dans dautres. Je soupçonne que lés endroits blancs sont pleins, tandis les autres sont vides. Je fais agir la vis du COMPEESSQUF etvje vois avancer les taches blanches qui sortent du tube en forme
(1) Op. cit,, p. 62.
de gouttelettes huileuses. Je comprends alors que les nerfs sont des tubes pleins d’un liquide huileux, et que les portions obscures de ces tubes doivent l’obscurité qu’elles présentent, au plissement de leurs parois; et je pense que si des nerfs,
en apparence semblables, peuvent être ou pleins ou vides de fluide nerveux, ce doit être un sujet fort intéressant pour la pathologie de rechercher à l’aide du miérôscope, quel est l’état de cestubes, dans les maladies dites nerveuses. Autourdu nerf étaient, en grand nombre, des globules huileux , semblables à ceux que j'ai dit exister dans le crâne de la carpe, et d’autres globules isolés beaucoup plus petits. Si je ne parle pas des uns et dès autres dans chacune de mes expériences, ce n’est pas qu'ils aientmanqué, mais c’estseulement pour éviter des répétilions. xtoligiel à « |
3° expérience. “a Anguille de mer. Nerf trifacial et nerf
branchial. En comprimant les fibres du nerf trifacial, je vois des corps ‘blancs s'avancer vers l'ouverture de leurs tubes nérveux, et s’amasser au dehors. Tous les tubes pleins sont blancs ; Les autres un peu sombres, mais conservant leur forme rectiligne et leur diamètre. Je vois une fibre, du nerf branchial bien distincte, parfaitement isolée, mais recourbée en‘divers sens. Sous l'influence de la compression, les globules huileux en parcourent toute la longueur, en suivent les sinuosilés jusqu'a ce qu'ils en soient sortis. Ces globules s’amassent près de orifice du tubeet ne se confondent pas les uns.dans les autles comme les globules huileux du crâne, ou-bien encore ceux de la moelle épinière. Ainsi, malgré leur apparence, ils ne sont pas simplement huileux. Dans le tube, ils n’affectent aucune forme régulière ; ils en occupent Lou jours le diamètre et bien au-delà. Ce ne sont pas, à proprement parler, des globules , mais des portions de substance molle, acte scente ct oléagineuse. st AL
L° expérience. — Carpe. Nerf branchial. Tubes, nerveux trés larges et entièrement vides ; la matière qu 'ils contenaient est comme agglutinée à leur orifice. Ils ont êté comprimés avant d'être placés sous ‘ lentille.» Ù
Résultats analogues dans tonies, les expériences pratiquées de la même manière sur r‘les nerf, QUES que d'optique et lolfactif. % ait ER # %
ra expérience. — - Anguille. Nerf que: À l’aide-du scapel on parvient facilement à diviser ce nerf en fibrilles ; en
comprimant légèrement, je vois une multitude de tubes rectilignes et pas un seul tube A à OU variquetx. Des globules huileux s ARE en grand nombre etse: réfinissent les uns aux autres. pour seconfondre en masses communes , comme font les globules huileux. "s 6° expérience. — Anguilles de mer. Nerf optique. Pas apparente. de fibres, ni réctilighes, ni articulées; la substance du nerf laisse échapper une infinité dé globe huileux. La moelle épinière: du même animal m'a Dréseité, sous le compresseur, une multitude de fibres &ruiculées. Je ferai observer ici que. l'animal n'était pas mort tout récemment comme l'anguille de: rivièresde la oi EADETIeMOE, qui KE presque vivante quand j j ai “nest son nerf optique ; ainsi. on peut attribuer le manque d'apparence fibreuse , à la dent sition commençante du nerf. La mêmeexpérience, répétée sur une autre anguille de mer; m'a donné un semblable résultat c’est-à-dire , absence de fibres. « RE, AE Fi expérience. — Goujon. Nerf optique: J y déchbaé beau-
Re"
coup de fibres rectilignes et AsIqHeR fibres articulés.
8° expérience: Carpe. Nerf optique. Tissu linéaire, dense et serré; je ne puis, avec le scapel, leSéparer en übrilles ; ; Ia compression n’y fait pas développer de fibres articulées elle donne lieu à l'écoulement de BlonH graisseux en nombre infini.
