__ DESCRIPTION DE L'ENCÉPHALE
semble rester complètement étrangère à la production des nerfs; au moins, n'en fournit-elle aucun- d’une manière directe. ne NN
ÿ. | Pal: El Encéphale.
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Les'parties principales dont se compose l’encéphale des reptiles sont le cerveau, les‘ lobes optiques, le cervelet; les partiessecondaires sont les ventricules, le corps calleux, les commissures antérieure, postérieure et inférieure, le corps strié, la couche optique, l'éxfundibhulum, Vaqueduc de Sylvius, la commissure diffuse du cervelet, le noyau gris inférieur, la tige pituitaire, la glande pinéale, et l'origine des nerfs encéphaliques.
1° Lobes cérébraux. Dans tous les reptiles, le cerveau l'emporte en volume sur les autres ganglions céphaliques ; il est allongé, pyriforme; sa'grosse extrémité, tournée en arrière, se prolonge dans presque tous les reptiles, jusqu'aux lobes optiques ; sa petite extrémité se termine en avant par un prolongement creusé d’un canal (A); et qui, après s'être un peu renflé, fournit les nerfs olfactifs. Lorsque l’on écarte le lobe cérébral du côté droit de celui du côté gauche, on les trouve distincts et séparés lun de l’autre dans les trois quarts antérieurs : dans lé quart postérieur, ils sont réunis au moyen d’une commissure analogue pour l’aspect, à la commissure molle des couches optiques du cerveau de l’homme. La surface en est lisse ; cependänt, au côté externerde ces lobe, on voit, chez la tortué, par exemple, une légère dépression qui est là comme un rudiment de la scissure de Syÿlvius, et que parcourt une branche artérielle venant de la carotide, La
() V: pli M, les nerfs olfactifs de la grenouille.
couleur de la substance des lobes cérébraux est d’un gris blanchätre; celle de la commissure placée entre ces d9bes, a la même apparence. ;
Si l’on incise Les lobes cérébtaus on les trouvé creux, et la surface intérne.en est parsemée de vaisseaux sanguins. Les parois en sont minces, excepté cependant vers la partie ex= terne et inférieure, où elles présentent un petit renflement ganglionaire, analogue au corps strié: Châque lobe cérébral est comme implanté sur l’extrémité À re du prolôongemént fulcral de la moelle épinière. *
Chez quelques reptiles, le crapaud et la grenouille , par exemple , il existe en avant du lobe cérébral, un petit ganglion olfactif qui se continue directement avec le prolongement creux dont l'extrémité antérieure, ordinairement un peu renflée, fournit les filets nerveux olfactifs.
20® Lobés optiques. Ces lobes situés en arrière des précédens, sont arrondis , pyriformes et parfaitement blancs. Leur volume; contrairement à ce qui à lieu dans tous les poissons osseux, est constamment moindre que celui du cerveau, quelquefois de la moitié, quelquefois du quart. Ils sont implantés sur les prolongemens antérieurs de la moelle épinière, et réunis, celui de droite avec celui de gauche, par une espèce de raphé plus marqué en arrière qu’en avant, Deux racines d’un même nerf, du nerfoptique, se voient à sa surface, l'une en dedans et en haut, l'autre en dehors «et en bas : c’est une disposition tout-à-fait analogue à celle que j'ai décrite chez les poissons. Incisés, les lobes optiques présentent comme les lobes cérébraux , une cavité,; la cavité du lobe droit communique avec celle du lobe gauche; une dépression qui rappelle la voûte àtrois piliers, les distingue l’une de l’autre, plutôt qu’elle ne les sépare. La surface interne du lobe , ou pour parler plus exactement , de la lame optique,