Je nai pas, à beaucoup près, rencontré constamment des fibres variqueuses, dans les nerfs optiques des’ poissons : la varicosilé est un phénomène accidentek et assez peu, important, puisqu 116 résulte, corhme‘on l’a vu plus haut du degré de consistance de «l'enveloppe de “Chaque tubulernerveux. 4 MR
ge expérience. — Carpe. Nerf olfactif. A l'œil nu, il paraît fibreux ; au microscope ,;on découvre une infinité de fibres rectiligres, et, malgré une 10EIS compression, l'apparence fibreuse persiste et quelques fibres deviennent variqueuses , ressemblant assez aux fibres en chapelet de M. Langenbeck. Il s’est échappé pendant Ja compression, des globules graisseux en très grand nombre. Cestla même carpe qui a'servi à la 8*experience et sur laquelle j'ai vainement cherché des fibres variqueuses dans'le nerf optique.
10° experience. — Moëllé* épinière. Anguille de mer, La substance blanche de cette moelle aplatie par le compresseur, présente des fibres en très grand nombre ; .de diamètre variable et ayant,.pour la plupart, de hohibrénxl renfleméns ; il ya, en outre, des taches AS” irrégulières: Cette SaBe stance délayée dans un peu d’eau, comprimée, est placée de nouveau sous la lentille ; je vois que toutes les fibres ont disparu, il ne reste plus autre chose que, des taches blanches A irrégulières. GE taches sont réellement dés débris de fibres.
11° ra — Angüille de mer. Moelle épinière” La portion que j'ékamine, prise à la surface de la moëlle , est toute fibreuse,; les fibres our diamètre variable entre de ; et variable même , quant aux différens point de l'étendue d'uné méme fibre: “elles soné, surtout les plus litiges, pourvues de renflemrens où nodosités.. | ARE C7 CRM EEE
12° experience. — Anguille de rivière. Moelle épinière. Au moment de là à compression Ja moelle à. laissé échapper "4
une quantité innombrable de globules huileux ; il est resté, presséesentre les lames de verre, des fibres Hangubnses presque toutes de volume très différent.
13° expérience. — Anguille de mer. Môellé épinière. Pendantique je comprime une petite portion de cet organe, je vois se former un renflement le long. dune fibre raillée ; ce renflement augmente peu-à-peu de‘volume et se détache de la fibre. C'est une substance lactescente, huileuse, analogue à à celle” que l’on trouve dansiles fibres pourvues de néfrilème , analogue à ces innombrables "nubécules blanchätres que l'on YOi toutes les fois qu on a écrasé quelques fibres nerveuses.
1u° expérience. — Goujon. Les, fibres. du cervelet, celles, pau croisent la moelle au niveau du cervelet et des ganelions cérébraux postérieurs, celles qui forment Vadmirable lascis que l’on découvre dans les lames optiques, ne sont pas articulées ; quelque pression que je leur fasse subir, je ne réussis pas à y faire naïître la moindre nodosité, et cela nonseulement dans l'expérience dont j je parle ici, mais dans un grand nombre d’autres, entreprises soit sur des goujons, soit sur des ablettes, des anguilles, des capes, elc.”
Résute- t-il de ces expériences! que les fibres nerveuses soient canaliculées ?à ? ,
1° Pour les fibres des nerfs ;) tte est pos de doute ; on voit la Matière homogèné qui les remplit en être expulsée par. la compression , et couler dans ces fibres, absolument comme un liquide dans un canal®
ER Pour les fibres dépourvies de névrilème cela. est moins évident, mais cela est également vrais Le fluide qui les remplit, s’il.est tout-à-fait huileux, s'écoule après. que leurs parois ont été déchirées par la compression. Pleines, ces fibres sont bien distinctes parce qu’elles.se trouvenñt distendues ; vides et déchirées , elleS perdent jusqu'à leur appa-
de
rence fibreuse, en raison de la ténuitéde la membrane.quüi les
forme. Lorsque le fluide qui les remplit à un,peu de consis-
tance, alors l'apparence fibreuse‘persiste'et lorsque leurs pa-
rois se déchirent’, c’est pour donner passage au fluide-lactes- | cent, à Ià substance grasse qu'elles contiennent. La substance
blanche contènue dans les fibres dites variqueuses et dans le
fibres 5 20 est tout-X-fait la même; l'observation la plus
‘attentive n A fait pas apercevoir de différence. “,"
30 Pour les fibres de la commissure diffuse du cervelet, dés ganglions postérieurs; pour les fibres de la lame optique et la plupart de’celles que l’on trouve dans lencéphale des pois-: sons, j'ignore complètement si elles contiennent ou non quelque liquide. Elles sont si ténues qu'avec un grossissement de 600 diamètres , je n'ai pu que les voir, et. non les étudier’suffisimment. Un grosSissement plus considérable me les a montrées plus élargies, mais tellement obscures ,: que mes yeux se fatiguaient inutilement à les observer.
Sur quelques points je suis d'accord, sur d’autres j je diffère d'opinion avec MM. Ehrénberg et Langenbeck.
J'admets avec M. Ebrenbérg que les fibres nerveuses dés poissons sont Canaliculées , etje dis qu’elles contiennent un fluide dense et transparent. M. Ehrenberg veut que le liquide soit différent danS les nerfs et dans les tubes de Ia moelle et de l’encéphale ; en cela , je né pense pas comme lui. La liqueur que j'ai trouvée dans les tubes nerveux de l'encéphale , de lamoelle épinière êt des nerfs des poissons , est parfaitement s semblable partout. 1] attribue au procédé employé par M. Ehrenberg y les dilatätions qu'ila décrites comme servant à caractériser un Grdrpar HuLier de fibres nerveuses.
Jai vu, ainsi que M. Langenbeck, n une matière d'apparence gélatinieuse s'échapper des tübes nerveux de la carpe ; j'en ai conclu que ce sont. bien des tubes'et n'eussé-jé rien vu de sem-
LA
blable “dans la substance médullaire de l'homme, du bœuf etd'autres animaux, | jene croiraispas devoir renoncer à cette Opinion, comm paraît | être tenté de le faire, | M..Langenbeck.
ae
En effet , que faut-il Hot que le liquide nerveux puisse: s EL couler dés nerfs de la carpe, et qu’il ne s'écoule pas de‘la même manière des nérfs de l'homme où du bœuf ? Il faut que, M:
‘la carpé, nu ait peu de cohésion, et que chez l'homme ou Je bœuf, il soit dense. C'est précisément ce qui à lieu: le liquide nerveux de la carpe se comporte presque comme Ai l'huile; il n’en est pas ainsi chez les haut-vertébrés. Les fibres dsvelsés des poissons sont donc de véritables tubes et S'il reste quelque . doute à cet égard, cestr relativement aux.fibres transverses et
à celles qui se Run, dans l'intérieur des SAgHOnS cépha-
liques. »*, F Al Ée :
Je dois, en terminant, faire. remarquer qu'il existe une notable différence entre Ja matière contenue dans les, tubes. herveux des vertébrés et celle des invertébrés ; Chez ces der-
niers, la matière nerveuse Consiste en un lfquide Séreux dans |
lequel se trouvent des globules ; chez les autres, C’est une.
substance homogène, blanche et qui, chez les poissons, a la
consistance d’une huile un peutépaisse. @œ *. . * # ; ii : " ‘é N ‘OM nu” | * ee” ; e .
RÉSUMÉ
1. La moelle épinière des poissons est formée de fibres nerveuses.1ong gitudinales, de granülations et de Vie 0 sanguins. : y
2. Des gr: HAtOnS composent la Libé grise, | des fibres ÉHApUSNt là substance blanche. th 3. Toutes les fibres nerveuses, celles des nerfs, comme
celles de la moelle épinière et de l'encéphale, Sent réc-
ru
DES POISSONS. 205 tilignes ; ilem’existe pas réellement de fibres noueuses où articulées. k d
h. Il ya la plus grande analogie ; malgré Yaphréice M contraire, entre la moelle épinière divisée mu poisson-luné ét de la baudrpie, et la moelle‘épinière ‘fasciculée, dés autres poissons. ” « 4
5. Les fibres nerveuses de la moelle épinière se continuent diréctement du faisceau fulcral de cêtté moelle dans lés nerfs. qui en émanent; du côté spinal, il y a chez la carpé entre les fibres des nerfs et les fibres de la moelle, l'intermédiaire d’un ganglion. + tu D