228 DESCRIPTION DE L'ENCÉPHALE est parsemée d’un: nombre ‘infini. de vaisseaux sanguins. 3° Cervelet: Cet organe esb Join d'être semblable chez tous les reptiles. Il consiste en une simple lamelle placée en travers du quatrième ventricule chez le crapaud, lagrenouille, le. lézard, ‘Ja salamandre terrestre , la couleuvre, le menobranchus, V'amphisbène ; il forme au contraire chez la tortue une. masse globuleuse égale et même supérieure en volume à l'un des lobes optiques. D’après M.Mayer, de Bonn (1), le menopoma , malgré-sa grande similitude d'organisation avec les salamandres, a un cervelet différent de celui de la plupart des autres reptiles et fort semblable, quant à la forme , au cervelet allongé de la morue et du rouget : suivant Desmoulins , le crocodile serait dans le même cas. & Fentricules. Les prolongemens olfactifs sont creux chez tous les reptiles; les lobes cérébraux le sont également ; les lobes optiques sont. creux et communiquent celui du côté droit avec celui du côté gauche ;'entre euxetun peu en avant, se trouve une portion du troisième ventricule , l'infundibulum, eten arrière, l'ouverture de. l’aqueduc de Sylvius qui conduit dans le quatrième ventricule. Chez certains repiles, le quatrième ventricule présente des tubercules amalogues aux tubercules de là moelle ‘allongée “des poissons ; c’est ce qu'ôn remarque chez Je crocodile. | » 5° Corps calleux.Je note ici l'existence de cette commissure, parce que l'étude : de la” structure de. l’encéphale: des poissons m'a! révélé ds existence et que Sion ne l’aper- "çoit pas à l'œil nu et comme partie distincte de l’encéphale des repuiles , on peut au moins la présumer. Tout-à-l'heure, je prouverai qu’ ‘elle existe réellement, et j'indiquerai le lieu où il faut: là Chercher. Jap | j
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(x) Voyez l'ouvrage cité, ple vrr, fig. 5,
6° Commissure antérieure. Elle est placée un peu er arrière du lobe cérébral, à l’extrémité antérieure de l’énfu ndibulum.
7° Commissure postérieure. En arrière de l’infundibulum, au-dessus de l’aqueduc de Sylvius.
8° Commissure inférieure. Elle prend naissance, chez les poissons, dans les tubercules inférieurs. Au lieu de tubercules inférieurs, on ne trouve , chez les reptiles , qu'un petit noyau gris, à peine saillant, situé en arrière de l'endroit où se croisent les nerfs optiques. C’est des parties latérales du noyau dont il s’agit, que naît la commissure inférieure que l'on distingue très bien, notamment chez la couleuvre, du chiasma des nerfs optiques.
99 Commissure diffuse. Quand on a enlevé le cervelet et ouvert l’aqueduc deSylvius, on voit les faisceaux de la moelle épinière se prolonger sous les ganglions cérébraux, sans se confondre, ni passer d’un côté à l’autre : et, en travers de ces faisceaux , on voit de très nombreuses fibres médullaires, analogues à celles qui chez l’homme, traversent ce qu'on appelle le bulbe rachidien.
10° Corps strie. Cest un petit renflement gris que l’on découvre en ouvrant le ventricule cérébral dont j'ai parlé plus haut. |
11° Couche optique. M. Carus décrit comme telle une petite portion de substance médullaire placée sur.les pédoncules cérébraux du crocodile, entre ces pédoncules et les lobes optiques. Je n’ai pas eu l’occasion de disséquer le système nerveux du crocodile, je ne puis, par conséquent juger la valeur de cette détermination faite par M. Carus ; les reptiles que j'ai examinés m'ont présenté un tubercule si peu développé que je m'abstiendrai d'émettre une opinion sur ce sujet. Cependant, je dois ajouter que l'opinion
230 DESCRIPTION DES NERFS ENCÉPHALIQUES de Bojanus s'accorde en cela avec celle de M. Carus. Bojanus admet que la très petite saillie de substanceblanche que l’on voit en dehors de l'ienfundibulum, chez la tortue d'Europe , est un indice de la couchewptique. |
Quant aux: autres parties secondaires de l’encéphale des reptiles, telles que l’énfundibulum, laqueduc de Sylvius, le noyau gris inférieur, ce que j'en ai dit suffit à leur description; et pour ce qui concerne le corps pituitaire et Ja°el nde pineale, il me suffit de noter leur existence \ghez tous les repüiles.
Les analogues des corps quadrijumeaux ne se rencontrent dans aucun reptile : Bojanus , en parlant du nerf de la troisième paire, ou moteur commun des yeux, dit, à la vérité, que la racine de ce nerf est entre le cervelet et les tubercules quadrijumeaux , mais par tubercules quadrijumeaux LE cntend les lobes apHques.